Safari en Zambie, face à face avec une lionne sauvage
by Marie-Ange Ostré
8 mai 2023
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Il y a des moments dans une vie de voyageuse que l’on voudrait prolonger indéfiniment, sans en être tout à fait maître…
Des minutes pendant lesquelles vous vous sentez en symbiose avec la nature, avec votre environnement.
Des secondes que vous aimeriez étendre à l’infini, dont vous voulez vous imprégner à jamais pour en conserver un souvenir aussi émouvant, aussi fort qu’à l’instant vécu.
Comme ces minutes précieuses au cours de mon voyage en Zambie.
La vallée de la Luangwa : un safari loin des foules
C’était en début de soirée, au terme d’une belle journée d’observation de la faune sauvage dans ce pays d’Afrique encore peu exploité sur le plan touristique. Moins fréquenté que le Kenya ou l’Afrique du Sud, la Zambie reste un territoire préservé, authentique, presque confidentiel pour le voyageur en quête de l’Afrique sauvage.
J’étais dans l’Est du pays depuis quelques jours, le long de la rivière Luangwa. Chaque matin à l’aube (et dans le froid vif des premières heures) le 4×4 traversait mollement la rivière pour passer sur l’autre rive. À la recherche des léopards, des lions, des buffles, de toute cette faune qui fait la réputation de l’Afrique australe.
La puissance sereine d’un animal sauvage dans son environnement naturel…
Crépuscule sur la savane : à l’heure où l’on range l’appareil photo
Une journée riche en observations, l’appareil photo avait bien oeuvré, j’étais satisfaite. Vers 17h30 la lumière s’est faite un peu plus grise, le soleil se couchait lentement sans éclat particulier. Les oiseaux retrouvaient leur nid, et je savais que la faune se ferait plus discrète à cette heure du jour.
J’ai donc rangé l’appareil photo dans sa coque de protection, pour le sécuriser au fond du sac.
Vous êtes sur un blog de voyages où la photographie est au cœur de chaque article : n’hésitez pas à cliquer sur chacune des photos pour les afficher en grand format. Raison pour laquelle ce blog est conçu, de préférence, pour une lecture sur ordinateur ou tablette.
Soudain, la lionne surgit : deux mètres, moteur coupé, silence absolu
Cinq minutes plus tard le 4×4 du ranger bifurque soudain sur la droite et s’arrête presque brutalement.
Dans la pénombre qui s’installe je distingue la silhouette d’une lionne qui hume l’air de cette fin de journée.
Elle est à moins de deux mètres de l’avant du véhicule, moteur coupé, le silence se fait à bord, naturellement, instinctivement.
Un regard oblique, puis l’indifférence royale
D’abord un regard oblique (photo en tête d’article), puis sans se préoccuper de nous davantage elle s’éloigne d’une démarche chaloupée vers un groupe de congénères.
Rapidement, mais sans bruit, je ressors l’appareil photo du sac.
Concentrée malgré tout sur l’instant présent et sur la chance insolente de tomber nez à nez avec ce groupe de lions, mâles et femelles, je prends des photos presque mécaniquement.
Quelques clichés sous cette lumière basse, sans même songer à modifier mes réglages, juste pour l’image et le souvenir. Je le regrette un peu, rétrospectivement, néanmoins les photos restent convenables malgré tout pour un affichage web.
La pose : une star qui s’ignore
La lionne s’est allongée. Étirée. Léché les pattes avant.
Elle a bâillé nonchalamment — ou intentionnellement ? — dévoilant des canines impressionnantes.
Puis elle a roulé sur le dos, pris la pose, et m’a fixée de son regard doré.
Une star !
Je l’ai observée quelques minutes à travers le zoom, elle jouant à qui est la plus belle, moi empreinte d’humilité.
La puissance sereine d’un animal sauvage dans son environnement, et le respect spontané de l’être humain qui s’incline devant tant de majesté. Il n’y a pas d’autre mot.
Pourquoi la Zambie, plutôt qu’un autre safari en Afrique australe ?
En Zambie on observe la faune à l’état sauvage, hors des grandes réserves aménagées, hors des parcs conçus avant tout pour le tourisme de masse. En Zambie la préservation est mise en place, sans trop d’artifices. Les rencontres, lorsqu’elles surviennent, n’en sont que plus saisissantes.
Si je devais faire un autre safari photo en Afrique australe je retournerais sans doute en Zambie.
FAQ — Safari en Zambie : vos questions les plus fréquentes
La Zambie est-elle une bonne destination pour un premier safari en Afrique ?
Oui, tout à fait, et même davantage pour un second voyage, après avoir découvert des destinations plus fréquentées comme le Kenya ou l’Afrique du Sud. La Zambie offre une immersion authentique dans une faune sauvage peu perturbée par le tourisme de masse. Les lodges y sont souvent de grande qualité, et les game drives nettement moins chargés qu’ailleurs.
Quelle est la meilleure période pour faire un safari dans la vallée de la Luangwa ?
La saison sèche, de juin à octobre, est généralement considérée comme la plus favorable : la végétation se clairsème, les animaux se concentrent autour des points d’eau et les pistes restent praticables. La saison des pluies (novembre à avril) présente aussi un intérêt photographique certain, avec une lumière plus douce et la naissance des jeunes animaux. J’y étais début septembre, aucune pluie, et l’odeur de l’herbe sèche.
Peut-on faire un safari photo en Zambie en dehors des parcs nationaux ?
C’est précisément ce qui distingue la Zambie de nombreuses autres destinations africaines : une partie de l’observation faunique s’y déroule dans des zones de gestion communautaire (GMAs), en dehors des parcs strictement délimités. Cette approche favorise à la fois la conservation et une expérience plus libre, moins balisée.
Faut-il prévoir un séjour long pour visiter la Zambie ?
Un minimum d’une semaine dans la vallée de la Luangwa est recommandé pour profiter pleinement des game drives matin et soir, et laisser à la chance le temps de faire son œuvre. La Zambie se combine naturellement avec d’autres destinations d’Afrique australe – Namibie, Zimbabwe, Botswana – pour un voyage de deux à trois semaines.
The Bushcamp Company, pour quel type de voyageur ?
Pour ceux qui recherchent une expérience haut de gamme et intimiste, loin des grands lodges standardisés. Les camps de The Bushcamp Company, dont l’exceptionnel Chamilandu, accueillent un nombre très limité de clients, ce qui garantit une qualité d’observation et une sérénité difficiles à trouver ailleurs.
Envie d’en apprendre davantage sur mon voyage en Zambie ? Voici quelques pistes à explorer :
Ce voyage en Zambie n’a pas été sponsorisé : puisqu’il semble impératif de nos jours de le préciser, les recommandations que je fais (hôtel, restaurants, prestataires) sont spontanées et sincères (vous le découvrirez en lisant). D’ailleurs même en voyage sponsorisé j’ai toujours appliqué ma règle d’auteure sur ce blog : j’aime, j’en parle. Je n’aime pas, je n’en parle pas. Mes sponsors le savent et l’acceptent en toute bonne foi. Si vous souhaitez davantage de détails sur ces prestataires n’hésitez pas à poser votre question dans l’espace Commentaires au bas de cette page. Les tarifs étant vite obsolètes je vous invite à cliquer sur les liens placés dans les articles pour accéder aux sites web afférents, vous y trouverez sans doute aussi des offres spéciales et ponctuelles.
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Blogueuse voyage depuis 2004, auteure, photographe, éditrice du magazine Repérages Voyages (en ligne, gratuit). Française, j’ai exploré 82 pays au fil des ans et vécu en différents endroits de notre belle planète (La Réunion, île Maurice, Suisse, Indonésie, Espagne). Très attachée au ton « journal de bord » plutôt qu’à une liste d’infos pratiques. Mon objectif ? Partager mes expériences de voyages avec ceux qui n’ont pas la possibilité de partir aussi souvent.
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Des secondes que vous aimeriez étendre à l’infini, dont vous voulez vous imprégner à jamais pour en conserver un souvenir aussi émouvant, aussi fort qu’à l’instant vécu.
Comme ces minutes précieuses au cours de mon voyage en Zambie.
La vallée de la Luangwa : un safari loin des foules
C’était en début de soirée, au terme d’une belle journée d’observation de la faune sauvage dans ce pays d’Afrique encore peu exploité sur le plan touristique. Moins fréquenté que le Kenya ou l’Afrique du Sud, la Zambie reste un territoire préservé, authentique, presque confidentiel pour le voyageur en quête de l’Afrique sauvage.
J’étais dans l’Est du pays depuis quelques jours, le long de la rivière Luangwa. Chaque matin à l’aube (et dans le froid vif des premières heures) le 4×4 traversait mollement la rivière pour passer sur l’autre rive. À la recherche des léopards, des lions, des buffles, de toute cette faune qui fait la réputation de l’Afrique australe.
La puissance sereine d’un animal sauvage dans son environnement naturel…
Crépuscule sur la savane : à l’heure où l’on range l’appareil photo
Une journée riche en observations, l’appareil photo avait bien oeuvré, j’étais satisfaite. Vers 17h30 la lumière s’est faite un peu plus grise, le soleil se couchait lentement sans éclat particulier. Les oiseaux retrouvaient leur nid, et je savais que la faune se ferait plus discrète à cette heure du jour.
J’ai donc rangé l’appareil photo dans sa coque de protection, pour le sécuriser au fond du sac.
Vous êtes sur un blog de voyages où la photographie est au cœur de chaque article : n’hésitez pas à cliquer sur chacune des photos pour les afficher en grand format. Raison pour laquelle ce blog est conçu, de préférence, pour une lecture sur ordinateur ou tablette.
Soudain, la lionne surgit : deux mètres, moteur coupé, silence absolu
Cinq minutes plus tard le 4×4 du ranger bifurque soudain sur la droite et s’arrête presque brutalement.
Dans la pénombre qui s’installe je distingue la silhouette d’une lionne qui hume l’air de cette fin de journée.
Elle est à moins de deux mètres de l’avant du véhicule, moteur coupé, le silence se fait à bord, naturellement, instinctivement.
Un regard oblique, puis l’indifférence royale
D’abord un regard oblique (photo en tête d’article), puis sans se préoccuper de nous davantage elle s’éloigne d’une démarche chaloupée vers un groupe de congénères.
Rapidement, mais sans bruit, je ressors l’appareil photo du sac.
Concentrée malgré tout sur l’instant présent et sur la chance insolente de tomber nez à nez avec ce groupe de lions, mâles et femelles, je prends des photos presque mécaniquement.
Quelques clichés sous cette lumière basse, sans même songer à modifier mes réglages, juste pour l’image et le souvenir. Je le regrette un peu, rétrospectivement, néanmoins les photos restent convenables malgré tout pour un affichage web.
La pose : une star qui s’ignore
La lionne s’est allongée. Étirée. Léché les pattes avant.
Elle a bâillé nonchalamment — ou intentionnellement ? — dévoilant des canines impressionnantes.
Puis elle a roulé sur le dos, pris la pose, et m’a fixée de son regard doré.
Une star !
Je l’ai observée quelques minutes à travers le zoom, elle jouant à qui est la plus belle, moi empreinte d’humilité.
La puissance sereine d’un animal sauvage dans son environnement, et le respect spontané de l’être humain qui s’incline devant tant de majesté. Il n’y a pas d’autre mot.
Pourquoi la Zambie, plutôt qu’un autre safari en Afrique australe ?
En Zambie on observe la faune à l’état sauvage, hors des grandes réserves aménagées, hors des parcs conçus avant tout pour le tourisme de masse. En Zambie la préservation est mise en place, sans trop d’artifices. Les rencontres, lorsqu’elles surviennent, n’en sont que plus saisissantes.
Si je devais faire un autre safari photo en Afrique australe je retournerais sans doute en Zambie.
FAQ — Safari en Zambie : vos questions les plus fréquentes
La Zambie est-elle une bonne destination pour un premier safari en Afrique ?
Oui, tout à fait, et même davantage pour un second voyage, après avoir découvert des destinations plus fréquentées comme le Kenya ou l’Afrique du Sud. La Zambie offre une immersion authentique dans une faune sauvage peu perturbée par le tourisme de masse. Les lodges y sont souvent de grande qualité, et les game drives nettement moins chargés qu’ailleurs.
Quelle est la meilleure période pour faire un safari dans la vallée de la Luangwa ?
La saison sèche, de juin à octobre, est généralement considérée comme la plus favorable : la végétation se clairsème, les animaux se concentrent autour des points d’eau et les pistes restent praticables. La saison des pluies (novembre à avril) présente aussi un intérêt photographique certain, avec une lumière plus douce et la naissance des jeunes animaux. J’y étais début septembre, aucune pluie, et l’odeur de l’herbe sèche.
Peut-on faire un safari photo en Zambie en dehors des parcs nationaux ?
C’est précisément ce qui distingue la Zambie de nombreuses autres destinations africaines : une partie de l’observation faunique s’y déroule dans des zones de gestion communautaire (GMAs), en dehors des parcs strictement délimités. Cette approche favorise à la fois la conservation et une expérience plus libre, moins balisée.
Faut-il prévoir un séjour long pour visiter la Zambie ?
Un minimum d’une semaine dans la vallée de la Luangwa est recommandé pour profiter pleinement des game drives matin et soir, et laisser à la chance le temps de faire son œuvre. La Zambie se combine naturellement avec d’autres destinations d’Afrique australe – Namibie, Zimbabwe, Botswana – pour un voyage de deux à trois semaines.
The Bushcamp Company, pour quel type de voyageur ?
Pour ceux qui recherchent une expérience haut de gamme et intimiste, loin des grands lodges standardisés. Les camps de The Bushcamp Company, dont l’exceptionnel Chamilandu, accueillent un nombre très limité de clients, ce qui garantit une qualité d’observation et une sérénité difficiles à trouver ailleurs.
Envie d’en apprendre davantage sur mon voyage en Zambie ? Voici quelques pistes à explorer :
Blogueuse voyage depuis 2004, auteure, photographe, éditrice du magazine Repérages Voyages (en ligne, gratuit). Française, j’ai exploré 82 pays au fil des ans et vécu en différents endroits de notre belle planète (La Réunion, île Maurice, Suisse, Indonésie, Espagne). Très attachée au ton « journal de bord » plutôt qu’à une liste d’infos pratiques. Mon objectif ? Partager mes expériences de voyages avec ceux qui n’ont pas la possibilité de partir aussi souvent.
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