Malaisie, architecture Old Chinatown Kuala Lumpur

Lors de votre prochain voyage en Malaisie vous arriverez sans doute par la capitale. Je vous suggère alors de prendre le temps d’une visite de Kuala Lumpur, pour comprendre la diversité de la population du pays et son histoire.

Tous les pays du sud-est asiatique sont réputés pour leur hospitalité. La Malaisie est l’un des états les plus florissants économiquement dans cette région mais riche aussi en terme de faune, flore et paysages, et l’un des plus faciles à explorer en toute sécurité. Après un séjour dense de deux semaines en Malaisie j’y aurais bien passé six mois tant la population y est attachante, tant il y a à découvrir, goûter, expérimenter. 

La capitale de la Malaisie, Kuala Lumpur, compte 1,8 millions d’habitants pour près de 30 millions de Malaisiens. Autant dire qu’elle subit le trafic automobile autant que les Parisiens en France, et que la population est bigarrée : Malais, Indiens, Chinois, mais aussi tous les travailleurs expatriés qui contribuent d’une façon ou d’une autre à la croissance économique du pays. Une croissance économique qui se traduit parfois par une architecture aussi sophistiquée que celle des célèbres tours Petronas, les plus hautes du monde lorsqu’elles furent inaugurées en 1998 (et toujours actuellement les tours jumelles les plus hautes).

Je ne sais pas pourquoi je suis toujours fascinée par ces tours un peu partout dans le monde ? Elles sont belles, expression narcissique d’un état, et je n’ai pu aujourd’hui m’empêcher de sortir l’appareil photo hors de la fenêtre de ma chambre d’hôtel pour prendre à l’aveugle et à bout de bras deux de ces clichés de profil. Une action un peu stupide (d’autant plus depuis une fenêtre située au 15ème étage), mais un beau défi ! J’espère que les services de sécurité de l’hôtel ne vont pas m’en tenir rigueur demain matin !

Ceci étant dit, j’ai eu envie de passer derrière le masque de cette modernité florissante.

Aujourd’hui j’ai donc suivi le guide. Pardon, les guides. Deux Malaisiens d’origine indienne qui se disputaient le plaisir de m’abreuver en informations et petites histoires.

J’ai lu ici et là sur des témoignages de voyageurs que Kuala Lumpur ne méritait pas plus d’une journée de visite. Or j’ai traversé les quartiers pour ainsi dire au pas de course (entre deux stops photo qui furent très nombreux et fort amusants du fait de ma rencontre chaque fois avec la population locale) et j’ai annulé une partie de mon programme de fin de journée pour avoir le temps de rentrer à l’hôtel et vous offrir quelques coups de flashs tout en couleurs avant de retrouver mon lit.

Pour l’instant grâce à de la vitamine C prise au saut du lit je ne subis pas le décalage horaire (+6 heures par rapport à Paris) mais par expérience je sais qu’il se manifestera dans 2 jours. Alors je capitalise sur ma forme actuelle et hop… 522 photos prises en 2 jours !

Ne croyez pas ceux qui vous diront qu’il n’y a pas grand-chose à faire ou à voir à Kuala Lumpur. Bien sûr c’est une grande ville, avec son tumulte, son bruit, sa circulation, ses grandes artères et ses tours d’architectes créatifs. Mais commencez donc comme moi par le vieux quartier de Old Chinatown. Notez bien que je ne dis pas « Chinatown » tout court mais bien le vieux quartier de Chinatown, soit Old Chinatown en anglais ici pour les locaux. Vous pourrez y passer la journée, amplement, sans vous ennuyer. À condition d’observer, de bavarder, de prendre le temps de poser des questions. Ensuite on vous emmènera plus loin, pour satisfaire votre curiosité.

Ne croyez pas ceux qui vous diront qu’il n’y a pas grand-chose à faire ou à voir à Kuala Lumpur…

Old Chinatown, le vieux quartier chinois, est un marché couvert improbable caché tout au bout d’une ruelle étroite. Vous y dénicherez également le plus vieux temple taoïste chinois vieux de 132 ans, le Sze-Ya Temple, que les touristes sont rares à visiter tant il fait partie des « secrets de Kuala Lumpur ».

Cherchez aussi le temple sikh aménagé dans un ancien commissariat de police (les couleurs de la police étant le bleu et le blanc en Malaisie), parce que jadis les Siks soldats venaient combattre pour les Anglais de la colonie.

Old Chinatown c’est l’arôme du café lentement torréfié sous vos yeux dans des containers métalliques.

C’est le « curry laksa » cuisiné sur le trottoir : mélange de nouilles chinoises cuites dans un bouillon de poulet fait maison additionné de lait de coco, avec quelques légumes et des crevettes. C’est presque le plat national traditionnel servi tant au petit déjeuner qu’au dîner (j’ai testé hier soir). Savoureux, parfumé, complet, il coûte moins d’un Euro. Qui dit mieux ?

Old Chinatown, c’est aussi le Old China Café avec son comptoir en bois et ses photos du siècle dernier. Ambiance garantie. C’est un thé malais pris sur le coin d’une table en fer blanc dans la rue, un thé servi avec du lait et du sucre (demandez-le sans sucre car le lait condensé utilisé est déjà sucré !).

Old Chinatown ce sont les fleurs de lotus vendues au détour d’une rue, et les ramboutans chevelus dissimulant la chair nacrée d’un fruit à la saveur de letchi, offerts par grappes.

Les micro-boutiques qui vendent de tout, du plus kitch au plus récent.

Ce sont aussi les maisons anciennes datant de fin 1800, de vieilles dames sans lifting vêtues de bleu, jaune, ou rose, subissant les affres du temps et du climat humide le long d’avenues modernes ou dans des ruelles oubliées, mais protégées par un décret national.

Et puis il y a le Kasturi Walk adjacent au quartier chinois, un ensemble de rues piétonnières pour acheter des tongs ou des peluches asiatiques à des prix défiant toute concurrence. Vous aboutirez sans vous presser au Central Market, un ancien bâtiment datant de 1883 rénové et transformé en centre commercial abritant produits artisanaux et touristiques. J’apprécie moins mais si vous avez des cadeaux à offrir ou des souvenirs à acheter c’est ici que vous trouverez. Et puis vous profiterez de l’air conditionné pendant quelques minutes, ce qui ne sera pas pour vous déplaire…

Ce soir, après cette visite de Kuala Lumpur, j’ai la tête pleine d’images, des sourires en stock, et des parfums, des saveurs, des souvenirs emmagasinés pour les jours à venir. Sauf que demain sera un autre jour sur le chemin de ma découverte de la Malaisie et… j’irai prendre un cours de cuisine 100% malaisienne avec une pro. Je vous raconterai !

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Cet article a été publié une première fois en mai 2012 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne. Les articles re-publiés ici le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont tous rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». J’ai ajouté davantage de photos à ces articles en les re-publiant mais malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à ces articles, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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