Bhoutan, monastère Taktshang ©Marie-Ange Ostré
Je suis partie en voyage au Bhoutan pendant 14 jours début octobre 2014. Le Bhoutan est un royaume d’Asie, état indépendant situé entre le nord de l’Inde et la Chine (Tibet), sur la chaîne montagneuse de l’Himalaya.

 

Pourquoi faut-il préparer avec soin son voyage au Bhoutan ?

Ce pays est encore très peu fréquenté par les voyageurs : le Bhoutan a ouvert ses portes aux étrangers depuis 1978 seulement (aux touristes depuis 1998), le gouvernement souhaitant préserver avant tout son environnement, sa culture et ses traditions. Il est donc important de déterminer vos objectifs pour ce voyage : paysages, randonnée, culture,…

Le Bhoutan est réputé pour être l’un des derniers sanctuaires en terme de flore et de faune, c’est le dernier pays au monde à avoir accepté la télévision sur son territoire, et le dernier pays à s’être connecté à Internet. C’est aussi un pays « non fumeur », où il est illégal de fumer quelque tabac que ce soit (même si au coeur du pays j’ai vu des champs parfois cernés de plants sauvages de cannabis). Pour toutes ces raisons je rêvais depuis une trentaine d’années de me rendre au Bhoutan, une forme d’aboutissement pour ma vie de voyageuse au long cours.

Sachant que je ne visiterais ce pays sans doute qu’une seule fois je souhaitais aller là où les touristes ne vont pas habituellement, c’est-à-dire pousser jusqu’aux limites de l’Est du pays. Je ne le regrette pas puisque je peux dorénavant avoir un avis global sur ce pays. Cependant si vous connaissez déjà le sud-est asiatique et ses rizières il n’est pas nécessaire d’aller aussi loin vers l’Est.

Ce pays est superbe et je suis très heureuse de l’avoir parcouru plus que nécessaire. Néanmoins je n’en garde pas un souvenir conjugué au superlatif, déçue par certains aspects. Voici donc mon point de vue sur ce voyage au Bhoutan (cet avis est personnel et n’engage que moi) :

  • Un voyage au Bhoutan est onéreux : on ne se rend pas au Bhoutan en mode sac à dos et le nez au vent, on ne peut pas improviser son voyage une fois sur place. Pour obtenir un visa d’entrée (si vous n’êtes pas né dans les régions limitrophes de l’Inde) il vous faut obligatoirement passer par une agence de voyage locale agrée par le gouvernement qui impose un minimum de dépenses à engager et à régler avant même d’obtenir votre visa. Vous paierez 250$ en haute saison par jour et par personne, pour un hébergement en catégorie standard, incluant la majorité des repas, voiture de location, carburant, chauffeur et guide anglophones. Ajoutez à cela les frais d’avion pour vous rendre au Bhoutan (avec l’inévitable stop à Bangkok ou New Delhi, et souvent une nuit d’hôtel obligatoire pour patienter jusqu’au lendemain donc des frais de visa pour l’Inde) puisque la compagnie nationale Drukair est la seule autorisée à pénétrer dans l’espace aérien du Bhoutan (quand on approche l’aéroport de Paro on comprend aisément cette restriction !). Ajoutez également des suppléments si vous souhaitez dormir dans des chambres ou des hôtels de catégorie supérieure (des suppléments importants), et un budget pour des achats locaux (tissages onéreux, bijoux traditionnels moins cher, objets réalisés en bois ou en os et / ou poils de yack, etc…).
  • Un voyage au Bhoutan au-delà de 7 jours peut s’avérer monotone. Au cours de ces journées de voiture vous vous arrêterez dans le monastère, le temple et la forteresse que détient chaque province du pays. Vingt provinces = vingt monastères, vingt temples (au minimum), et vingt forteresses. Tous ces bâtiments d’une belle architecture sont construits en majorité sur le même modèle, et surtout rénovés récemment de la même façon. Après la troisième forteresse on s’ennuie un peu, après le cinquième temple on aspire à se promener dans les ruelles des villages plutôt qu’à écouter les mêmes légendes ou la même histoire du très vénéré Guru Rinpoche pour la cinquième fois. Cependant certaines forteresses et certains monastères présentent quelques particularités, il ne faut donc pas les manquer : plus anciens, ou mieux rénovés, ou plus vastes, ou encore abritant un petit musée. Je suis restée 14 jours au Bhoutan quand la plupart des programmes vendus ne proposent que 8 jours. Par rapport aux activités proposées sur le chemin et aux distances parcourues ce voyage m’a parfois paru interminable quand je passais la majeure partie de la journée en voiture sur des routes chaotiques. La difficulté des échanges avec la population locale en dehors de votre chauffeur et de votre guide accentue ce sentiment de monotonie. Le contact avec les moines âgés qui parlent parfois un peu d’anglais embellit une journée. 

Je suis parfois surprise par les commentaires dithyrambiques de certains voyageurs sur Internet à propos du Bhoutan…

S’il est vrai que ce petit royaume de l’Himalaya mérite le détour du fait de très beaux paysages montagneux, d’une population discrète mais accueillante, et d’une faune qui doit être certainement intéressante lorsque l’on sait vous la montrer, il s’agit tout de même d’un voyage façon road-trip : pour rejoindre deux hôtels en voiture (donc changer de région sinon de ville) il vous faudra parcourir de 6 à 8 ou 9 heures de voiture chaque jour. Du fait de la topologie de ce pays montagneux, du fait aussi des routes qui sont toutes en travaux quasi permanents (élargissement de la chaussée, création de ponts, et surtout nettoyage des éboulements ou glissements de terrains), votre véhicule dépassera rarement les 40km/h dans ce pays où la vitesse est limitée partout à 50km/h (comment pourraient-ils rouler plus vite sur ces routes en lacets ?) et 80km/h près de la capitale sur une deux voies récente. Des tronçons de route sont parfois coupés littéralement à certaines heures du jour afin de permettre les travaux et vous vous lèverez à l’aube pour atteindre à temps cette portion qui ne laisse passer les véhicules que pendant une heure. Conduire de nuit n’est guère recommandé sur ces routes accidentées, les chauffeurs s’y risquent peu.

Notez aussi que lorsque l’on sort du circuit habituel vendu aux touristes vous entrez dans des provinces qui ont encore des check-point : votre chauffeur s’arrête devant un petit bâtiment administratif, votre guide fait tamponner votre programme de voyage par quelques officiels qui valident votre entrée en cette province. Les enfants vous regardent avec de grands yeux, et les officiels sont plutôt souriants, voire curieux. Un petit côté Indiana Jones amusant…

Je suis allée au Bhoutan sciemment en période de festivals de chants et danses traditionnels. A ne pas manquer si vous souhaitez observer la population en costume traditionnel de fête même s’il vous faudra pour cela subir le soleil sans abri pendant des heures à Thimphu (emportez chapeau, lunettes et crème solaire), ou subir les touristes mal gérés (au festival du feu dans la région de Bumthang où les moines se montrent d’ailleurs excédés par l’afflux de touristes indisciplinés, des touristes essentiellement locaux). Au bout d’une journée et demi de festival vous irez chercher le calme ailleurs.

Par contre ces festivals culturels se tiennent en fin d’été : vous ne verrez donc aucune des célèbres (et innombrables) forêts de rhododendrons ou azalées en fleurs, le paysage montagneux s’avère alors très vite monotone malgré de superbes vallées encaissées et au loin (très loin) les sommets enneigés les plus hauts de l’Himalaya au gré des cols traversés. Pour voir les rhododendrons en fleurs préférez la fin mars (début de printemps, pluvieux et gris, avec des routes parfois impraticables d’après les dires de mon guide et de mon chauffeur).

Les prestations hôtelières ne sont pas encore toutes à la hauteur. Les hôtels en catégorie standard sont parfois décevants : mal entretenus pour certains, avec une salle de bains très sommaire pour d’autres, et enfin pour l’un d’entre eux situé aux portes de la frontière avec l’Inde au dernier jour de mon voyage j’ai carrément claqué la porte en annonçant que je préférais dormir dans la voiture plutôt que dans cette chambre à la salle de bain puant l’urine. Très embarrassé (le responsable de l’agence de voyage locale refusait de me répondre au téléphone) mon guide a réussi à me trouver une chambre très propre dans un petit hôtel à proximité, ce qui m’a permis de surcroît de profiter d’un excellent dîner indien. 

Si je compare avec les tarifs pratiqués en Asie dans cette même région les hôtels de catégorie supérieure au Bhoutan sont très cher. Certains sont à la hauteur de ce tarif (et encore), d’autres mériteraient d’être déclassés.

Attention : votre agent de voyage aura tendance à vous loger dans des établissements bas de gamme, sans doute pour augmenter son profit. Avant de payer la totalité de votre voyage au Bhoutan exigez de recevoir le nom et les coordonnées de chaque hôtel sur votre parcours et cherchez des informations sur Internet même si nombre de ces établissements (hôtels ou restaurants) n’ont pas encore de site web ou ne sont pas référencés par les sites d’avis en ligne. Sur place si vous avez un doute en arrivant à l’hôtel, insistez pour parler avec votre agence, et si nécessaire faites donc un peu pression en menaçant de vous plaindre au ministère du tourisme ou de le signaler sur vos réseaux sociaux… Cela ne m’était jamais arrivé auparavant, et je ne le referai sans doute jamais plus, mais cela indique mon degré de frustration sur le moment. Payer cher pour un voyage rare, d’accord. Encore faut-il que les prestations le méritent, Bhoutan ou pas.

cuisine traditionnelle du Bhoutan

Un repas traditionnel au Bhoutan (même s’il s’agit là de mets sans doute un peu plus raffinés que ceux servis sur une table familiale). Dans le sens des aiguilles d’une montre : riz rouge (production locale), curry de poulet (un peu sec), champignons mijotés dans une sauce au fromage (excellent !), pommes de terre façon gratin dauphinois mais sans le gratin), et l’inévitable piment haché (très puissant). Accompagné d’un thé noir, et d’une tasse de thé au beurre de yak (rosé). L’ensemble est bon, roboratif, copieux. Restaurant Bhutan Kitchen, situé à Thimphu (je l’ai signalé sur Google Avis qui l’ignorait).

On ne voyage pas au Bhoutan pour découvrir les charmes de sa gastronomie : elle est quasi inexistante et le ministère du tourisme est à peu près honnête sur cet aspect. Pourtant même si vous serez prêt à vous contenter de peu de diversité (dans les hôtels affichant 5* vous trouverez quelques plats occidentaux en sus des plats locaux), il vous faudra beaucoup de bonne volonté pour accepter sans ronchonner au bout de quelques jours des assiettes constituées des mêmes aliments préparés de la même façon. Pour résumer : 14 jours = 28 repas, tous identiques ou presque.

Quand le voyage n’est déjà en lui-même pas très satisfaisant, et que vous aspirez à vous détendre le soir dans un hôtel correct pour prendre un verre et profiter du dîner, vous déchantez rapidement. Quand le petit déjeuner s’avère peu diversifié, voire frugal en certains lieux, vous  n’êtes guère enclin à faire des concessions ensuite surtout si vous ne souhaitez pas vous nourrir de ces petits sachets de chips que l’on trouve en vente partout sur la route. 

Ce manque de diversité s’explique aisément : du fait de son climat le pays a entrepris il y a peu la culture de la pomme de terre, qui est en train de détrôner la consommation de riz (moins facile à produire que la pomme de terre). Enclavé entre Chine et Inde, au bout de la chaîne himalayenne, le pays ne profite d’aucune côte, le poisson est donc rare. L’élevage de prédilection reste celui du yak, et du poulet. Les produits d’importation sont encore rares, et très chers. N’étant pas (encore) voyageur lui-même le Bhoutanais n’a pas encore développé le goût de l’exotisme dans son assiette. Si l’on apprécie le concept éco-durable même en voyage, on respectera.

L’ingrédient primordial et revendiqué de la cuisine au Bhoutan : le piment, fort, puissant. Vous le verrez sécher au soleil sur les toits des maisons dans les campagnes. Il est dosé de façon raisonnable par les restaurateurs et hôteliers habitués à recevoir une clientèle étrangère, il est nettement plus présent dans un restaurant fréquenté par les locaux (où vous aurez du mal à entrer tant votre guide et votre chauffeur sont conditionnés pour que vous ne subissiez aucun désagrément pendant votre voyage).

Le plat national est le « uma datsé« , du piment vert ou rouge, mijoté longuement dans une sauce crémeuse au fromage de yack. Une version autorise des pommes de terre coupées en lamelles. La version luxueuse intègre des champignons (chinois ou sauvages, type chanterelles). Mon avis ? Ce plat est délicieux, même au bout de 14 jours !

La cuisine bhoutanaise : en gourmande invétérée et partant du principe que la table vous en apprend beaucoup sur la culture locale et les ressources naturelles, j’ai goûté à tout ce qui m’était proposé au cours de ce voyage au Bhoutan. J’ai apprécié sans retenue le plat local emblématique : uma datsé, une mijotée de piments dans une sauce au fromage. J’ai même déniché sur un stand au marché de Thimphu un joli livre de recettes bhoutanaises (en anglais, publié par un Bhoutanais) qui ne présente que vingt-sept recettes de cuisine (dont certaines sont des variantes), ce qui confirme le peu de diversité. Si vous êtes curieux, gourmand, ou si vous êtes collectionneur, je vous recommande ce livre : « Bhutanese Cookbook« , rédigé et illustré par Punap Ugyen Wangchuk.

En ce qui concerne les hôtels et les restaurants je vous invite à retrouver mes commentaires publiés sur un réseau que j’apprécie peu tant j’y retrouve parfois des commentaires criants de mensonge (publiés parfois par les propriétaires ou amis de quelques établissements ou au contraire par des concurrents mal intentionnés, notamment à Lombok en Indonésie où je vis). Malgré tout, le Bhoutan étant très peu commenté sur TripAdvisor mes commentaires pourront peut-être éclairer certains voyageurs désireux de s’y rendre, même si TripAdvisor a par ailleurs refusé à trois reprises l’un des avis (peu complaisant mais objectif et argumenté) que je souhaitais publier au sujet d’un hôtel soit-disant 5 étoiles déjà référencé par le géant des avis online (cet avis a finalement été accepté par TripAdvisor mais je m’interroge toujours sur la raison principale de ces trois rejets). Voici le lien vers mon profil TripAdvisor pour retrouver mes avis sur les hôtels et restaurants que j’ai testés sur place pendant mon voyage au Bhoutan :

Conclusion sur mon voyage au Bhoutan

Ce voyage au Bhoutan fut-il le plus beau voyage de ma vie ainsi que je l’avais imaginé ? Non. Et de loin (j’ai exploré à ce jour 72 pays dont 16 en Asie).

Mon sentiment de voyageuse après cette exploration du Bhoutan est d’avoir été abusée par un discours marketing trop bien rôdé, le fameux « Bonheur National Brut » et autres mantras du même type.

D’abord sur place les contacts directs avec la population locale sont rares (750 000 habitants seulement dont 95% ne parlent pas anglais), répartis dans des villages souvent à l’écart des grandes routes praticables en voiture puisque les Bhoutanais vivent essentiellement de l’agriculture et de l’élevage sur des pâturages situés en altitude. Il faut donc passer systématiquement par l’intermédiaire de votre guide et de votre chauffeur (des compagnons de route absolument charmants mais imposés par l’Etat qui interdit aux voyageurs étrangers de conduire au Bhoutan, sauf si vous êtes natifs du Nord de l’Inde toute proche).

D’autre part, comme je le souligne plus haut, même si j’avais soigneusement préparé cet itinérance six mois à l’avance avec l’agence de voyage (obligatoire) choisie librement sur Internet mais agréée par le ministère du tourisme du Bhoutan, j’ai tout de même eu le sentiment d’avoir été parfois manipulée sur place : hôtels peu conformes à ce qu’on vous laisse envisager, trajets souvent trop longs (en terme de durée mais les hôtels sont peu nombreux en dehors de la boucle touristique classique), découverte d’un parc botanique en friche, oiseaux migrateurs garantis (ah ?) mais « hélas ce n’est pas la bonne saison…« , village d’artisanat pour admirer la sculpture sur bois pourtant « nous sommes dimanche et le dimanche tout est fermé… » (trois heures de route en sens inverse pour revenir au point de départ du matin), etc…

Je conserve malgré tout de beaux souvenirs : la grimpette fabuleuse mais exténuante jusqu’au monastère de Taktsang au-dessus de Paro (un site sublime), une rencontre un peu mystique avec un moine âgé qui m’a approchée dans un monastère, l’accueil sans réserve mais discret d’un responsable de monastère jamais visité sur les hauteurs de Luentsé en dehors des sentiers battus dans le nord-est du pays, les chants et la musique de jeunes moines en formation, la vue sur les sommets himalayens enneigés depuis les cols à 3850m d’altitude, la superbe forteresse de Punakha dont il faut visiter l’intérieur et l’impressionnante forteresse de Trongsa qui se dresse fièrement sur un éperon rocheux, quelques heures passées chez l’habitant invitée spontanément pour prendre un thé, l’observation du langur doré (singe en voie d’extinction) dans son milieu naturel, etc… De nombreux et beaux moments.

Retournerai-je un jour au Bhoutan ? Non. Certainement pas. Même si les Bhoutanais sont charmants, même si les paysages sont souvent très beaux. Le gouvernement du Bhoutan doit encore apporter de nombreuses améliorations avant de hisser véritablement sa destination au rang convoité des plus agréables au monde. A mes yeux aujourd’hui le Bhoutan est une destination surévaluée par son ministère du tourisme qui tente d’en faire une destination de prestige, quelques soient les commentaires élogieux de certains voyageurs. Je m’interroge toujours en lisant ceux de certains, dithyrambiques : faut-il y voir là ce que j’appellerais un snobisme inversé de la part du voyageur refusant résolument d’exprimer une juste objectivité afin de mettre plutôt l’emphase sur sa participation à un voyage rare ?… Au cours de mon voyage au Bhoutan j’ai croisé plusieurs voyageurs occidentaux (Européens et Américains) qui comme moi, à l’aune du budget engagé, se déclaraient déçus par les prestations vendues, et déçus par rapport à l’image projetée par le Bhoutan. Superbe pays, mais peut mieux faire sur le plan touristique d’autant que ce tourisme se veut haut de gamme et qu’il est étroitement encadré. 

Donc si vous avez le budget et que vous souhaitez passer une belle semaine dans un royaume himalayen, offrez-vous seulement une boucle de huit jours entre Paro / Thimphu / Punakha / Trongsa / Bumthang. Ou optez pour des randonnées de plusieurs jours notamment au départ de Punakha, une belle région qui semble appréciée des randonneurs. 

De mon côté j’irai sans doute traîner prochainement au Zanskar, région himalayenne qui a l’air de tenir ses promesses. Ou bien au Tibet ?

 

Le Bhoutan est le dernier royaume situé dans la région himalayenne, avec une superficie équivalente à celle de la Suisse. Sa population estimée à 750 000 habitants est répartie essentiellement sur les hauts plateaux et dans les vallées de l’ouest du pays. Son économie est basée sur l’agriculture, l’élevage, l’exploitation forestière, la vente à l’Inde d’électricité (origine hydrodynamique), et plus récemment le tourisme. Plus d’informations sur le site web de l’office de tourisme du Bhoutan.

Rédiger et illustrer un site web ou un blog représente des heures de travail. Prélever des textes (tout ou partie) ou des photos sur ce site web est strictement interdit. Des outils permettent aujourd’hui de dénicher facilement les « emprunteurs » et de les poursuivre. Si vous souhaitez utiliser un extrait d’article ou une photo demandez préalablement en utilisant la page Contact sur ce site. En vous remerciant pour votre compréhension.

Marie-Ange Ostré

Blogueuse voyage depuis 2004, auteure et photographe, j'ai exploré 75 pays à ce jour et vécu en différents endroits (Indonésie, Espagne, Suisse, La Réunion, île Maurice). Si vous appréciez mes publications n'oubliez pas de me suivre sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram et Facebook. Merci pour votre fidélité !

Comments 6

  1. Chère Marie-Ange, ma fille de 19ans et moi voyagerons du 24 mai au 21 juin en Inde:New Delhi, région du Rajasthan et son désert ainsi qu’une expédition plus au nord. Goa fait aussi partie de nos plans. Nous aimerions ajouter une autre destination, j’hésite entre le Népal et le Bouthan. Le Tibet risque de me faire pleurer, trop d’oppression. Je ne connais pas l’Asie sauf Bali, Flores et Sulawesi. Aimons courte trek, beaux paysages, peuples accueillants. Je sais que j’ai besoin d’un guide/chauffeur au Rajasthan. Je suis à Hawaï depuis un mois entre bientot a montreal pour préparer ce voyage. J’arrive aussi du Perou, si je peux de mon côté vous offrir de l’info sur ces destinations, n’hésitez pas. Merci de me répondre si le coeur vous le dit.

    • Bonjour Vivianne,

      J’ai visité le Rajasthan, en avril 2015. Le Bhoutan aussi d’Ouest en Est, en octobre 2014. Je ne connais pas le Sulawesi mais j’ai une bonne connaissance de l’Indonésie en général (Bornéo, Java, Flores, Bali que je connais beaucoup trop, et Lombok sur laquelle je viens de vivre pendant 4 ans). Je ne suis pas encore allée ni au Népal ni au Tibet, mais j’ai envie des deux ! Je suis donc mal placée pour vous donner un conseil entre Népal et Tibet pour la suite de votre voyage au Rajasthan, d’autant que le Rajasthan sera un voyage dense, croyez-moi.

      D’après toutes mes lectures et l’image que je me fais du Népal et du Tibet, je dirais qu’il vaudrait peut-être mieux enchaîner le Tibet après le Rajasthan, et garder le Népal pour un prochain voyage à part entière. Aller au Tibet ce n’est pas forcément souffrir de l’oppression du peuple c’est aussi découvrir une région avec ses paysages, sa culture, ses traditions, en dehors de toute considération politique. Le Népal a souffert récemment de tremblements de terre importants, peut-être faut-il laisser à ce pays le temps de s’en remettre un peu avant de s’y précipiter. Le gouvernement népalais fait beaucoup depuis peu pour l’expansion du marché touristique, mais les Népalais souffrent aussi de conditions de vie très difficiles, et la stabilité politique n’est pas non plus au rendez-vous. Tibet ? Népal ? Juste après la richesse d’un voyage en Inde et plus particulièrement au Rajasthan (tant de beauté mais aussi tant de misère…) je crois que je choisirais le Tibet avec ses grands espaces pour m’aérer l’esprit, pour respirer, et pour me ressourcer. Le Népal me semble être une destination à part entière avec beaucoup d’efforts à faire, beaucoup de découvertes, beaucoup de densité.

      Quant au Bhoutan… C’est très beau, mais comme vous l’avez lu dans mon récit, j’ai trouvé ce pays un peu monotone sur 14 jours de traversée. Certains crieront au scandale, mais je publie ce que je ressens, je n’écris pas pour faire plaisir ni pour flatter. Je ne regrette absolument pas d’être allée au Bhoutan, j’en rêvais, je l’ai fait ! J’y ai vécu certaines expériences uniques, et j’y ai pris de très belles photos. C’est une destination radicalement différente du Rajasthan, du fait de sa géographie (altitude et montagnes) et du fait de son climat également. Différentes cultures par rapport à l’Inde. Les Bhoutanais semblent heureux et bien portants, différentes morphologies, différente religion. Mais le Bhoutan est accessible depuis New Delhi et puisque vous aurez déjà votre visa pour l’Inde (multi-entrées ?) vous n’aurez pas besoin d’en demander un (on n’entre au Bhoutan que par New Delhi ou Bangkok), et si vous vous limitez au tour classique que propose la majorité des agences de voyage vous serez sans doute enchantée de votre semaine au Bhoutan (une boucle qui vous fait rester dans l’Ouest du pays, le plus développé touristiquement parlant). Alors oui, pour une semaine très différente après 4 semaines au Rajasthan, je choisirais sans doute le Bhoutan. On en revient forcément avec le sourire. Par contre attention, c’est un voyage à préparer longtemps à l’avance puisque vous n’obtiendrez un visa pour le Bhoutan qu’à condition d’organiser (et de payer) la totalité de votre séjour à travers une agence de voyage agréée par le ministère du tourisme bhoutanais.

      Néanmoins ce n’est qu’une considération très personnelle, d’autres lecteurs auront sans doute un avis différent.

      Je vous souhaite un très beau voyage au Rajasthan !

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