Voyage AustralieQuand on ne dispose que de huit jours pour faire connaissance avec le sixième pays le plus grand du monde, il faut faire des choix. Bien sûr j’aurais aimé monter vers Cairns pour m’offrir une petite plongée sur la Grande Barrière de corail, mais cela signifiait trois jours minimum en comptant l’aller-retour. Et puis je n’aime pas faire les choses à demi, or la barrière mérite sans doute plus d’une plongée rapide. En restant sur Sydney je souhaitais prendre un premier contact avec la ville la plus vibrante d’Australie, mais j’ai tout de même pris le temps d’en sortir…

Blue Mountains d’Australie

Le parc des Blue Mountains avec au premier plan les formations des Three Sisters

Tant qu’à jouer les touristes à fond, j’ai sélectionné une excursion vers les Blue Mountains, un massif montagneux qui offre des paysages spectaculaires à 120 km à peine de Sydney. Réveil à 06:30 (ouf, j’ai dormi 5 heures, c’est mieux que la veille !) pour monter dans un car confortable une heure plus tard avec mon fils et une quarantaine de passagers venus des quatre coins du monde.

Premier arrêt au Featherdale Wildlife Park, un parc animalier où est soigné, et présenté, un large échantillon de la faune australienne dont de nombreux oiseaux. A noter que vous pourrez entrer dans certains enclos pour être au contact direct des inévitables kangourous et wallabies pour ne citer qu’eux. Mais la vedette incontestée du parc est bien sûr ce petit marsupial emblématique du pays, j’ai nommé le koala. Et même si je ne suis a priori pas du tout versée dans la sensiblerie animalière (pas le genre à avoir les larmes aux yeux en contemplant un agneau), je me suis tout de même laissée séduire par ce petit « nounours » tout pelucheux, à l’expression innocente et aux longues griffes d’ébène. Je n’aime pas non plus les situations où l’on oblige l’animal, quel qu’il soit, à subir les manifestations enamourées du public. Et j’ai fuit la queue qui se formait pour être pris en photo avec un koala dans les bras. Mais je n’ai pas résisté à la tentation d’une brève caresse sur cette fourrure épaisse et douce, hommage furtif à ce pauvre petit animal à peine dérangé dans son sommeil (saviez-vous qu’il dort plus de dix-huit heures par jour ?…). Bref, je me suis laissée avoir par un accès de tendresse pour cet animal protégé.

Koala d’Australie

Mais après une visite au terrarium présentant la fameuse red-back (araignée mortelle et très présente partout en Australie) et quelques taïpans (serpent mortel et très présent toujours en Australie), après avoir pris le temps de faire quelques photos de kangourous (j’en ai vu des blancs !), nous nous sommes arrêtés cinq minutes pour rire devant la course effrénée du célèbre diable de Tasmanie, petit animal rendu célèbre par les dessins animés américains. Celui-ci tournait en rond furieusement dans son enclos, stoppait net, repartait dans l’autre sens, alors ne m’en veuillez pas si la photo n’est pas parfaite mais cet animal en voie de disparition méritait d’être signalé et je voulais absolument vous le montrer !

Diable de Tasmanie

Après un déjeuner rapide dans un motel vieillissant des environs et qui n’avait d’intéressant que l’observation de ses clients hétéroclites, nous avons abordé le massif des Blue Mountains qui tire son nom d’une brume légèrement bleutée fournie par les eucalyptus qui forment une bonne partie de l’épaisse forêt. Il faut environ deux heures de train pour accéder aux Blue Mountains depuis Sydney, une bonne heure et demie de voiture (ou bus), mais le déplacement est mérité : en grimpant jusqu’à 1 100 mètres d’altitude vous découvrirez des paysages grandioses et je vous recommande tout particulièrement la visite d’un parc aménagé, le Scenic World, qui permet de se promener en toute sécurité sous la voûte de l’épaisse forêt où règne l’arbre favori des koalas mais aussi des fougères arborescentes majestueuses et des dizaines d’espèces d’arbres endémiques.

Le Scenic World propose d’accéder à trois points de vue différents grâce à un railway, un cableway et un skyway, trois engins particulièrement adaptés à la grimpette rapide et sans effort au-dessus de gorges profondes (un trajet de quatre minutes sur 380 mètres de long et au-dessus de 900 mètres pour une chute qui pourrait durer 5 secondes, ça fait frémir…), au fond d’un canyon escarpé (avec un train qui vous fait dégringoler une pente à 46°, impressionnant !), ou tout en haut d’une crête offrant une vue sur les célèbres Three Sisters, formation géologique de grès ocre, sujet favori des photographes de la région. Un parcours parfaitement aménagé et dont il vaut mieux ne pas sortir (les secours très bien organisés admettent avoir les plus grandes difficultés à retrouver vivant les égarés) permet de profiter du grand air et de la végétation si intense que vous n’y apercevrez pas le ciel bleu.

Blue Mountains d’Australie

Mais hier de grandes bourrasques de vent en provenance de l’Antarctique tout proche soufflaient sur la côte Est du pays, ce qui signifie que Melbourne s’est retrouvé sous la neige, l’aéroport de Sydney s’est arrêté pour une paire d’heures en raison de vents trop violents, et nous, dans nos Blue Mountains, nous avions si froid sous le vent vif que nous avons fait le chiffre d’affaires du mois de la boutique de sweat-shirts du coin !

Enfin, pour clore cette journée, la dernière demie-heure nous a offert un retour au cœur de Sydney en bateau-taxi au coucher du soleil. A nous les embruns du Pacifique Sud sous le voile rose qui nimbait les tours du Central Business District pour quitter enfin le groupe de touristes avec lequel nous avons partagé, de fait, les plaisanteries et facéties d’un chauffeur-guide vendeur occasionnel de boomerangs. A suivi un dîner soigné dans un restaurant du Darling Harbour avec mon fils et deux de ses amis asiatiques, une soirée très sympathique autour d’un plateau de fruits de mer, de soft crab (un crabe dont on mange même la carapace souple) et d’une énorme assiette de pâtes aux fruits de mer. Gargantuesque, mais mérité !

Sydney by night, Darling Harbour, Sydney

Je confesse que je n’aime pas du tout les excursions organisées qui vous disent ce qu’il faut voir et vous disent quand il faut cesser d’admirer pour aller voir ailleurs, et j’ai une aversion totale pour le tourisme version moutons. Mais cette journée m’a tout de même permis de caresser une petite touffe de poils au sommeil lourd, de voir des paysages à couper le souffle et de grimper à plus de 1 000 mètres sans avoir l’embarras de devoir louer une voiture, trouver mon chemin et… conduire à droite !

PS : et je signe ici mon 300eme article pour Un Monde Ailleurs ! et ce ne sera pas le dernier…

😉

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