En ce 1er juillet je suis à Vancouver, en Colombie-britannique, et j’observe, j’écoute, j’admire : les Canadiens, le pays tout entier d’un océan à l’autre et du Nord au Sud, fête son Canada Day, sa journée du Canada. Une journée pendant laquelle les Canadiens expriment leur fierté d’être Canadien, du plus petit au plus âgé, en ce jour de célébration de l’indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni (1er juillet 1867).

Depuis ce matin c’est un tourbillon de blanc et de rouge qui papillonne autour de moi : femmes en robes rouges et foulards blancs, fillettes aux noeuds écarlates dans les cheveux, petits garçons aux baskets rouges,… tous arborent les couleurs du drapeau blanc à la feuille d’érable écarlate. Les hommes eux sont plus discrets même si l’inscription Canada ressort souvent en lettres blanches sur sweat-shirt rouge ou en lettres rouges sur tee-shirt blanc. 

Partout dans tout Vancouver de jeunes bénévoles distribuent drapeaux et pins aux couleurs de la feuille d’érable. Partout dans les magasins, dans les restaurants, dans le bus ou dans les taxis on vous souhaite : « Happy Canada Day ! ». Je dois ressembler à une Canadienne avec mon petit drapeau planté sur mon sac photo et même si une once de sentiment d’imposture me taraude de temps en temps je suis heureuse de participer, en tant qu’hôte, à cette liesse générale.

Pourtant, point de tumulte, point d’exubérance débordante : l’ambiance est bon enfant et de bon goût. Au marché public ce matin les commerçants arboraient les couleurs nationales, et vendaient du popcorn rouge et blanc. A Canada Place, le long d’un gros bateau de croisière à quai (blanc, heureuse coïncidence !), les enfants tendent leur joue pour que l’on y trace au pochoir ou avec un tampon encreur une belle feuille d’érable, rouge bien sûr. D’autres apprennent la technique de l’origami pour confectionner… Je vous laisse deviner. Plus loin ce sont des danses chinoises (plus de 37% de la population de Vancouver est asiatique), puis une salle d’exposition destinée au tourisme dans les Territoires du Nord (la province des aurores boréales), puis une autre salle consacrée aux forces de l’armée nationale.

Ce soir j’irai voir le feu d’artifice tiré au-dessus de l’eau, ou bien j’irai écouter des orchestres de jazz à proximité de mon hôtel sur la péninsule de Granville Island, une localisation idéale pour visiter Vancouver.

J’ai déjà beaucoup marché aujourd’hui, au marché ce matin sur Granville Island, puis dans l’immense Stanley Park où j’ai assisté à des tirs de canon assourdissants (je me demande à quoi ressembleront mes photos tant je sursautais à chaque tir puisque j’étais postée à moins de 30m). J’ai aussi photographié des totems, de vrais emblèmes des Canadiens autochtones d’avant la colonisation par les Européens et les Asiatiques. J’ai grimpé jusqu’en haut de la tour d’observation pour photographier le panorama sur la ville et jusqu’aux montagnes. Je me suis promenée longuement dans la ville, depuis Robson (quartier du shopping) jusqu’à Gastown, la partie la plus ancienne de Vancouver. Car Vancouver est une ville qui se découvre à pied, même si vous trouverez facilement des bus qui vous déposent dans tous les recoins de la ville et des bateaux-taxis pour traverser les bras de mer, notamment à False Creek que je surplombe depuis ma chambre d’hôtel.

Demain je partirai pour l’île de Vancouver, située à une heure trente de ferry depuis la ville du même nom. J’irai m’ancrer à Victoria pour quelques jours. Je vous raconterai.

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