forêt tropicale de Sainte-Lucie, aux AntillesRien ne vaut une immersion en jungle lorsque vous souffrez d’un réveil (local) matinal et d’un petit décalage tant horaire que thermique : il fait 31° sur l’île de Sainte-Lucie et si j’apprécie cette température sans broncher ni souffrir, j’ai plus de mal avec les 5 heures de décalage horaire et un long voyage en avion. Je sais que mon horloge interne s’adaptera en moins de 48 heures mais ce matin je rêvais de fraîcheur, et de nature. J’avais déjà testé la forêt tropicale sur la partie de Basse-Terre en Guadeloupe, non loin d’ici, mais j’ignorais que Sainte-Lucie abritait en son sein une forêt primaire intacte : la rain forest est surveillée, protégée, et exposée aux regards sans permettre une trop grande pénétration de l’homme.

Ce matin je suis montée au septième ciel…

Banyan dans la forêt primaire de l'île de Sainte-Lucie, Antilles

Rengainez sourires narquois et moqueries de bon aloi, je parle au sens strict du terme. Pour admirer la forêt tropicale de Sainte-Lucie sans la perturber, il faut s’installer dans une nacelle et grimper dans une brèche à flanc de montagne jusqu’à frôler la canopée. Et là, dans le silence d’une pollution zéro, dans la fraîcheur de ruisseaux dévalant les pierres polies sous les arbres gigantesques, on vous montrera les oiseaux rares, les endémiques, les fleurs sauvages et les fruits défendus. Ici un chant de peewee… là la graine d’un anti-douleur puissant… ailleurs un oriole siffleur… des orchidées…

Et des colibris !…

Si petits qu’ils semblent mirage. Si vifs qu’ils disparaissent avant d’avoir été vraiment identifiés.

Robe noire velours ou vert sombre, le long bec à l’affût et les ailes bruissantes, il va, vient, happe de l’eau au creux d’une fleur d’heliconia, et s’éloigne, déjà remplacé par un compère.

Le colibri de Sainte-Lucie

La rainforest ce sont aussi des rayons de soleil qui percent la canopée pour rebondir cinquante mètres plus bas sur les feuilles de fougères géantes. Des lianes éclaboussées d’or liquide abrite lézards et papillons jaunes virevoltants.

Et les parfums de terre lourde d’humus qui se mêlent et charrient des bouffées d’air pur issu de l’aube des temps…

Une heure plus tard je savais désormais à quel point il est difficile de photographier un colibri en vol. Surtout depuis une nacelle en ascension progressive, avec un 200 mm et à au moins 70 mètres de haut. Je n’ai pas choisi la situation la plus facile pour commencer avec ce type de sujet. Et les oiseaux ne sont d’ailleurs pas mon sujet de prédilection, il est vrai. Mais les colibris tout de même !…

Quoiqu’il en soit, en sortant de cette promenade unique dans les Antilles (vous pouvez même y pratiquer l’accro-branches et la glissade sur filin), je me suis sentie régénérée, comme purifiée par ce grand poumon présent sur cette île volcanique qui comptent également des lacs de souffre que je vais aller voir d’un peu plus près dans deux jours.

Je me sentais prête à découvrir d’autres particularités de cette île que je ne connaissais pas et dont les Saint-Luciens sont si fiers (mais j’ignorais encore que ce soir je dormirais dans la chambre d’hôtel la plus stupéfiante que j’aie jamais connue ! Mais cela, je vous le raconterai dès mon retour…).

Bon dimanche à tous !

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