Islande, faille de Silfra dans le parc national de Þingvellir © Marie-Ange Ostré

En Islande le parc national de Þingvellir est un incontournable, à la fois pour la beauté du lieu et pour son histoire. Nous allons y passer une journée.

Les Islandais écrivent : Þingvellir. Mais le premier caractère n’existe pas dans notre alphabet, et sa prononciation flirte entre le P et le TH à l’anglaise. Donc vous verrez parfois ce nom orthographié Thingvellir (à l’anglaise) ou Pingvellir. Quoiqu’il en soit nous sommes bel et bien aujourd’hui dans le parc national de Þingvellir.

Ce parc situé à l’Est de Reykjavik est scrupuleusement préservé par les Islandais, pour avoir été entre le Xème et le XVIIIème siècle le lieu du parlement du pays où se débattaient en plein air et en public toutes les décisions importantes. Malheureusement il n’existe rien de ce parlement sur site, les rassemblements se faisaient de façon très naturelle au pied de ces immenses murailles volcaniques qui elles se dressent toujours à la verticale comme autant de soldats en faction.

Le lieu est à la fois majestueux et désert. Il souffle ici un vent glacial, le soupir de Thor…

Les corbeaux, oiseaux respectés par les Vikings, croassent chacun leur tour, renforçant l’aspect lugubre de cette toundra qui offre quelques tapis de myrtilles aigrelettes.

Islande, parc national de Þingvellir © Marie-Ange Ostré

Nous sommes ici depuis ce matin pour faire ce que l’on appelle des séquences d’illustration pour notre programme d’aventure. Le temps est plombé, il a encore plu ce matin, mais pour l’instant une éclaircie nous permet d’envisager quelques plans panoramiques sur cette brume qui couvre doucement la lande.

Tandis que je cherche à m’éloigner un peu de l’équipe de tournage qui se prépare à quelques centaines de mètres du site de plongée d’hier, je me perds trois fois de suite : de timides chemins à peine esquissés entre lave solidifiée, roches volcaniques, ruisselets et tapis de mousses rebondis (mais traîtres) m’induisent en erreur et m’éloignent systématiquement. Chaque fois que j’emprunte l’un d’eux, j’aboutis à proximité du site mais face à une crevasse infranchissable, n’autorisant aucun accès direct et je dois rebrousser chemin et chercher ailleurs…

Pas simple de se promener sur la toundra au sol irrégulier quand on n’est pas Islandais.

A une cinquantaine de mètres de là un jeune couple pose devant l’appareil photo d’un ami : la jeune femme porte une épaisse robe de mariée en tissu de laine. Pas de grand décolleté ni de voile arachnéen mais une paire de collants de laine noire sous la robe longue ivoire. Talons plats et un petit bouquet de fleurs sauvages. Un autre style, mais rafraîchissant !

En attendant un autre récit ce soir, je vous invite à faire connaissance avec nos plongeurs qui ont réalisé hier une plongée réfrigérante dans la faille de Silfra que vous apercevez derrière eux, dans une eau à 2°.

Islande, plongeurs sur la faille de Silfra dans le parc national de Þingvellir © Marie-Ange Ostré

De gauche à droite : Aldo Ferrucci, Francis Le Guen, René Heuzey.

Profitez bien de l’image de René en combinaison étanche : Marseillais de coeur depuis plus de 35 ans, celui-ci ne plonge dans l’eau froide qu’à reculons. C’est la toute première fois que je le vois s’immerger dans une eau très, très froide.

Un équipement insuffisant le fera d’ailleurs souffrir très fort en sortant de plongée : ses gants étanches ne l’ont pas protégé totalement du froid hier et lorsqu’il sort, nous devons lui frotter les doigts écarlates et raidis, le temps que le sang reprenne sa course jusqu’au bout de ses phalanges. Un épisode particulièrement douloureux pour lui, inquiétant pour nous.

Nous avons stoppé ses tremblements convulsifs en lui mettant d’autorité entre les mains un gobelet de thé brûlant et très sucré, un truc infaillible que m’avait transmis un jour sur l’île Maurice un plongeur britannique aguerri aux eaux froides.

Et n’oublions pas le détendeur de l’Homme qui a gelé en fin de plongée, après 55 minutes d’immersion… Lisez donc mon récit d’hier sur le blog de France 5 !

Je file, un archéologue vient d’arriver et nous devons partir pour l’Est…

Cet article a été publié une première fois en septembre 2007 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne aujourd’hui. Les articles re-publiés sur ce site le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». Malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à cet article, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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