Afrique du Sud, antilopes gemsbok © Marie-Ange Ostré

En voyage on admire la grâce des animaux à l’état sauvage, même les plus massifs. Et parfois l’un d’entre eux finit dans votre assiette, à votre insu… ou pas.

Lors de mon voyage en Afrique du Sud il y a quelques semaines j’ai eu la chance d’observer une nouvelle fois les grands animaux sauvages d’Afrique : des antilopes bien sûr mais aussi lions, léopards, guépards, rhinocéros, éléphants,…

L’impression d’être dans un grand film d’aventure, parmi les figurants cette fois. J’avais déjà ressenti cela en Namibie et au Botswana.

Je vous ai déjà montré les lions, et les éléphants. Aujourd’hui je triais mes photos et je passais bien rapidement sur une espèce finalement méconnue, celle des antilopes. L’antilope attire peu l’attention tant nous sommes focalisés sur les « big five« , les grands animaux d’Afrique. Elles sont peut-être aussi sans doute trop fréquentes dans la savane. Pourtant, avant d’être un met de choix pour les grands prédateurs elles sont essentielles à la chaîne alimentaire de l’Afrique australe notamment.

Selon les pays que vous visiterez, et selon les livres consultés, elles portent des noms différents mais communément admis : antilope mais aussi impala, oryx, gazelle, koudou, et même gnou. Car les gnous font en effet partie de la grande famille des antilopes, elles-mêmes des mammifères ruminants de la famille des bovidés.

Certaines d’entre elles peuvent atteindre la vitesse éclair de 100 km/heure, avec des bonds à plus de 3 mètres de haut. Elles pèsent entre 5 et 800 kg (pour l’élan du Cap qui fait aussi partie de la grande famille des antilopes ai-je appris aujourd’hui !).

En Afrique du Sud elles portent des noms locaux que vous aurez du mal à écrire même s’ils sonnent exotique à l’oreille.

Seule difficulté : différencier ces antilopes grâce à leurs cornes, à leurs taches, et bien appliquer le bon nom à la bonne espèce du fait de la grande ressemblance de ces noms phonétiquement parlant. Essayez donc : springbok, blesbok, gemsbok, bontebok,… Rien que pour l’Afrique du Sud !

Vous prendrez donc plaisir à les observer en pleine savane, parmi les herbes hautes où elles viennent se nourrir. Vous admirerez leur grâce, leur élégance.

Et vous en mangerez !

En biltong, cette viande en lanières séchées (aromatisée ou non), en barbecue à la nuit tombée, mais aussi en ragoût, mijoté pendant 6 à 7 heures sur le feu. J’ai goûté aux trois versions et… je dois reconnaître que c’est délicieux !

Je vous ai déjà raconté mes premiers tests de biltong, que j’ai découvert lors de mon voyage au Malawi.

Au Botswana j’ai dégusté un fabuleux gigot de kudu (koudou en français), doucement rôti à la broche. Une viande rouge savoureuse, peu grasse.

Et puis dernièrement donc j’ai eu le plaisir de découvrir le ragoût d’antilope (laquelle ?), longuement mijoté façon boeuf bourguignon. Excellent !

Je sais que parfois mes articles évoquant des mets préparés à base d’animaux que nous Occidentaux considérons comme impropres à la consommation font polémique. Ce n’est pourtant pas l’objet de mes publications. Je suis voyageuse et curieuse. Curieuse des cultures, curieuse d’en apprendre davantage sur les traditions. Or traditions et culture se mêlent toujours dans l’assiette des locaux. Vous voulez comprendre comment vos hôtes vivent ? Asseyez-vous à leur table, partagez leurs assiettes. Sans jugement.

Allez ne m’en veuillez pas, l’antilope n’est pas une espèce menacée et on la mange en Afrique depuis des siècles.

Envie d’en apprendre davantage sur mes voyages en Afrique du Sud ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en février 2012 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne à ce jour. Les articles re-publiés ici sont tous rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». J’ai ajouté davantage de photos à ces articles en les re-publiant mais malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à ces articles, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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