boulephoto.jpgSur Ua Pou, île aux pics nombreux qui lui vaut le surnom d’île cathédrale, à 1h30 de speed boat de Nuku Hiva, les 2 167 habitants vous accueillent avec le sourire et le mot de bienvenue.

Le kumu, bouquet parfumé des MarquisiennesLe tutoiement ici, comme partout ailleurs en Polynésie, est de rigueur. Et très vite, si vous prenez le temps de bavarder un peu avec les femmes, vous les entendrez dire ‘ici, les femmes ont des c… !‘. Celles qui m’ont déclaré cela en riant maniaient sans trop d’effort barre à mine et truelle pour aider à la restauration d’un pae pae, site archéologique sur un ancien village des premiers habitants.

Le kumu marquisien, fleurs et écorces de fruitsLors d’une pause je les ai interrogées sur ce bouquet parfumé qu’elles portent dans les cheveux : le kumu. Elles le confectionnent avec des herbes et fruits cueillis au jardin : branches de menthe et de fenouil, fleurs de lys, écorce d’ananas bien mûr mêlé à de la racine rouge de santal. Ajoutez à cela un mystérieux fruit (non consommable) qui ressemble à une tomate cerise, jaune ou rouge, dont elle utilise la peau pour la mélanger à ce bouquet. Senteur entêtante dont elles se servent pour « embêter les maris à leur travail« …

Elles sont vives, gaies, elles ont le rire facile, et… leur réputation de dragueuse est connue sur toutes les Marquises ! Ici les femmes prennent l’initiative, et on comprend Gauguin et les autres qui, un jour, ont été envoûtés par le kumu, ce bouquet qu’elles appellent en français le filtre d’amour…

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