Sichuan, Chengdu de nuit

Entre montagnes embrumées et temples millénaires, la province du Sichuan dévoile une Chine à la fois mystique et vibrante.

Niché au centre-ouest de la Chine, le Sichuan est décrite comme l’une des provinces les plus fascinantes de l’Empire du Milieu. Loin des circuits touristiques conventionnels, cette région montagneuse offre une immersion authentique dans une Chine millénaire, où traditions ancestrales et paysages naturels composent un tableau d’une richesse encore méconnue.

Lors de mon second voyage en Chine en mai dernier j’ai choisi de découvrir une petite partie du Sichuan, en me focalisant sur la ville de Chengdu. J’y ai passé quelques jours avant de m’envoler vers le Tibet.

Pour vous qui préparez votre prochain voyage en Chine, voici les trois incontournables à découvrir au Sichuan : Chengdu et ses pandas, la cuisine sichuanaise, et le Bouddha colossal de Leshan.

1. Chengdu et le Centre de recherche sur le panda géant, symbole vivant du Sichuan

Capitale du Sichuan, Chengdu se révèle bien plus qu’une simple métropole chinoise. Cette ville de quinze millions d’habitants (2 millions à Paris) a su préserver son caractère décontracté et son authenticité, incarnant l’art de vivre sichuanais, tout en se développant à la pointe du modernisme.

En parlant de modernisme… l’aéroport international (récent) de Chengdu est immense, en attente d’une fréquentation bien plus importante encore.

Chengdu, métropole paisible et attachante

Chengdu mérite que l’on s’y attarde bien au-delà de ses pandas, pour goûter à ses traditions tout en restant bouche bée face à son modernisme.

Les maisons de thé traditionnelles sont nombreuses en ville, notamment dans le parc du People’s Park, où les habitants se retrouvent pour savourer un thé au jasmin tout en jouant au mahjong.

Ce People’s Park est le lieu de rencontres des Sichuanais, qui s’inscrivent sur des fiches en indiquant leur identité, âge, profession mais aussi quelques détails de personnalité afin de favoriser le degré de compatibilité. Les parents sont souvent à l’initiative de ce surprenant marché matrimonial en plein air !

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On passe aisément deux heures agréables à l’intérieur du People’s Park, au coeur de Chengdu : maisons de thé, groupes de danses traditionnelles, allées de bonsaïs taillés, et ces panneaux affichant des offres de rencontres souvent rédigées par les parents des futurs élus.

Le soir venu, la rue Jinli, avec ses lanternes rouges et son architecture Qing restaurée, transporte le visiteur dans la Chine d’autrefois. Les Chinois aiment beaucoup. Pour ma part j’ai moins apprécié l’aspect touristique dans ce petit quartier totalement reconstitué.

Entrez dans les passages qui abritent parfois quelques photos noir & blanc d’origine pour comprendre l’architecture et surtout le mode de vie des habitants de Chengdu en première moitié du XXème siècle, une vie que mon guide trentenaire n’a pas hésité à enrichir d’anecdotes personnelles.

Le hobby actuel est de louer un costume (traditionnel sans être forcément régional) et de se faire photographier dans cette rue reconstituée. J’ai constaté d’ailleurs le même phénomène d’engouement à Xi’An et à Shanghai quelques semaines plus tard.

C’est également le lieu idéal pour s’initier à la gastronomie sichuanaise, réputée pour être la plus pimentée et la plus complexe de Chine. Vous trouverez là de petites échoppes et des stands qui vendent têtes de lapin au piment, brochettes fumantes et soupes odorantes (street food).

Et puis vous vous promènerez en soirée sur les avenues piétonnes au milieu des Chinois désireux d’admirer des panneaux lumineux aux effets 3D amusants. Voyez cette capture d’écran de l’une de mes vidéos filmées sur place, en tête de cet article : un panda géant qui s’étend au-dessus d’un concessionnaire automobile. Ailleurs c’est une jungle qui s’anime sous vos yeux, un oiseau s’échappant de l’écran, d’un réalisme confondant.

Des avenues aux trottoirs immenses, propres. Des centres commerciaux tout aussi gigantesques, ouverts tard en soirée. Et puis des boutiques de luxe dans le centre ville, aux dimensions impressionnantes, signe que le luxe (français notamment) se porte bien en Chine.

Et puis on se sent en sécurité absolue à Chengdu. Sous l’oeil des drones de sécurité qui surveillent les carrefours animés…

Un détail parmi tant d’autres, mais qui compte énormément : au deuxième jour de ce second voyage en Chine c’est à un carrefour où je patientais au milieu de la foule en plein centre ville que j’ai réalisé que j’entendais davantage les conversations autour de moi que le bruit des véhicules !

La Chine est passée à l’électrique : bus, camions, taxis, scooters,… plus de bruit, plus de pollution ! Si vous avez connu comme moi la Chine de 2009 vous vous souvenez sans doute de cette atmosphère gris jaunâtre qui piquait la gorge et dissimulait le bleu du ciel. À Chengdu comme trois semaines plus tard à Shanghai j’ai vu le ciel bleu !

Le Sichuan séduit par sa diversité et son équilibre entre tradition et modernité, entre nature et culture…

🐼 Le Centre de recherche sur le panda géant : à ne pas manquer

Le Centre de recherche et d’élevage du panda géant de Chengdu (Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding) constitue l’attraction phare de la ville, et pour cause : c’est l’un des rares endroits au monde où l’on peut observer ces créatures emblématiques dans un environnement semi-naturel minutieusement aménagé.

La visite, idéalement programmée tôt le matin lorsque les pandas sont les plus actifs, permet d’observer ces animaux extraordinaires dans leurs activités quotidiennes. Contrairement aux zoos traditionnels, ce centre de conservation offre une expérience éducative de premier ordre, expliquant les défis considérables liés à la préservation de cette espèce menacée.

La visite du Centre de recherche et d’élevage du panda géant de Chengdu nécessite quelques explications et conseils. J’ai publié un article dédié, avec de nombreuses photos et une vidéo.

Si vous souhaitez lire mon article complet sur le Centre de recherche et d’élevage du panda géant de Chengdu (Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding) cliquez sur ce lien :

Vous ne l’avez pas lu ? Plus d’infos sur cet article :
Visiter le Centre des pandas géants de Chengdu, Chine

2. La cuisine du Sichuan à Chengdu : un voyage gastronomique audacieux

On ne vient pas au Sichuan sans goûter à sa cuisine réputée.

Si le Sichuan fascine les voyageurs avertis c’est en grande partie grâce à sa cuisine légendaire, considérée comme l’une des quatre grandes traditions culinaires chinoises. À Chengdu, capitale gastronomique de la province, l’art de la table atteint des sommets de sophistication et de complexité qui raviront les palais les plus exigeants, et vous n’aurez que l’embarras du choix.

La cuisine sichuanaise se distingue par sa philosophie du « málà« , cette sensation unique combinant la puissance des piments et l’engourdissement provoqué par le célèbre poivre du Sichuan. Contrairement à une idée reçue il ne s’agit pas de brûler les papilles (et pourtant !), mais de créer une symphonie de saveurs où sept goûts fondamentaux se côtoient : piquant, sucré, salé, aigre, amer, parfumé et umami. Cette complexité aromatique résulte de techniques culinaires raffinées développées depuis plus de deux millénaires.

Si vous trouverez des restaurants de cuisine sichuanaise dans toutes les métropoles de Chine c’est bien évidemment à Chengdu que vous trouverez les restaurants les plus authentiques pour cette cuisine régionale.

Je vous recommande d’interroger votre guide local pour obtenir les meilleures adresses, ou de vous adresser au concierge de votre hôtel tout en précisant que vous souhaitez expérimenter des restaurants fréquentés par des Chinois de Chengdu. Ceci afin d’éviter les cantines touristiques destinées aux touristes locaux.

Une immersion authentique dans cette gastronomie débute par la découverte des marchés locaux, comme celui de Qingshiqiao, où les étals débordent de légumes exotiques, de champignons rares et d’épices aux parfums développés.

Les restaurants traditionnels de Chengdu offrent des expériences inoubliables, qu’il s’agisse de tables étoilées revisitant la tradition ou de gargotes familiales où les recettes se transmettent de génération en génération.

Le « huǒguō« , la fondue sichuanaise, constitue un rituel social incontournable. Dans une marmite divisée, bouillonnent d’un côté un bouillon rouge incandescent saturé de piments, de l’autre un bouillon clair apaisant. Les convives y plongent viandes finement tranchées, légumes croquants et tofu soyeux, créant leur propre composition gustative. Vous noterez que si vous avez commencé prudemment par le bouillon clair, vous finirez par apprécier le feu du bouillon vermillon !

Canard bouilli aux épices (une chair tendre avec des notes d’anis étoilé et de cannelle), le fameux poulet – ou crevettes – Kung pao avec ses cacahuètes, des crevettes vapeur à l’ail sur un lit de vermicelles de riz, des têtes de lapin au piment du Sichuan à grignoter en street-food, des pâtisseries créatives aux allures du panda, emblème de la province…

Les établissements réputés proposent des décors raffinés pour déguster cette spécialité dans une atmosphère élégante. D’autres établissements plus populaires offrent des animations, danses traditionnelles, extraits d’opéras, et autres jongleries pour distraire petits et grands entre deux bouchées incandescentes.

Parmi les plats emblématiques à découvrir absolument, le « mapo tofu » révèle toute la subtilité de cette cuisine : du tofu soyeux nappé d’une sauce rouge épicée à base de viande hachée et de doubanjiang (pâte de fèves piquante) pour un contraste de textures.

Le poulet kung pao est un plat simple dont la réputation n’est plus à faire. Ce poulet aux cacahuètes et piments séchés séduit par son équilibre entre la suavité des cacahuètes et l’intensité du piment séché du Sichuan. J’ai suivi une cooking class à Shanghai deux semaines plus tard pour apprendre à le préparer, je vous en reparlerai !

Réserver à l’avance une Cooking class (en anglais la plupart du temps) permet d’apprendre à maîtriser l’art du piment (entre autres). Une expérience enrichissante qui permet de rapporter chez soi bien davantage que des souvenirs photographiques.

Les voyageurs gourmands se doivent d’envisager la visite du marché, pour acheter notamment des piments séchés entiers ou en flocons et de la sauce pimentée volcanique à répartir sur vos plats au retour. Les connaisseurs achèteront le célèbre poivre du Sichuan, des baies séchées rouges (piquantes) ou vertes (plus aromatiques, chlorophylle) pour aromatiser vos viandes blanches par exemple.

Enfin, les maisons de thé traditionnelles complètent parfaitement cette exploration gastronomique.

Vous cherchez un pays en particulier ?  : la liste des autres pays à découvrir !

3. Leshan et son Bouddha colossal : un chef-d’œuvre millénaire

Une prouesse sculpturale vieille de douze siècles

À deux heures de route au sud de Chengdu se dresse l’une des merveilles sculpturales les plus impressionnantes d’Asie : le Grand Bouddha de Leshan.

Taillé directement dans une falaise de grès rouge au confluent de trois rivières, ce colosse de 71 m de hauteur et 24 m de large domine le paysage depuis plus de douze siècles.

La tête massive mesure près de 15 m de haut sur une largeur de 10 m. En la contournant par le haut vous verrez dans le détail une partie des 1021 petits chignons assurant le drainage de l’eau de pluie sur ce colosse.

Classé au patrimoine mondial naturel et culturel de l’UNESCO, c’est le plus grand bouddha en pierre jamais sculpté.

La construction de cette œuvre monumentale, initiée en 713 par le moine Haitong, nécessita près de 90 ans de travaux laborieux. La légende raconte que le moine souhaitait apaiser les esprits des eaux tumultueuses qui provoquaient de nombreux naufrages. Ce seraient les roches extraites de la falaise pour sculpter ce bouddha qui, jetées dans la rivière, auraient combler les trous responsables des flots agités.

Au-delà de l’aspect spirituel, l’ingéniosité technique de cette sculpture force l’admiration : le système de drainage sophistiqué, intégré dans la chevelure et les vêtements du bouddha, assure sa préservation en évacuant les eaux de pluie.

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Deux façons de découvrir le Bouddha de Leshan : escalier ou croisière

Bien sûr ce bouddha exceptionnel attire la foule, essayez de vous y rendre le matin à l’ouverture et faites le tour en commençant par son sommet. La période de confinement du Covid a tout de même permis aux autorités d’entretenir ce monument dans des conditions sécurisées, et en 2025 il a l’air… tout propre !

Une inscription dans une dalle de pierre vous indique que vous êtes à 7 800 km de Paris (à vol d’oiseau sans doute).

Comptez deux bonnes heures sur place. D’abord pour monter tranquillement à pieds jusqu’à hauteur de la tête (chemin accessible et marches), puis pour faire le tour de la tête du Bouddha en prenant des photos. N’oubliez pas la descente (plus rapide que la montée, certes). Et la grimpette jusqu’à la pagode. Et le tour du temple. Et un arrêt déjeuner après votre visite, sur place dans l’un des restaurants petit budget au niveau des petits bus électriques qui acheminent les touristes jusqu’à l’entrée du parc pour le Bouddha. Bref, deux bonnes heures !

Les Chinois l’admirent, s’admirent (selfies), et viennent aussi pique-niquer là en famille : si vous êtes souriant.e, un peu curieux, on vous offrira rapidement de vous joindre à une famille pour goûter à des plats qui se partagent. C’est du vécu !

Pourtant vous souhaitez voir ce bouddha d’un peu plus près, ou d’un peu plus loin :
– la descente de l’escalier vertigineux longeant la statue permet d’apprécier les détails minutieux de la sculpture et les proportions colossales de l’œuvre (les seuls orteils mesurent huit mètres de long). C’est une escapade qui nécessite une bonne santé physique, et qui n’est pas recommandée aux enfants. Je vous propose de jeter un oeil attentif à ma vidéo sur cet article… Certains tronçons se pratiquent l’un après l’autre, en attendant que ceux qui veulent remonter libèrent le passage (compter plus de deux heures parfois pour faire l’aller-retour).

– j’ai opté pour l’excursion en bateau sur la rivière, une petite croisière paisible qui offre en moins de 20 minutes une vue d’ensemble saisissante, révélant toute la majesté de ce bouddha en méditation. Sans compter que vous verrez aussi les soldats de 8 m de haut, sculptés dans la roche de chaque côté du bouddha. Vous pourrez admirer le colosse dans sa totalité, et vous aurez un meilleur aperçu de son gigantisme, de ses dimensions (en ayant une échelle humaine avec les touristes qui ont atteint ses orteils). Le bateau stationne quelques minutes face au bouddha afin que chacun puisse en profiter, avant de revenir au point de départ.

Extension vers le Mont Emei et ses temples sacrés

Et puisque le bouddha géant de Leshan est situé au pied du Mont Emei (ou Emei Shan) l’un des quatre monts sacrées bouddhistes de Chine, vous pourriez envisager d’y passer une nuit ou deux pour randonner dans ce paysage forestier et visiter quelques temples sur ce site qui fut à l’origine de l’expansion du bouddhisme en Chine.

Les plus courageux graviront les innombrables marches qui mènent jusqu’à la statue dorée de Bouddha (48m de haut). Comptez au minimum une demi-journée de grimpette (et descente). J’ai lu plusieurs récits à ce sujet, j’admets avoir passé mon tour pour me concentrer sur les temples de la région.

Plus accessible donc, la visite du temple Fuhu et ses satellites, dont voici une série de photos intérieures et extérieures. Ce temple, surnommé le temple du Tigre Couché (en français), comprend un monastère dans lequel vous pourrez dormir si vous le souhaitez (réservez à. l’avance !).

Comptez au moins 2 à 3 heures pour la visite du site de Fuhu, hors durée de téléphérique et d’ascension par les escaliers (marches faciles mais nombreuses). L’atmosphère sur place est sereine, et la découverte des temples successifs s’effectue dans le calme.

Toute la zone paysagère du Mont Emei (dite aussi Emeishan) est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Je vous invite à lire (en français) cette page consacrée au mont Emei pour en apprendre bien davantage (et pour voir les sentiers de randonnée qui grimpent vers la statue dorée) : Mont Emei, site classé UNESCO.

D’autres informations (en anglais) : région du Mont Emei (Emeishan)

Une option de visite dans la région de Chengdu

S’il vous reste quelques jours sur votre itinéraire vous pourriez envisager de découvrir les paysages de la vallée de Jiuzhaigou. Je n’ai pas eu le temps de m’y rendre mais mon guide à Chengdu m’a parlé de ce parc national, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en évoquant un paysage poétique de lacs aux eaux turquoises, de cascades spectaculaires et de forêts multicolores qui semblent tout droit sortis d’une peinture traditionnelle chinoise.

Il aurait fallu que je prolonge d’au moins deux jours mon séjour au Sichuan, cependant le voyageur curieux doit toujours faire des choix frustrants. Néanmoins je me devais de partager cette information avec vous.

Pourquoi n’ai-je pas pris le temps d’aller explorer la vallée de Jiuzhaigou ? Parce que Chengdu n’était pour moi qu’une étape indispensable pour atteindre l’objectif premier de ce second voyage en Chine : visiter le Tibet.

Conseils pratiques pour organiser votre voyage à Chengdu

Le Sichuan se visite idéalement au printemps (avril-mai) ou en automne (septembre-octobre), périodes offrant un climat agréable et des paysages particulièrement photogéniques.

L’été peut être chaud et humide, tandis que l’hiver rend Jiuzhaigou difficile d’accès en raison de la neige.

Comptez au minimum 4 à 5 jours (surtout si le Sichuan est la première étape de votre voyage en Chine) pour découvrir ces trois incontournables sans précipitation, en privilégiant des hébergements de qualité (quelque soit votre budget) qui vous permettront d’apprécier pleinement l’hospitalité sichuanaise.

Pour ma part, en mai, j’ai résidé plusieurs nuits au coeur de Chengdu, dans un hôtel mêlant tradition et ultra-confort : Temple House qui vient d’être renommé Upper House (je vous recommande vivement). Je publierai sous peu un article dédié à cet hôtel qui m’a vraiment séduite.

À Leishan j’ai dormi deux nuits à l’hôtel Hong Zhu Chan : très bon confort, bain chaud sur votre terrasse privée, mais très isolé en pleine forêt donc vous devrez dîner sur place, ce qui n’est pas un problème.

Comment se rendre au Sichuan, en Chine ?

✈️ L’aéroport international de Chengdu-Shuangliu est le principal hub aérien du sud-ouest de la Chine. Moderne et bien desservi, il permet de rejoindre facilement la région du Sichuan. Les compagnies Air China et Sichuan Airlines assurent des vols réguliers vers toutes les grandes villes chinoises, ainsi que vers Lhassa, au cœur du Tibet.

🌍 Côté international, Chengdu est connectée à de nombreuses destinations : Bangkok, Singapour, Hong Kong, Macao, Kuala Lumpur, Katmandou, le Japon, Vienne, Amsterdam et Séoul. D’autres liaisons vers l’Europe et l’Asie du Sud-Est sont également en développement.

⏱️ Durée du vol : Environ 3 h depuis Pékin, 2 h 30 depuis Shanghai, 10 à 12 h depuis l’Europe (avec escale dans l’une des deux villes citées ci-dessus). Pour ma part j’ai transité par Shanghai, sans difficulté. Si vous voyagez en Classe Affaire au départ de l’Europe un agent à Shanghai vous oriente vers le comptoir d’enregistrement pour le vol suivant, aucun risque de vous perdre ni de perdre du temps.

🚗 Transfert depuis ou vers l’aéroport : métro ligne 10, bus express ou taxi (environ 40 à 60 CNY selon l’heure et la circulation).

🚄 Pour les voyageurs qui préfèrent le train, des lignes à grande vitesse relient Pékin et Shanghai à Chengdu. Un trajet pratique, confortable qui permet aussi de découvrir les paysages chinois tout au long du voyage. Là encore n’hésitez pas à envisager la Classe Affaires, bien différente de celle de nos trains européens et avec un service personnalisé (aucun risque de rater votre train !).

Conclusion : le Sichuan, une Chine authentique et intrigante

Le Sichuan n’est pas (encore) une destination que les visiteurs mettent systématiquement sur la liste des régions à visiter lors d’un premier voyage en Chine. La Grande Muraille de Chine accessible surtout depuis Pékin, la province très photogénique du Gangxi, et la vibrante Shanghai attirent toutes les convoitises.

Pourtant le Sichuan séduit par sa diversité et son équilibre entre tradition et modernité, entre nature et culture. C’est une destination encore préservée, idéale pour les voyageurs curieux, gourmands et amateurs de culture, encore relativement à l’abri du tourisme de masse (si vous vous levez tôt pour être à l’ouverture de tous les sites).

La région de Chengdu en particulier est une destination qui récompense ceux qui prennent le temps de la découvrir véritablement, même en seulement quelques jours.

Si vous avez eu l’opportunité de visiter le Sichuan peut-être pourriez-vous nous en faire profiter en indiquant dans les commentaires ci-dessous quels sont les autres sites que vous recommandez ? Merci ! 🙂

Envie d’en apprendre davantage sur mes deux voyages en Chine ? Voici quelques pistes à explorer :

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