boulerecit.jpgLes corbeaux, oiseaux respectés par les Vikings, croassent chacun leur tour, renforçant l’aspect lugubre de cette toundra qui offre quelques tapis de myrtilles aigrelettes. Alors que je souhaite prendre un peu d’avance sur l’équipe qui se prépare à quelques centaines de mètres du site de plongée, je me perds trois fois de suite : de timides chemins à peine esquissés entre lave solidifiée, roches volcaniques, ruisselets et tapis de mousses rebondis (mais traîtres) m’induisent en erreur et m’éloignent systématiquement. Chaque fois que j’emprunte l’un d’eux, j’aboutis à proximité du site mais face à une crevasse infranchissable, n’autorisant aucun accès direct et je dois rebrousser demain et chercher ailleurs… Pas simple de se promener sur la toundra au sol irrégulier quand on n’est pas Islandais.

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A une cinquantaine de mètres de là un jeune couple pose devant l’appareil photo d’un ami : la jeune femme porte une épaisse robe de mariée en tissu de laine. Pas de grand décolleté ou de voile arachnéen mais une paire de collants de laine noire sous la robe longue ivoire. Talons plats et un petit bouquet de fleurs sauvages. Un autre style, mais rafraîchissant !

En attendant un autre récit ce soir, je vous invite à faire connaissance avec nos plongeurs qui ont réalisé hier (voir le blog de France 5) une plongée réfrigérante dans le lac que vous apercevez derrière eux, dans une eau à 2°. De gauche à droite : Aldo Ferrucci, Francis Le Guen, René Heuzey. Profitez bien de l’image de René en combinaison étanche, Marseillais de coeur depuis plus de 35 ans, celui-ci ne plonge dans l’eau froide qu’à reculons et c’est la toute première fois que je le vois s’immerger dans une eau très, très froide. Un équipement insuffisant le fera d’ailleurs souffrir très fort en sortant de plongée : ses gants étanches ne l’ont pas protégé totalement du froid hier et lorsqu’il sort, nous devons lui frotter les doigts écarlates et raidis, le temps que le sang reprenne sa course jusqu’au bout de ses phalanges. Un épisode particulièrement douloureux pour lui, inquiétant pour nous. Nous avons stoppé ses tremblements convulsifs en lui mettant d’autorité entre les mains un gobelet de thé brulant et très sucré, un truc infaillible que m’avait transmis un jour sur l’île Maurice un Anglais aguerri aux eaux froides.

Et n’oublions pas le détendeur de l’Homme qui a gelé en fin de plongée, après 55 minutes d’immersion… Lisez donc mon récit d’hier sur le blog de France 5…

Je file, un archéologue vient d’arriver et nous partons pour l’Est… A ce soir !

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