boulerecit.jpgMon intention ici n’est pas de publier le journal de bord du tournage, vous le lirez sur le site web que France 5 mettra en ligne dans quelques semaines, avant la diffusion du premier épisode de cette nouvelle série, Carnets d’Expédition. Non, ici je raconte ma vision de ce tournage, mes impressions personnelles, mon vécu. J’ai réussi à trouver une connexion Wifi ce matin, à l’hôtel, mais juste avant le départ, quelques minutes volées à mon petit déjeuner. Et pas eu le temps d’insérer de photos dans l’article que j’ai publié, alors je les insère aujourd’hui.

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Trois jours vite passés en Guadeloupe : plongée, plongée, plongée. Avec un but unique. Et vous savez quoi ? Nous les avons ces prises de vue exceptionnelles !!!… René Heuzey, notre cameraman sous-marin (assisté de Jeremy Simonnot) a plongé, encore et encore, sur des durées parfois presque furtives, pour filmer l’Homme face à… Allez, je ne peux pas encore en parler. Je dois garder l’exclusivité pour l’instant. En attendant, je peux vous confier que nous en avons vu des dauphins, encore et encore. Voici d’ailleurs une photo volée de nos amis qui jouaient autour du catamaran lancé à fond.

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Et puis une plongée intéressante sur le site de la Pointe aux Carangues, devant les îlets Pigeon (photo). Il faudra que je vous reparle de cette plongée plus précisément, ainsi que du centre des Heures Saines qui nous a accueillis et guidés : nous sommes en général toujours bien accueillis par les centres de plongée dans le monde, et plus spécifiquement dans les centres francophones bien sûr. Mais eux ont l’art et la manière de vous aider sans vous culpabiliser, d’être disponibles et parfaitement capables d’assurer votre sécurité en prime. Alors s’ils me lisent aujourd’hui, je tiens à ce que Anne-Sophie (capitaine experte d’un catamaran à moteur), Flavien, Loreann et Franck (moniteurs de plongée) soient remerciés de leur bonne volonté et de leur expérience.

Nous sommes le 25 mars donc, il est 18:10 et il fait encore 28° sur la Dominique, île des Caraïbes située à 2 heures de ferry exprès de la Guadeloupe. Ferry que nous avons pris ce matin. L’Express des Îles, confortable. Mais pour rien au monde je ne le prendrais par gros temps !… Sur une mer d’huile, comme ce matin, nous étions 4 sur 7 à être limite nauséeux, et même nos sous-marins, c’est dire ! Quand les plongeurs admettent qu’il était temps qu’on arrive, c’est que le mal de mer n’était pas loin.

Interruption de rédaction… En tournage, on court après le temps et je reprends donc mon récit trois jours plus tard.

Dominique, île des Caraïbes réputée pour son authenticité. Comprenez le manque de tourisme essentiellement, et donc le manque de déprédations par l’homme. Imaginez une île vierge, mais montagneuse, aux arêtes incisives, un cratère géant immergé sur sa côte sud-ouest qui peut atteindre les 800 mètres de profondeur : on dit que des calmars géants pourraient bien y constituer le déjeuner des cachalots qu’on rencontre ici… Visualisez une nature exubérante, des palmiers, manguiers, badamiers, cocotiers, arbres à pomme-cythère, et des pamplemoussiers à foison : le jus de pamplemousses est ici aussi facile à obtenir que la bière locale. Oubliez le Coca Light, vous n’en trouverez pas. Parce que la Dominique est une république jeune, récente, et qu’elle n’a pas encore eu le temps, ni les moyens financiers, de développer le tourisme outrancier des îles qui l’entourent.

Sur la Dominique, vous pourrez aussi rencontrer les derniers Indiens Carib, premiers habitants de l’île bien avant la colonisation qui a tué ceux qui étaient arrivés du Venezuela sur des embarcations de fortune. Si vous avez les contacts nécessaires, vous pourrez dormir dans l’un des sept villages dont ils ont obtenu qu’ils deviennent un territoire sur l’île, villages dirigés par un chef qui veille à la croissance de ces habitants mais aussi à l’environnement et à la survivance des traditions et de la coutume. Prudents, les Indiens Carib vous accueilleront pourtant avec une grande gentillesse, si vous êtes présenté par le chef.

Nous n’aurons pas de chance pendant les 2 jours que nous passerons ici : le temps, s’il reste très chaud, est humide mais couvert. Pas de belle lumière qui ferait exploser les couleurs des arbustes en fleurs : buissons d’allamandas citron et pourpre, fleurs de gingembre à foison, liane aurore, crotons sur un mètre de haut,… Une île fleurie, luxuriante. Avec des plongées littéralement splendides ! Ceux qui connaissent les plongées de Guadeloupe ou Martinique n’ont encore rien vu : nos plongeurs (et je suis d’accord) ont déclaré qu’ils ont fait ici leurs plus belles plongées Caraïbes. Je vous en reparlerai.

Et nous sommes déjà le 28 mars au matin… Nous avons, pour notre plus grand bonheur, passé la nuit dans un petit hôtel de charme dont je vous reparlerai sans aucun doute tant il est parfois important pour nous de retrouver un minimum de confort pour affronter en forme le reste du temps de tournage.

Il est 8:24 et je dois encore répondre à quelques emails donc pas le temps de raconter davantage pour l’instant. Nous quittons la Dominique ce matin pour Miami, avec une escale obligatoire à Porto Rico. Demain, ce sera une journée de tournage à Miami Beach, puis nous embarquerons pour 4 jours…Pour quelle destination ?… Vous le saurez dès que je trouverai une nouvelle connexion !

Mais pour l’instant je file refaire mes bagages, comme les 6 autres personnes qui constituent l’équipe cette fois-ci : pour embarquer sur les vols des compagnies américaines, nous avons des contingences sévères auxquelles nous ne pouvons pas échapper ! Quelle galère !

Ne m’en veuillez pas, pas le temps de relire mon texte, je corrigerai au retour.

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