boulerecit.jpgOui, je sais, le premier nom est tout bonnement imprononçable… Et j’avoue l’avoir inscrit exprès parce que je suis sûre que certains d’entre vous tenteront de le prononcer… Et d’ailleurs il faut prononcer « hetlir » et non « hellir« , ce qui signifie « grotte » en islandais, et donc en viking puisque la langue d’origine est précieusement conservée par les Islandais. Autant le français a évolué au cours des siècles, autant les Islandais protègent farouchement leur langue au point de débattre de longues semaines au Congrès sur la traduction d’un terme technique pourtant entériné au gré de la mondialisation. Par exemple, des piles se traduiraient par « qui apporte l’énergie »…

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Mais revenons à notre grotte. Elle s’est créée naturellement à l’intérieur d’un tunnel de lave quelques centaines d’années auparavant au cours de l’éruption d’un volcan et le sol, depuis, est jonché d’énormes blocs qui tombent régulièrement du plafond ou des parois. Une grotte dans laquelle nous sommes restés plus de trois heures et qui nous a posé quelques difficultés : il a fallu marcher, grimper, escalader, contourner, ces blocs rocheux dans une quasi obscurité en dehors de nos petites lampes spéléo fixées sur nos casques de protection. Ajoutez à cela une humidité permanente, comme dans toutes les grottes du monde, humidité accrue par les grosses gouttes de pluie qui filtrent du plafond en permanence et qui s’écrasent une à une sur votre nez, ou mieux, dans l’œil juste au moment où vous êtes en train de réaliser le cadrage de votre vie ! N’oublions pas la buée qui se forme systématiquement sur l’objectif de la caméra mais aussi sur celui de mon appareil photo. Les grottes = le bonheur des photographes !…

Après ces efforts physiques importants, et quelques chutes et glissades pour certains d’entre nous mais sans dommages, nous avons tourné deux ou trois séquences sous la seule éclaircie que nous ayons eu depuis trois jours ! Patrick a stoppé net la voiture, est descendu en catastrophe tout en distribuant les consignes à la volée puis est monté sur une butte pour avoir le panorama ci-dessous :

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Le vert que vous voyez ne peut être attribué qu’aux mousses épaisses qui ont déjà quelques centaines d’années. Impressionnant quand on y songe, et surtout lorsqu’on les foule aux pieds.

Ensuite nous avons mis le cap sur la minuscule baie de Gardur, à quarante minutes au Sud de Reykjavik pour retrouver nos plongeurs qui avaient déjà testé les 10° de la mer ce matin et qui ont recommencé cet après-midi avec l’Homme. Un endroit presque hideux, défiguré par les quais et l’entrepôt d’une usine de poissons séchés, ce qui laisse un charmant parfum au vent glacial qui nous fait frissonner. Sous l’eau, une visibilité de trois mètres à peine, un fond de sable, des soles turbots à foison, des étoiles de mer blanches et quelques algues (voir photo en tête d’article). Plongée décevante dans l’Atlantique Nord pour René, Aldo et Francis.

Ci-dessous, René et Aldo en grande tenue. Puis un coquillage (il est presque banal mais quand vous songerez que je l’ai trouvé sur une plage de l’Atlantique Nord dans un endroit improbable, vous lui trouverez plus de valeur !… ;-).

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Et ce sera tout pour ce soir, parce que je dois encore rédiger l’article pour le blog de France 5 et que mes yeux se ferment déjà tout seuls. Il est 23:50 ici et demain nous partons très tôt pour nous rendre sur un glacier qui abrite une somptueuse grotte de glace que notre équipe doit explorer. Au programme : moto-neige, descente en rappel et trek sur la glace…

Je vous souhaite un excellent week-end !

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