Bhoutan, monastère de Taktsang, vallée de Paro

Parce que l’on vous raconte rarement l’ascension jusqu’au très célèbre monastère de Taktsang au Bhoutan, j’ai choisi de vous le montrer avec de nombreuses photos à l’appui…

Matinée claire et ensoleillée, un 4 octobre. L’air est pur, limpide, les couleurs franches. Je suis entrée au Bhoutan la veille par un vol de la compagnie nationale Druk Air — également connue sous le nom de Royal Bhutan Airlines —, la seule autorisée à desservir ce royaume himalayen. Au réveil, je me souviens encore de cette lente approche sur l’aéroport de Paro, à l’ouest du pays.

Réputé parmi les aéroports les plus dangereux au monde, le couloir aérien de Paro est si dangereux que seuls des pilotes spécialement certifiés sont autorisés à s’y poser : l’avion glisse longuement entre les montagnes couvertes d’une épaisse forêt sombre, dans les contreforts Est de la chaîne himalayenne. J’ai beau avoir accumulé des centaines de vols à travers le monde au fil de mes voyages, l’approche de Paro reste l’une des plus saisissantes que j’aie vécues.

Perché à 3 120 m d’altitude sur une falaise, le monastère de Taktsang est l’un des sites bouddhistes les plus emblématiques d’Asie…

Paro : porte d’entrée du Bhoutan et accès au monastère de Taktsang

Paro n’est pas la capitale du Bhoutan (c’est Thimphu), mais la ville principale de son district éponyme, et surtout celle qui abrite le seul aéroport international du pays. Elle constitue le point d’entrée de la grande majorité des voyageurs, à l’exception des ressortissants indiens qui peuvent rejoindre le Bhoutan par voie terrestre (l’Inde partage 605 km de frontières avec le pays). Les Indiens sont aussi les seuls autorisés à conduire au Bhoutan, en dehors de la population locale.

Mais pour tout voyageur qui s’offre un séjour au Bhoutan, Paro représente avant tout le point d’accès au site le plus réputé du royaume, situé à une dizaine de kilomètres de là : le monastère de Taktsang, perché sur une falaise dominant la vallée boisée.

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Quelques photos prises à Paro, montrant l’architecture locale,
la forteresse Rinpung Dzong et le pont de bois couvert.

Taktsang ou Tiger’s Nest : un nom, plusieurs orthographes

Comme souvent en Asie, l’orthographe des noms de lieux varie selon les sources : on lit aussi bien Taktsang que Taktshang ou Taktsang Gompa selon les cartes et les ouvrages. Les anglophones désignent ce monastère sous le nom de Tiger’s Nest, « le nid du tigre », littéralement. Sur place, la graphie Taktsang étant la plus couramment utilisée, c’est celle que j’ai retenue pour cet article.

 

Histoire et légende du monastère de Taktsang

Le monastère de Taktsang est un haut lieu du bouddhisme himalayen, chargé d’une histoire plusieurs fois séculaire et de légendes fondatrices.

Les origines légendaires

Selon la tradition, le Guru Rinpoche — figure centrale du bouddhisme vajrayana — aurait survolé cette falaise sur le dos d’une tigresse qui l’y aurait déposé. Il aurait médité là, dans une grotte suspendue au-dessus de la vallée, pour contrer les esprits malins avant de poursuivre son cheminement vers le Tibet où il allait implanter le bouddhisme.

Une autre tradition identifie cette tigresse à la fille d’un empereur chinois, qui aurait ainsi transporté le Guru jusqu’à ce lieu sacré. Cette union symbolique m’a aussi été évoquée en mai dernier lors de mon voyage de 10 jours au Tibet, où l’importance du Guru Rinpoche dans la diffusion du bouddhisme tibétain à travers la Chine est également reconnue.

À partir du XIème siècle, de nombreux personnages éminents du bouddhisme tibétain seraient venus depuis le Tibet méditer dans la grotte de Taktsang. Plusieurs forteresses, toujours visibles de nos jours, auraient été édifiées à travers le Bhoutan par ces figures spirituelles.

La construction du monastère et l’incendie de 1998

Un premier temple est construit en 1692 sur cette falaise, à proximité d’une grotte sacrée où un autre guru vénéré aurait médité au VIIIème siècle. Le site s’enrichit progressivement d’autres temples et habitations pour devenir, au fil des siècles, un monastère reconnu à travers toute l’Asie.

Le 19 avril 1998, un incendie se déclare suite au vacillement d’une petite lampe à huile contre une tapisserie. De nombreuses peintures, artefacts et statues sont détruits à jamais ; un moine perd la vie. Des travaux de restauration, supervisés dès 2005 par le père du roi actuel, permettent de redonner au site son apparence d’origine.

L’ascension vers le monastère : 600 mètres de dénivelé

Ce monastère – symbole iconique du Bhoutan – se mérite. À peine acclimatée depuis la veille aux 2 200 mètres d’altitude de Paro, je m’apprête ce matin à grimper jusqu’à 3 120 mètres par un chemin de terre qui ne s’emprunte qu’à pied, à cheval ou à dos d’âne, et qui serpente à travers une belle forêt de pins.

Soit environ 600 mètres de dénivelé positif (les chiffres fluctuent selon les publications et je ne suis pas une experte), à gravir lentement mais sûrement, pour avoir ensuite le privilège de découvrir un ensemble monastique comptant quatre temples et des zones d’habitation reliés par des escaliers de pierre et des ponts de bois.

À noter : depuis 2023, un droit d’accès est demandé aux visiteurs étrangers (les Bhoutanais bénéficient d’un accès gratuit certains jours de l’année), mesure visant à réguler un tourisme en constante progression.

Les premières heures sur le chemin

Je suis sur le parking d’accès au site dès 8 heures du matin. Je décline l’option du cheval et emboîte le pas à mon guide bhoutanais, qui très vite m’invite à ralentir : l’air est pur, la montagne himalayenne est peu polluée, mais l’altitude coupe rapidement les jambes.

La veille j’ai découvert l’architecture de Paro sous un ciel plombé en fin d’après-midi, et dans ces contreforts de l’Himalaya la lumière décline rapidement. Ce matin je profite d’une lumière exceptionnelle sous un ciel d’azur, le monastère devrait être dégagé de tout brouillard ou nuages qui souvent empêchent même de l’apercevoir.

Nous traversons d’abord une zone de forêt sombre aux troncs élancés, puis le chemin se dessine devant nous, pentu. Je me félicite d’avoir emporté une paire de chaussures de marche légères pour affronter ce dénivelé sur sol parfois gravillonné ou pierreux. Bien chaussée, sécurisée.

Très vite cependant, mon souffle devient erratique. Je dois reconnaître que je n’arrête pas de poser des questions à celui qui sera mon guide local pour les deux semaines à venir. Il me recommande bientôt de garder le silence pour mieux avancer. Je m’exécute, un peu confuse, en sachant pourtant qu’il a raison.

Des transhumances de visiteurs à cheval – la plupart chinois – nous croisent par intermittence, les sabots heurtant les pierres du chemin.

La première apparition du monastère

Assez rapidement, nous atteignons de petits bâtiments abritant des moulins à prières. Mon guide s’arrête, m’explique comment les utiliser correctement, et me désigne ensuite un point blanc, là-haut, sur la falaise en face :

« Tu ne vois pas ? La petite tache blanche… ».

J’ouvre de grands yeux incrédules : là-haut ?!… Est-ce bien Taktsang ?

Il sourit, amusé.

Réponse affirmative.

Je sors l’objectif 70-200 mm de mon sac à dos pour photographier ce but de randonnée que j’ai tant de mal désormais à croire accessible en seulement quelques heures :

Cliquez sur une photo pour l’afficher en grand format, et voyez cette petite tache blanche suspendue sur la falaise au loin… C’est ainsi que j’ai aperçu le monastère Taktsang pour la première fois..

À fond de zoom, j’aperçois même l’entrée d’une grotte sur la droite derrière le monastère, obstruée par une façade chaulée dans la même architecture que le bâtiment principal. Une vue peu fréquente, que je vous offre également :

Même si je me demande en combien de temps nous atteindrons ce monastère, j’ai aussi pleinement conscience de l’instant que je vis : cela fait une trentaine d’années que j’espérais pouvoir admirer un jour de mes propres yeux ce symbole important du bouddhisme, dans ce pays encore peu visité. J’y suis enfin.

À partir de ce moment, le monastère se laissera apercevoir par intermittences tout au long du chemin, comme pour encourager l’ascension.

La halte et les derniers efforts

En chemin nous traversons des zones couvertes de drapeaux de prières, et des espaces sur lesquels se multiplient des reproductions en plâtre de lampes à huile, peintes, autant de symboles de demandes de protection déposés par les visiteurs.

De petits temples surgissent parfois au bord du chemin, environnés de drapeaux de prières qui claquent sous le vent frais.

Nous marquons une pause d’une vingtaine de minutes dans une modeste cantine aménagée pour les visiteurs : un buffet de quelques plats chauds, des sodas, de l’eau.

Je souffle, je souffre,… et les haltes se font de plus en plus fréquentes.

Je me demande ce qui m’a pris de tenter cette ascension dès le deuxième jour de ce voyage en altitude, moi qui arrive tout droit de mon île en Indonésie, située au niveau de la mer… J’aurais du placer cette visite dans les derniers jours de mon périple ! Mais je me souviens alors que je ne quitterai pas le Bhoutan par Paro, mais par la route à l’Est du pays pour rejoindre l’Inde.

Et puis, au terme de trois heures d’ascension, la récompense au détour d’un virage : les premières marches d’un escalier qui surplombe l’objet de toutes les convoitises, avec une vue plongeante sur le monastère de Taktsang.

La découverte du monastère de Taktsang

Les visiteurs s’arrêtent, se photographient les uns les autres, en solo, en groupe. Je patiente deux minutes, puis je décide de ne pas m’attarder. Je me fraie un passage avec de discrets « sorry… sorry… ».

Je veux aller plus loin.

Un rayon de soleil plus intense, ou peut-être un nuage compatissant qui s’éloigne pour moi, et je peux enfin prendre une première vue de ce monastère dont les ors brillent sous le ciel, ceint d’un vert éclatant. Je me trouve un bon emplacement un peu à l’écart des touristes, je ressors l’objectif 70-200 mm, et je mitraille pendant quelques minutes.

Puis je m’assois sur un petit tertre de pierres plates, avec une belle vue dégagée sur le monastère, et je prends le temps d’apprécier le moment (tout en prenant un peu de repos bien mérité !).

Je vous offre ci-dessous plusieurs vues sur le monastère Taktsang que vous ne verrez pas ailleurs, afin de vous permettre d’approcher au plus près ce lieu qui incite au respect instinctif.

Mais comment ont-ils fait pour acheminer en 1692 et même en 2005 tous les matériaux nécessaires à la construction puis à la rénovation de ce monastère ?…

À dos de mules, certes. Néanmoins il a bien fallu les monter ces murs au-dessus de ce précipice…

Mon guide me demande si je souhaite qu’il fasse la queue pour moi – pendant que je me repose – dans cette file d’attente qui s’est formée depuis un bon moment semble-t-il. Il m’explique qu’il faut compter encore une bonne heure, en étant rapide sur site, pour descendre puis remonter jusqu’au niveau du monastère et en faire le tour.

Malheureusement, des travaux de rénovation en cours sur une partie du site interdisent de façon temporaire depuis quelques jours d’entrer à l’intérieur des bâtiments. Et je dois rejoindre dans l’après-midi la capitale, Thimphu, pour y dormir et assister le lendemain au festival culturel le plus important du pays. Sans compter le temps nécessaire pour redescendre jusque dans la vallée de Paro (et un déjeuner tardif mais rapide).

Je dois donc rebrousser chemin après avoir passé environ 45 minutes au-dessus (en face) du monastère de Taktsang.

Au cours des jours suivants, j’aurai l’occasion de visiter de nombreuses forteresses, temples et monastères dans chacun des districts traversés d’ouest en est. Il s’est avéré que les intérieurs comme les extérieurs se ressemblent beaucoup d’un site à l’autre, les rénovations ayant été réalisées à l’identique. Je n’ai donc aucun regret.

Je suis profondément heureuse d’être montée jusqu’au monastère, de l’avoir contemplé de mes yeux, et d’en rapporter quelques belles images pour mes proches et pour illustrer cet article.

 

Si certains d’entre vous ont eu le privilège de découvrir ce très beau monastère de Taktsang merci d’ajouter vos remarques ou conseils ci-dessous dans la partie Commentaires.

En attendant j’ajoute ici quelques recommandations pour ceux qui auront la chance de partir découvrir le Bhoutan très bientôt, en espérant vous être utile.

Vous cherchez un pays en particulier ?
la liste des autres pays à découvrir sur ce blog !

Mon hôtel à Paro

Sachant qu’il me fallait dormir dans un endroit confortable au moins pour les deux premières nuits de mon séjour de deux semaines au Bhoutan afin d’absorber plus facilement le décalage horaire, la fatigue du vol, et le changement d’altitude j’ai choisi l’un des plus beaux hôtels de Paro : Como Uma Paro.

Chambre confortable (lampe chauffante dans la salle de bains, un accessoire que l’on voit rarement en Europe), salle de bains sans grand intérêt, mais vue sur la vallée de Paro et l’une des meilleures tables de tout mon séjour au Bhoutan. Par ailleurs le petit déjeuner est aussi excellent, varié, avec plats à la demande (oeufs).

Détail appréciable aussi : j’ai oublié un sac dans la chambre, ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant ! Vingt minutes plus tard mon guide recevait un appel téléphonique de la part de l’hôtel, et nous avons fait demi-tour pour retourner le chercher.

Voici quelques photos pour vous aider à vous faire une opinion personnelle :

Conseils pratiques pour l’ascension vers le monastère de Taktsang

Voici les recommandations que j’aurais aimé avoir en tête ce matin-là, tirées de mon expérience personnelle sur ce chemin.

Avant le départ

Arriver tôt sur site, idéalement dès 8 h du matin, pour devancer la foule, notamment les jours de fête religieuse ou lors des nombreux festivals culturels du Bhoutan.

S’acclimater si possible quelques jours avant de tenter l’ascension : ne pas répéter mon erreur de gravir le chemin d’accès à Taktsang dès le second jour d’un voyage en altitude !

S’il pleut, ou si le ciel est bouché : oubliez ! Les Bhoutanais vous indiqueront immédiatement si la vue sera dégagée ou non sur le monastère.

La tenue et l’équipement

Chaussures de marche confortables et légères : le chemin de terre, et les pierres lisses qui chauffent sous le soleil, l’imposent.

Chapeau ou casquette pour les zones dégagées, et une chemise à manches longues : l’air est frais en altitude et dans les forêts de pins, même sous le soleil.

Un sac à dos léger : inutile de se surcharger, mais prévoir au moins un litre d’eau par personne. Vous ne trouverez qu’une seule zone de restauration en chemin, aux trois quarts du parcours.

Quelques en-cas pour reprendre des forces : fruits secs, barres de céréales. Mon guide, lui, avait prévu du sucre en poudre dans un petit sachet, qu’il m’a offert à deux reprises. Pragmatique et efficace !

Des pastilles de citron ou de la vitamine C à prendre dès le début de la marche. Le citron favorise la salivation.

Votre appareil photo avec batteries chargées et zoom, ou votre smartphone.

Pour descendre jusqu’au monastère

Raisonnablement il faut compter 1h30 de plus, d’après mon guide local, pour descendre le long des escaliers cimentés dans une petite vallée qui permet de remonter ensuite jusqu’au monastère : temps nécessaire pour documents administratifs à faire viser avant d’entrer, ôter vos chaussures avant d’entrer dans chaque temple puis les remettre, marches en pierre de hauteur inégale, visite des temples, etc…

Sur le chemin du retour

Restez prudent.e dans la descente vers la vallée de Paro : la fatigue accumulée (voire le décalage horaire si vous arrivez d’Europe) se fait sentir, les jambes fléchissent, et le chemin de terre reste glissant sous les semelles.

Les poubelles sont rares sur ce chemin : glissez vos emballages dans vos poches ou dans votre sac, et ne laissez rien derrière vous. Ce royaume mérite d’être préservé.

FAQ — Questions fréquentes sur le monastère de Taktsang

Combien de temps faut-il pour monter jusqu’au monastère de Taktsang ?

Comptez entre deux heures trente et quatre heures pour l’ascension, selon votre condition physique et votre acclimatation à l’altitude. Le chemin représente environ 600 mètres de dénivelé positif – les chiffres sont fluctuants selon les publications – depuis le parking de départ à Paro (altitude 2 200m). Prévoyez un peu moins pour la descente, et réservez la journée entière si vous souhaiter profiter du site dans sa totalité et sans précipitation.

Accessibilité du site pour les enfants et pour les personnes à mobilité réduite ?

Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu des enfants sur le chemin qui mène jusqu’au monastère. Est-ce faisable ? Pour les enfants au-dessus de 8 ans sans doute, en prévoyant de petites haltes pique-nique pour se reposer et se restaurer / hydrater. Notez aussi qu’il n’y a qu’un seul endroit possible sur ce chemin pour se rendre aux toilettes, le même à l’aller comme au retour.

Par contre je déconseille ce chemin aux personnes à mobilité réduite, sauf si vous avez la capacité de monter à cheval.

Est-il possible de monter à cheval jusqu’au monastère de Taktsang ?

Oui, des chevaux sont disponibles à la location au départ du sentier, un guide vous accompagne. Ils permettent de rejoindre un point de vue intermédiaire situé environ à mi-chemin, d’où la marche reste obligatoire pour atteindre le monastère. C’est une option appréciable si vous souhaitez ménager vos jambes ou si votre condition physique le justifie.

Faut-il un visa ou un permis spécial pour visiter le Bhoutan et le monastère de Taktsang ?

Oui. Les ressortissants étrangers (à l’exception des Indiens, Bangladais et Maldiviens) doivent obligatoirement passer par une agence de voyages agréée au Bhoutan et s’acquitter d’un forfait journalier fixé par le gouvernement bhoutanais. Ce forfait inclut l’hébergement, les repas, les transports intérieurs et les services d’un guide local. L’entrée sur le site de Taktsang est soumise à un droit d’accès supplémentaire depuis 2023.

Quelle est la meilleure période pour visiter le monastère de Taktsang ?

Les mois de mars à mai (printemps) et d’octobre à novembre (automne) offrent généralement les meilleures conditions : ciel dégagé, températures douces en journée et paysages colorés. La mousson (juin à septembre) rend le chemin glissant et les vues souvent bouchées. Début octobre, lors de mon passage, la lumière était magnifique et l’air particulièrement pur, le chemin sec.

Peut-on visiter le monastère de Taktsang sans guide ?

Non. La réglementation bhoutanaise impose la présence d’un guide local agréé pour tout visiteur étranger souhaitant se déplacer dans le pays, y compris pour rejoindre Taktsang. Loin d’être une contrainte, c’est une véritable richesse : votre guide sera une source précieuse d’informations sur la culture, la religion et l’histoire du Bhoutan tout au long de votre séjour. Et détail d’importance au Bhoutan : il sera aussi votre interprète auprès de la population locale qui parle peu l’anglais.

Autres sites incontournables de la vallée de Paro ?

Si vous souhaitez passer une nuit de plus à Paro (en dehors de votre nuit suivant l’atterrissage de votre vol à Paro) vous pourrez alors visiter :  la forteresse de Rinpung Dzong à Paro même (qui est aussi un temple) bâtie vers 1650, le musée national du Bhoutan, et ne manquez pas non plus le pont à poutres en porte-à-faux (ouvrage traditionnel et couvert, rare). Sans compter que la ville de Paro se visite aussi à pied, avec son architecture locale et ses peintures murales.

Envie d’en apprendre davantage sur mon voyage au Bhoutan ? Voici quelques pistes à explorer :

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