Vietnam, chutes Dray Nur Dak Lak © Marie-Ange Ostré

En voyage j’aime sortir des sentiers battus pour découvrir l’authenticité d’un pays derrière le voile touristique qui nous est offert. Me voici au Vietnam, sur les hauts plateaux du Dak Lak.

Je suis en escale à Saigon pour vingt-quatre heures, disons Ho Chi Minh Ville comme le souhaite le gouvernement du Vietnam même si sous cape les Vietnamiens confessent l’appeler toujours Saigon. Sauf du côté des officiels et des jeunes universitaires.

Je ne dispose malheureusement que de peu de temps pour vous raconter mes quelques jours sur les hauts plateaux du Dak Lak qui n’ont de hauts que le nom puisqu’ils culminent à… 1 250 mètres.

La région est essentiellement agricole, activité économique à laquelle on tente d’associer quelques revenus touristiques en incitant les visiteurs étrangers à découvrir les cultures d’hévéa (pour le latex, caoutchouc) et autres. Des visites dûment surveillées, on sent un peu la pression de l’état sur les locaux.

J’ai ainsi appris que le Vietnam est le premier exportateur mondial de café (robusta) et le premier exportateur mondial de noix de cajou (j’ai goûté les noix, je n’aime pas le café). Le café a été introduit au Vietnam en 1915 par les Français, la région du Dak Lak est celle qui en produit le plus de nos jours au Vietnam. Vous en verrez partout !

À une cinquantaine de kms au Sud de la plus grande ville de la région, Buon Ma Thuot, il vous faut voir le lac Lak (« l’eau du lac » en langage M’nong, la minorité… majoritaire dans la province) : c’est le plus grand lac d’eau douce de la région des hauts plateaux, et je l’ai vu encore augmenté par de récentes inondations sur les rizières les plus basses. Faites une promenade très agréable sur le lac, en barque ressemblant à une pirogue, propulsée par des femmes qui rament… avec leurs pieds. Pique-nique recommandé.

Vous aurez aussi l’occasion d’observer le travail des agriculteurs dans les rizières, dans les plantations de café et d’hévéa, et sur le bord des routes où l’on fait sécher le riz à ciel ouvert.

Si vous êtes sportif vous pouvez comme moi tenter un trek en forêt primaire. À la sortie d’une saison de mousson ce n’était pas une riche idée : nous avons fait demi-tour avant d’atteindre la seconde moitié du parcours annoncé par le guide, sous peine d’être embourbés jusqu’aux genoux dans cette terre rouge si fertile.

Ne faites pas l’impasse non plus sur les chutes d’eau réputés de cette région du Dak Lak (à environ 25 km de la ville de Buon Ma Thuot) : je suis descendue jusqu’au niveau zéro des chutes de Dray Nur, majestueuses. Bien sûr ce n’est pas Niagara, mais la randonnée de deux kilomètres est belle tout en restant dans un environnement encore naturel (pas vraiment de chemin tracé puisqu’il n’est parcouru que par la population locale) et vous traverserez quelques ponts suspendus. Emportez le pique-nique, et au moins de quoi vous désaltérer en chemin.

D’autres font des promenades à dos d’éléphant (ils sont en bonne santé). Et j’ai visité aussi un village du groupe ethnique M’nong. Ainsi qu’un village Ede. Vous voici alors propulsés dans la réalité de cette population vietnamienne qui ne profite pas encore du boom économique du pays, mais le contact est très facile et agréable.

Bref, le Dak Lak n’est pas une région inoubliable et je ne le recommande qu’à ceux qui ont déjà visité les essentiels du Vietnam au moins une fois, et à ceux qui ont envie d’une escale différente, hors des sentiers battus, pour 2 ou 3 jours maximum. De mon côté j’en ressors plus riche d’informations sur la vie des Vietnamiens en milieu rural.

Mais pour l’heure, je boucle mes bagages, les batteries des appareils photos sont rechargées, et je vais bientôt embarquer à bord de mon sampan : je vais enfin voir ces marchés flottants dont on m’a tant parlé…

Me voici prête pour une croisière de trois jours sur le Mekong, le clou de mon voyage (en dehors de la baie de Ha Long bien sûr).

PS : je vais revenir passer une journée à Saigon, y a-t-il des lecteurs parmi vous qui pourraient me recommander le meilleur restaurant vietnamien de la ville ? Je ne parle pas d’un Chef étoilé originaire de Paris ou d’ailleurs, je cherche de la vraie bonne cuisine vietnamienne, de celle que l’on dit inoubliable. Merci à tous pour votre aide !

Envie d’en apprendre davantage sur mon voyage au Vietnam ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en novembre 2010 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne aujourd’hui. Les articles re-publiés sur ce site le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». Malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à cet article, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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