aléas du voyageAu moment où je prépare mon départ pour l’Australie, et alors que mon rédacteur en chef vient de m’appeler pour me dire « j’aimerais bien publier ton article sur la Mer Rouge dans le prochain numéro de Plongeurs International, tu peux me l’envoyer avant ton départ ?« , créant un petit surcroît d’adrénaline au panthéon de mon stress, je songe à quelques événements parfois désagréables qui peuvent survenir au cours d’un voyage et je me dis que nous pourrions sans doute comparer nos expériences…

Avion privé au Botswana


Alors dans le désordre, et au gré de mes souvenirs, voici ce qui me fait littéralement grincer des dents au cours d’un voyage :

  • le passager indélicat derrière moi qui s’agrippe à mon siège cinquante fois (au moins !) quand il se lève pour arpenter le couloir au cours du vol Singapour / Paris, et qui parfois s’accroche à mes cheveux au passage…
  • le restaurateur qui vous laisse consulter sa carte alléchante pour, au moment de prendre la commande, vous énumérer tout ce qui n’est plus disponible en cuisine (70 % de la carte et la totalité de votre choix !)…
  • l’hôtel qui m’annonce que notre chambre n’a pas été réservée quand nous débarquons au fin fond de nulle part dans le Cantal (et que l’hôtel est plein, sinon ce ne serait pas drôle)…
  • l’agent Air France qui, penaud, m’annonce que mon Paris / Marseille est en surbooking alors que j’arrive tout droit de Johannesburg et que je rêve de rentrer enfin chez moi (résultat, une journée passée à traîner dans l’aéroport)…
  • ma tête sur la photo d’identité exigée par les autorités américaines pour le passeport électronique : gros plan, interdiction de sourire, front et oreilles dégagés, une horreur ! Même sous la torture je ne la montrerais pas ! Pour le coup nous avons tous l’air de terroristes en puissance !…
  • le manque d’espace pour les bagages dans les TGV. Les concepteurs ont du imaginer que les passagers prendraient le TGV comme on prend le métro, avec un seul sac à main…
  • la compagnie aérienne qui n’embarque que 15 à 20 kilos de bagages par personne sur une destination plongée : de qui se moque-t-on ?!…
  • la passagère du vol Boston / Paris qui vient rire comme une crécelle avec ses copains installés derrière moi et juste au moment où je m’endormais sur le vol de nuit. J’ai eu envie de la bâillonner avec son foulard et de la suspendre au portemanteau dans les toilettes de la Business, et je n’étais pas la seule…
  • le joint qui claque à dix mètres sous la surface, quand votre binôme est déjà loin devant et que vous entendez votre air s’épuiser à la vitesse du son en gros bouillonnements sur votre nuque alors que vous attendiez impatiemment cette plongée pour découvrir enfin vos premiers hippocampes pygmées !…
  • l’hôtesse trop zélée qui, avisant mon petit sac à dos (avec matériel photo) et ma mallette de transport de PC me dit que l’un des deux devra passer les deux heures trente de vol au-dessus du Nord Groenland en soute ! (et je ne me suis pas laissée faire, le PC a passé le vol dans la cabine de l’hôtesse)…
  • le GPS de la voiture qui vous fait tourner en rond parce qu’il est incapable de prendre en compte les travaux qui encombrent la ville depuis bientôt trois ans !…
  • l’hôtesse qui ânnone mécaniquement « chicken or beef ? » et qui sans attendre votre réponse vous dépose d’autorité le beef puisqu’il n’y a plus de chicken ! Et dans le même ordre d’idée, j’aimerais qu’on cesse de vouloir me forcer la main quand je refuse le vin sur mon plateau : je ne bois pas de vin, je ne remplis pas mon sac avec les mignonnettes d’alcool et je n’ai aucun besoin d’incitation à la débauche, même en vol !…
  • le nouveau masque de plongée qui continue à s’embuer alors que vous avez déjà tout essayé (dentifrice sur la vitre, produit antibuée, salive, produit de vaisselle, etc…) et qu’avec des lentilles de contact le rinçage de masque est une opération aléatoire par – 25 mètres…
  • le restaurant du bout du monde et dans lequel, affamé(e), vous vous précipitez pour déguster des petites tropicalités, pour vous retrouver avec une carte proposant six pizzas, au choix !…
  • la couverture d’avion qui sent parfois le vomi quand vous la dépliez ! C’est répugnant et je suis sur le point de m’offrir un châle pour m’envelopper comme une momie dans un océan de fraîcheur bien à moi…
  • le radar stupide qui vous flashe à la sortie du énième tunnel aux alentours de Monaco pour une différence de 2 km / heure !!! Et puisque je parle de radar, autant pester aussi contre les limitations de vitesse anarchiques qui valsent du 130 au 110, puis 70 pour revenir à 90 avant de redescendre à 50 (des travaux) et revenir à 110, le tout en moins de quatre minutes, et en pleine nuit ! Essayez de garder une vitesse inférieure à celle autorisée dans ces conditions !…
  • le caïd qui roule des mécaniques sur le bateau de plongée, exhibant matériel et combi high-tech, et qui, quelques minutes plus tard, fracasse les coraux à chaque coup de mollet gonflé au Nitrox…
  • les tartes au chocolat (l’une de mes petites faiblesses) qui n’en ont que le nom dans 98 % des restaurants du monde entier ! S’il vous plait messieurs les cuisiniers, faites un stage à La Maison du Chocolat pour savoir ce qu’est une vraie tarte au chocolat (et pour Pâques, c’est par ici)…
  • l’alèze en caoutchouc glissée entre le matelas et le drap housse dans certains hôtels qui se veulent un peu trop précautionneux : j’ai l’impression de dormir sur une couche culotte et l’odeur du caoutchouc perturbe mon endormissement !…
  • les coqs du monde entier qui s’égosillent à n’importe quelle heure du jour et de la nuit partout dans le monde : je garantis que les coqs ne chantent pas au lever du jour, mais bel et bien en pleine nuit !…
  • le moniteur de plongée qui fait du promène-couillon sous l’eau depuis des lustres et qui ne veut pas en démordre : au bout de la cinquième plongée avec lui (et en général trois sur le même site) j’ai envie de lui faire avaler son tuba et de lui demander combien il paie le poulpe qu’il chatouille chaque jour au même endroit…
  • les indélicates qui se parfument dans les toilettes en fin de vol de nuit, juste avant le service du petit déjeuner : mesdames, votre parfum est personnel, ne l’imposez pas à 400 passagers, et comprenez qu’il ne dissimulera pas la douche que vous n’avez pas pu prendre…
  • le chauffeur de taxi qui me pose cinquante questions entre l’aéroport et le périphérique, tout cela pour aboutir à « et votre mari il fait quoi ?« . Et ça se croit subtile…
  • passer quatre semaines à Bali et ne pas trouver une seule journée pour pouvoir faire un brin de shopping !…

 

Voilà, je crois que j’ai un peu débordé des dix situations annoncées en préambule, mais je suis certaine que vous avez envie d’en ajouter quelques-unes bien à vous. N’hésitez pas, si d’autres me reviennent en tête je reviendrai les lister également !

 

 

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