île Maurice, Terres de Couleurs de Chamarel

En voyage, je vous le répète souvent, vous devez mettre sur votre itinéraire les incontournables tout en sachant aussi sortir des sentiers battus. Évoquons aujourd’hui l’un des incontournables sur l’île Maurice…

Cet incontournable sur l’île Maurice ce sont les célèbres Terres de Couleurs de Chamarel.

J’avoue m’y être rendue un peu à reculons ce matin, parce que j’avais été très déçue par mes deux visites précédentes il y a une dizaine d’années. Or je ne comprenais pas que ces terres soient aussi réputées, et je tenais à comprendre.

À l’époque je n’étais pas encore accro à la photo comme je le suis aujourd’hui (j’étais davantage axée sur la photo sous-marine) et donc moins sensible à certains détails d’importance telle l’heure de la visite. Je vous recommande vivement de ne pas vous rendre aux Terres de Couleurs de Chamarel avant 11h du matin, et pas après 13h ou 14h en fonction de la saison et en fonction de la météo du jour. Pourquoi ? Pour laisser le temps au soleil de passer par-dessus les montagnes qui entourent ce site naturel. Pour que le soleil fasse vibrer les couleurs !

La route qui y mène est elle-même très jolie. Je vous conseille vivement de passer par celle qui grimpe sur la droite juste avant d’arriver à Baie du Cap quand vous venez de la côte Sud avec Bel Ombre derrière vous : superbe, à travers les champs de canne. Murs de bambous, bananiers, palmiers, un bel échantillon de la nature mauricienne sur une route de très bonne qualité mais en lacets serrés. Soyez prudents parce que les camions qui transportent la canne coupée sont envahissants surtout lorsqu’ils débouchent au détour d’un virage inattendu !

Avant d’arriver aux Terres de Couleurs de Chamarel soyez attentifs à une petite halte à faire pour une minute ou deux, le temps d’admirer la chute d’eau de Chamarel. Un petit bonus, encore une fois si la saison le permet car parfois en saison sèche (hiver austral donc l’été pour nous) l’eau se fait rare et la chute… absente.

île Maurice, chutes d'eau de Chamarel

Ensuite poursuivez votre route et utilisez le parking visiteurs pour accéder au site des Terres de Couleurs.

Mais qu’est-ce qui explique ce phénomène ?

Pour résumer les Terres de Couleurs de Chamarel sont le résultat d’une érosion naturelle du sol basaltique de l’île Maurice. Mais voici ce qu’en dit un panneau sur le lieu, unique source d’information :

« Ce phénomène naturel est le produit profondément décomposé et modelé par le ravinement de basaltes. Le climat chaud et humide a favorisé la décomposition du basalte à l’argile. L’hydrolyse (attaque chimique des minéraux par l’eau) étant totale, les éléments solubles tels que l’acide silicique et les cations sont lessivés, il reste sur place une forte composition de fer et d’aluminium qui constituent un sol ferralitique. Les sesquioxydes de fer ont une couleur anthracite et rouge, alors que les sesquioxydes d’aluminium ont des couleurs variant du bleu au bleu violacé ou bleu vert. »

Il faudra comme moi vous contenter de cela. Pas de dates, pas de périodes, pas de durée indiquée, ni de date de découverte du site.

Le site d’ailleurs est relativement petit. Vous en ferez le tour en suivant le tracé d’une voie ne vous permettant pas – et c’est heureux – de marcher sur les courbes et déliés des Terres de Couleurs. Ainsi l’érosion se poursuit à son rythme, sans dégradation superflue.

Comptez une petite heure en tout, si vous souhaitez prendre des photos. Vous surveillerez la course du soleil dans le ciel, ceci afin d’éviter de photographier aux endroits les plus exposés : l’ombre fait ressortir l’intensité des couleurs. Emportez votre filtre polarisant, sauf si vous souhaitez éviter de saturer les couleurs afin de rapporter chez vous un rendu naturel (contrairement à de nombreuses photos que l’on peut voir sur Internet, ultra-saturées !).

Après votre visite, reprenez la route pour descendre vers la côte Sud de l’île et ses plages sauvages. Vous trouverez bien un camion pour vous vendre quelques mines sautées pour un déjeuner (savoureux) sur le pouce.

Je vous en raconterai davantage dans le magazine, dans lequel je pourrai placer des photos plus grandes qu’ici sur ce blog. Mais je ne voulais pas attendre avant de vous les montrer malgré tout, ne serait-ce que pour inciter ceux d’entre vous qui partent bientôt à s’y rendre.

Les photos que je vous présente ici sont très peu retouchées et surtout pas au niveau des couleurs afin de rendre la réalité de ce que j’ai vu.

Et puis demain… je plonge ! Me voici désormais dans le Nord-Ouest, et je n’aurai pas le wifi dans ma chambre donc rendez-vous plus aléatoires chers amis ! Mais j’essaierai malgré tout de vous montrer chaque jour un peu.

Dans la mesure du possible…

Envie d’en apprendre davantage sur mes nombreux voyages et ma vie sur l’île Maurice ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en octobre 2011 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne. Les articles re-publiés ici le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont tous rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». J’ai ajouté davantage de photos à ces articles en les re-publiant mais malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à ces articles, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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