En avion avec XL AirwaysAéroport international de Roissy Charles-de-Gaulle 2A. En poussant mon chariot à bagages dans ce terminal plutôt calme en ce milieu d’après-midi je m’efforce pourtant de ne pas heurter une poignée d’enfants indisciplinés qui errent dans le hall immense. Nez en l’air, je cherche l’affichage de mon vol sur le tableau pour repérer le comptoir d’enregistrement. Vol XL Airways à destination de Malé, capitale des Maldives : comptoir A1, au bout à droite du terminal. Demi-tour, et je recroise la floppée de gamins qui se chamaillent et courent en tous sens. Où sont les parents ?… Quatre couples patientent devant moi lorsque j’arrive à 15:55 devant le comptoir d’enregistrement où procèdent trois hôtesses qui ont l’air détendu. Cinq minutes plus tard je tends mon passeport et je dépose mes sacs sur le tapis roulant.

La pesée des bagages est toujours le premier petit moment fort de mes voyages : demandez à n’importe quel plongeur, et pire à n’importe quel photographe pro, et vous comprendrez. A l’heure où les compagnies low-cost (à tarif hyper-réduit) n’acceptent que 15 kg de bagages par personne pour les vols en dehors de l’Europe, quand certaines compagnies américaines commencent même à faire payer le kilo de bagage supplémentaire au-dessus de 10 kg une petite fortune en dollars, quand vous partez sur une destination plongée sous-marine et que vous avez la tare supplémentaire de vous encombrer de matériel photographique, tous les efforts et les privations que vous avez fait chez vous en triant soigneusement l’indispensable du superflu avant de fermer votre sac de voyage se rappellent à votre bon souvenir au moment de poser vos sacs sur le tapis roulant de l’impitoyable hôtesse qui s’apprête à vous dire : « vous êtes en surcroît de bagages, il faut vous rendre au comptoir XYZ et payer la taxe de supplément« . Habituellement ce comptoir est situé à l’autre bout du terminal et cela vous arrive toujours un jour de rush dans un aéroport bondé et vous n’avez pas d’autre solution immédiate que de courir sans prendre le temps de réfléchir pour payer.

Le pire que j’aie jamais accepté ?… 80 kg d’excédent de bagages !

Je partais m’installer pour quelques années dans l’océan indien, et si j’avais joyeusement laissé derrière moi tailleurs sexy et talons hauts, j’emportais malgré tout quelques livres et menues bricoles qui devaient permettre ma survie au quotidien. Je m’attendais à un surcroît de bagages, je l’avais même inclus dans mon budget. J’ai payé. Et trois heures plus tard, en survolant la Méditerranée vers l’île Maurice, j’ai réalisé qu’à ce tarif j’aurais mieux d’acheter immédiatement un billet d’avion pour ma mère qui m’avait accompagnée à l’aéroport, je l’aurais catapulté « plongeuse » et elle aurait pu s’offrir quelques jours à Maurice en me faisant faire malgré tout une belle économie puisqu’elle aurait eu droit, comme moi sur Air Mauritius, à 40 kg de bagages…

Quoiqu’il en soit, en ce 29 avril 2009 je ne suis guère inquiète : j’ai droit à 20 kg de bagages et la compagnie XL Airways m’autorise 15 kg supplémentaire sur présentation d’une carte d’affiliation à une école de plongée (carte FFESSM, PADI,…). Les chiffres digitaux d’une couleur digne d’un écran PC des premières années défilent au-dessus du tapis roulant : 16,3 kg pour mon sac personnel (dans lequel j’ai déjà glissé quelques accessoires de poids et mon pied photo). Mon sac plongée lui affiche 18 kg, pourtant je n’ai emporté que du léger puisque je vais plonger en eaux chaudes. Mais comment font les autres plongeurs ?!… J’ai un petit pincement d’inquiétude lorsqu’on me demande de peser également le sac à dos que je déclare « bagage à main », astuce qui me permet de charrier lors de tous mes déplacements matériel photo et ordinateur : glurps, 14 kg. Et pourtant j’ai fait léger !…

Mais l’hôtesse décidément charmante ne sourcille pas et me tend l’étiquette « bagage cabine » à fixer sur la poignée de mon sac à dos. Mieux, elle m’annonce que le vol est prévu à l’heure. J’ai donc le temps de vaquer à mon loisir favori, dès que j’aurai passé les formalités de présentation de passeport puis du scanner des bagages à mains : errer dans les librairies d’aéroport où je déniche la presse internationale et celle plus spécifique au tourisme que l’on ne trouve pas forcément dans les librairies de quartier. Il ne me faut que sept minutes pour passer les formalités de douane et mon sac à dos au scanner, exceptionnel ! Pensez à acheter vos magazines dans la librairie située juste à gauche des scans, sinon il vous faudra monter un escalier puis en redescendre un autre pour y retourner. La salle d’embarquement A49 est située à l’écart mais au calme, devant un magasin d’accessoires son que j’ai le temps d’explorer tranquillement. C’est donc le sourire aux lèvres que je me présente à l’embarquement dès que l’hôtesse invite les passagers avec enfants à se présenter en porte…

Avion XL Airways, sièges en classe Economique

Je tends ma carte d’embarquement, l’hôtesse la glisse dans la borne électronique, et ma carte ressort éjectée telle une maladie honteuse pour avoir le temps d’atterrir dans une main habile qui se fige tandis qu’un bip hideux se fait entendre. Bien ma chance !… Je me demande déjà quel est le problème quand un charmant monsieur aux yeux vifs récupère ma carte d’embarquement et me fait signe de le suivre vers l’écran d’ordinateur qu’il consulte déjà. Mes bagages ?… J’ai pourtant bien ôté les batteries en tous genres, et je n’ai pas de piles dans mon phare de plongée. Souriant, l’homme en uniforme qui ferait craquer une midinette griffonne un petit paraphe sur ma carte d’embarquement et me la tend en souriant : « nous avons le plaisir de vous offrir le trajet en classe Galaxie, ainsi vous pourrez mieux profiter des services de notre compagnie XL Airways« .

Waouh !… Je me jetterais bien à son cou !…

Comme à mon habitude, je n’ai dormi que deux ou trois heures la nuit précédente puisque j’ai réglé un tas de dossiers avant le départ. Et je n’aurais pas rêvé d’un voyage en classe affaires sur un long trajet comme celui-ci. Je m’éloigne dans le couloir qui mène à l’avion en marchant sur des plumes de duvet d’oie tant je me sens légère tout à coup ! Mon sac à dos ne tire plus sur mes épaules, et je tends ma carte d’embarquement à l’hôtesse qui fait un pas de côté : « bienvenue à bord de XL Airways Madame, je vous souhaite un agréable vol sur notre classe Galaxie« . Sans un regard coupable vers les autres passagers qui, eux, bifurquent à droite, je la remercie d’un sourire que j’aurais voulu moins radieux, plus blasé, et je suis accueillie par une autre hôtesse qui me mène vers mon siège : 1A, premier rang, avec deux hublots. Le rêve…

En réalité ce genre d’anecdote m’est arrivé plusieurs fois au cours des vingt dernières années, et toujours lorsque je voyageais seule. Je n’ai jamais eu les moyens de m’offrir un voyage en classe Affaires (qui est différente, bien sûr, de la Première classe qui existe encore sur quelques compagnies). Mais au gré du hasard et de mes dates de vol, j’ai eu l’heureuse surprise d’être surclassée de classe Economique en classe Affaires lorsque :

  • la compagnie aérienne avait effectué un surbooking (procédé peu scrupuleux qui consiste à vendre plus de billets d’avion qu’il n’existe de sièges) et cela arrive plus fréquemment qu’on ne l’imagine,
  • un passager voulait prendre mon siège situé à côté de celui de son épouse dont il était, par malchance, séparé de plusieurs rangs,
  • j’accompagnais une passagère amie qui voyageait elle en classe Affaires et qui avait l’une de ces fameuses cartes magiques prouvant qu’elle effectuait sur cette compagnie un grand nombre de vols par an.

J’ai ainsi été surclassée en classe Affaires deux fois par Air France, et notamment sur un vol San Francisco / Paris, vol très long que j’ai donc particulièrement apprécié. Pour ces deux fois-là, je voyageais seule en classe Eco et j’étais donc facile à « déplacer » pour céder la place à des passagers supplémentaires. J’ai eu droit également à une gratification de ce genre sur un vol Paris / Martinique, un jour de grève d’aéroport et tandis que des passagers en colère fulminaient contre un surbooking sur ce vol, je ne me souviens plus du nom de la compagnie. Une autre fois une passagère en Eco insistait pour s’asseoir à côté de son amie située bien plus à l’avant de l’appareil, et pour cela il fallait que je cède le siège hublot que j’avais pris soin de réserver bien avant mon départ, chose que je fais toujours sur des vols longue distance : au moins je peux me tourner vers le hublot pour tenter de dormir un peu et je profite toujours du lever du soleil. L’hôtesse qui me demandait si j’accepterais un autre siège a senti mon désappointement puisque j’étais partagée entre le sentiment de compréhension vis-à-vis de deux amies qui rêvaient de voyager ensemble sur un long trajet et la déception de devoir m’installer sur l’autre siège coincé au beau milieu d’une travée centrale. Mais comme la passagère mal lotie montrait quelque signe d’impatience devant mon hésitation (qui me semble tout de même légitime), l’hôtesse a tranché : « laissez-moi quelques instants mesdames, je reviens de suite vers vous« . Elle s’est éloignée, a sans doute évoqué ce problème avec sa chef de cabine, puis elle est effectivement revenue vers nous. Entre-temps je m’étais décidée à laisser mon siège de toutes façons en me résignant à passer un vol dans des conditions moins agréables que prévu.

L’autre passagère d’une cinquantaine d’années, apprêtée comme pour un thé mondain, a interpellé l’hôtesse immédiatement : « vous avez trouvé une autre place pour elle ? ». Elle, c’était mes 30 ans tout neufs qui devaient à ses yeux peser moins lourd dans la balance de l’égalité entre passagers. L’hôtesse a souri avec application : « nous trouvons toujours des solutions pour satisfaire nos passagers« , et se penchant vers moi mais suffisamment fort pour que j’en rosisse d’embarras, elle a ajouté : « Mademoiselle, notre chef de cabine vous propose un siège en classe Affaires et avec un hublot pour vous permettre de mieux profiter de votre voyage« . Une petite claque à une vieille mal élevée !… Je crois que si nous l’avions osé elle et moi, nous aurions tiré la langue à cette chose sèche et poudrée qui a laissé échapper une expression déconfite.

Mais revenons au vol XL Airways du 29 avril dernier…

En classe Galaxie vous voyagez dans des conditions qui ne sont pas celles d’une classe Affaire, mais un intermédiaire entre la classe Economique (photo plus haut dans cet article) et l’Affaire (qui n’existe pas sur XL Airways, disons qu’il s’agit d’une classe Confort. Une classe où les sièges sont un peu plus larges, et où les rangées de sièges sont disposées par deux le long des hublots (pour les couples par exemple), et trois sièges seulement en travée centrale. Vous disposez de plus d’espace pour les jambes et l’inclinaison du siège permet de se détendre suffisamment pour s’assoupir (notez que les accoudoirs fixes qui séparent les sièges ne se soulèvent pas, vous ne pourrez donc pas vous allonger si les sièges étaient libres à côté de vous).

Avion XL Airways, classe Galaxie

Sur cet Airbus A330, la cabine Galaxie est située juste derrière le poste de pilotage, vous souffrez moins des turbulences si vous devez en traverser au cours du vol.

Lorsque l’hôtesse annonce la fermeture des portes de l’avion, je compte seulement six passagers pour vingt-et-un sièges disponibles en classe Galaxie. Derrière moi : personne ! Je vais pouvoir incliner mon siège autant que je le souhaite, et j’installe mes petites affaires sur le siège de droite qui va rester libre. Royal !

Pochette rafraîchissante, jus de fruits ou champagne avant le décollage, exceptionnellement j’opte pour le champagne : il s’agit d’un vol de nuit, autant dormir un maximum !

Alors que l’avion roule vers la piste, j’ai pitié du jeune steward qui effectue la démonstration des procédures de sécurité : les six passagers que nous sommes poursuivent la lecture des magazines ou de la presse qu’il vient de mettre à notre disposition, sans lui jeter un seul regard. On doit se sentir bien seul dans ces circonstances ! Le commandant de bord annonce quelques minutes de retard de décollage puisque nous ne sommes pas prioritaires. Mariah Carey vocalise doucement en musique de fond, je termine mon champagne pendant que l’hôtesse s’assure que mes magazines ne tomberont pas, je ne suis pas pressée : je pars en reportage vers une destination de rêve ! Je suis plus indulgente avec les compagnies charters sur l’exactitude des horaires de vols. Quand vous achetez un vol sur une compagnie autre que nationale, vous savez que vous prenez le risque d’un quelconque retard, et je précise que ce n’est d’ailleurs pas systématique. On sait aussi que les compagnies nationales paient à prix d’or la location de leur hub et leurs décollages sont toujours prioritaires.

Ciel bas sur Roissy, avec quelques percées de soleil qui éclaboussent les flaques d’eau sur la piste. Je note que le logo de Korean Air ressemble à celui de Pepsi…

Nous décollons avec trente-cinq minutes de retard. Le personnel naviguant nous a proposé des substituts nicotiniques destinés aux passagers fumeurs. Heureuse initiative que d’autres compagnies devraient suivre ! Ayez pitié des fumeurs qui deviennent à moitié fous au bout de deux heures de sevrage s’ils ont omis d’acheter les patchs et autres cigarettes artificielles qui leur permettent de tenir. Sous les roues de l’A330 les champs de colza trouent le paysage semi-urbain en vastes plaques de souffre. Quelques pistes d’atterrissage qui tissent une toile d’araignée, un cimetière muet, une cité de banlieue avec ses immeubles au carré, la flèche d’une église, des pavillons résidentiels façon village Playmobil, puis nous entrons dans la couche de nuages qui submergent la capitale.

Une hôtesse rappelle à l’ordre un passager qui s’est levé et ouvre déjà son coffre à bagages : l’avion est pourtant toujours en phase de décollage et le monsieur a peiné à s’extraire de son siège, les consignes de sécurité sont toujours bien lumineuses. Je suis toujours surprise par le manque de jugeotte de certains, et ce ne sont pas les passagers volant pour la première fois qui sont le plus indisciplinés !

Sept minutes après le décollage nous perçons enfin l’épais matelas de nuages et nous voici sous un soleil ruisselant sur les ailes de l’avion derrière les hublots. Epaisse couette duveteuse sous un ciel d’azur, j’aimerais y tremper le doigt pour fouetter cette meringue aux éclats de nacre sous le soleil de fin de journée.

Nous prenons encore de l’altitude même si les consignes de sécurité viennent de s’éteindre. La France rurale se marbre d’un patchwork de teintes acidulées ou mates : champs en labour ou déjà en fleurs, la campagne française déroule ses bordeaux, ocre, vert bouteille ou vert tendre, pour annoncer le printemps.

Désinfection de l’appareil avec cette bombe à gaz qui laisse un léger parfum de réglisse dans son sillage. Même si on nous assure que ce n’est pas nuisible (que découvriront-ils dans 30 ans ?), il est temps d’enfouir son nez dans l’écharpe paschmina qui protège toujours mon cou des raideurs et ma gorge d’un coup de froid du à la climatisation, parfois trop forte, des avions. Le commandant de bord présente ses excuses pour le retard au décollage (que pouvait-il y faire ?) et nous assure qu’un vent favorable devrait nous faire gagner plus de dix minutes sur la durée du temps de vol : dans 9 heures et trente-cinq minutes nous devrions atterrir à Malé, aux Maldives, avec un décalage horaire de + 3 heures par rapport à Paris. La température sera de… (je vous le dirai plus tard !!!).

L’hôtesse distribue une trousse  judicieuse d’un bleu cobalt qui plaît à mes préférences chromatiques. Au gré des compagnies aériennes on vous distribue des accessoires de voyage supposés agrémenter votre vol ou  participer à votre confort, cela va du simple écouteur à oreillettes qui blesse le pavillon de vos oreilles jusqu’à la trousse élégante signée Givenchy chez Singapore Airlines (en classe Eco, je n’ose imaginer celle de la classe Affaires) ou celle, très astucieuse que je suis en train de découvrir : premier bon point, un crochet qui permet de la suspendre, déroulée, devant vous pendant tout le voyage. De quoi y glisser en permanence crayons, bonbons, stick pour les lèvres, boucles d’oreilles, dans les petites poches filets qui l’agrémentent. Je me doute que la trousse est sans doute moins garnie en classe Eco, mais je relève sur celle de la classe Galaxie quatre mini-pochettes élastiquées qui dévoilent, comme un soir de Noël, un chausse-pieds (bien pratique après les longs vols quand il faut enfiler ses baskets…), une serviette rafraîchissante et quelques Kleenex, des bouchons d’oreille ensachés, une mini brosse à dents de voyage avec tube de dentifrice, une lime à ongles cartonnée (merci !), et dans une autre pochette filet zippée cette fois je découvre un peigne, un masque à poser sur les yeux au moment de dormir, une paire de chaussettes de voyage à semelles antidérapantes que je m’empresse de mettre de côté (j’emporte toujours avec moi celles offertes par Singapore Airlines qui me servent à chaque voyage, mais la prochaine fois j’essaierai celles de XL Airways). En tant que femme j’apprécie la lime à ongles et le tube de vrai dentifrice Colgate (je fais de la pub si je veux !) et non pas une pâte dentifrice étrange au goût indéterminé et pafois girofle qui m’incite souvent à penser : « produit indien ?…« . Non, la girofle est utilisée en dentisterie. Mais pour le dentifrice, je préfère la menthe !

En survolant Mulhouse je dois choisir mon plat chaud et j’hésite entre suprême de poulet avec farfale au curcuma et purée de haricots verts au pesto, ou tulipes de saumon avec crème de laitue et riz basmati avec carottes fines. J’opte pour le sauté de veau ciboulette avec sa purée à la graine de moutarde et sa farandole de légumes. Je fais l’impasse sur les vins proposés (deux rouges et un chablis) et je poursuis au champagne brut, servi bien frais. On me l’a toujours dit : « pas de mélange ! ». Je n’ai vraiment pas l’habitude de boire, je n’apprécie pas, mais ce vol se présente sous les meilleures augures et j’ai bien l’intention de me laisser faire.

Pour l’apéritif je suis le journal télévisé en sirotant mon jus de tomate épais, et frais comme il se doit (inutile de parler du sachet de petites saletés croustillantes et salées sur lesquelles on ne craquerait pas en temps normal et qu’on engloutit pourtant vitesse grand V dès que l’hôtesse a le dos tourné et puisque que personne n’est là pour vous culpabiliser !). Mais c’est Jean-Yves Lafesse qui accompagne mon dîner, dans une une série qui date de 2003 mais dont l’impertinence me fait toujours autant rire. L’hôtesse profite du service de l’entrée (noix de saint-Jacques et roulades de saumon fumé à l’aneth) pour me demander si je souhaite un lecteur vidéo après le dîner avec un choix de cinq films récents, et si je veux être réveillée pour le petit déjeuner. Et quand elle me sert un fondant chocolat / ananas en guise de dessert avec un sorbet poire, fraise ou cassis, je ne regrette pas d’avoir accepté le réveil pour le petit déjeuner : les petits pains aux graines de pavot qui ont accompagné le dîner me laissent envisager un réveil dans la joie et la bonne humeur.

En m’installant confortablement pour le reste de la nuit je note qu’il faudra préciser à mes lecteurs que la compagnie XL Airways est la seule actuellement à proposer des vols directs chaque semaine vers les Maldives, d’octobre à avril, un atout non négligeable lorsqu’on ne dispose que de huit jours de vacances et qu’on ne souhaite pas perdre des heures en transfert dans l’un des émirats arabes au lieu de profiter de la plage et des fonds sous-marins. Puis je range mon carnet de voyage.

Je vais finalement prêter peu d’attention au film que j’ai choisi, et quand l’hôtesse me présentera un joli coffret garni de chocolats Michel Cluizel pour me souhaiter une agréable nuit, je rangerai vidéo, écouteurs et magazines pour me concentrer sur l’oreiller et les couvertures dans lesquelles je vais m’empaqueter soigneusement : on me réveillera à 02:40 du matin (05:40 heure des Maldives), et dans le calme de cette cabine Galaxy je me dis que si je dois réserver de nouveau un vol sur XL Airways je me laisserai sans doute séduire par cette différence de prix avec la classe Eco qui justifie le sacrifice de deux ou trois restaurants parisiens pour le confort d’une nuit au-dessus des nuages…

Ce récit, de nombreux voyageurs auraient pu l’écrire, mais en apprenant ce soir au journal télévisé le nombre de Français qui n’ont jamais pris l’avion, j’ai pensé que je pourrais apporter, à ma façon, un peu de voyage dans leur vie s’ils me lisent ici. Histoire de leur faire connaître les premières heures d’un voyage, partager les premières sensations…

Voulez-vous lire le récit de mon arrivée aux Maldives et celui de ma découverte de mon hôtel, le Halaveli Resort ? Je vous invite à me retrouver tout de suite sur www.meilleurshotelsdumonde.com pour la suite de mes aventures…

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