Australie, visite du quartier The Rocks à Sydney (New South Wales) © Marie-Ange Ostré
Lorsque les premiers émigrants britanniques débarquèrent en Australie dans l’une des nombreuses baies de Sydney ils jetèrent leur dévolu sur un ensemble de collines de grès, offrant une large vue stratégique sur les environs, qu’ils nommèrent plus tard The Rocks.

Cette petite colonie devient très vite un premier pôle commercial et maritime, attirant pêcheurs de baleine, chercheurs d’or, officiers, marins, voleurs et malandrins, sans compter les milliers de prisonniers envoyés purger leur peine au bout du monde par le gouvernement de sa gracieuse majesté. L’histoire de l’Australie est très récente, à peine deux siècles (sans tenir compte des Aborigènes), et quelques bâtiments préservés témoignent du passé britannique ; particulièrement du côté de The Rocks.

Après un petit déjeuner paresseux pris à l’ombre d’une pâtisserie suisse avec un thé earl grey digne de ce nom, il faut se lancer à l’assaut des rues qui grimpent vers l’accès au Harbour Bridge et dénicher le petit escalier abrupt qui vous ramènera au niveau de ce quartier aux ruelles étroites et pavées, à de petits chantiers archéologiques mettant en évidence quelques pierres témoignant d’anciennes habitations, pour admirer la réfection d’anciens entrepôts de briques rouges ou de grès ocre en de somptueux restaurants et hôtels aux boiseries et poutres d’époque. Ici règne un petit parfum d’antan, accentué par l’usage de lourdes chaînes métalliques pour retenir les volets, de quelques peintures murales en guise d’enseigne, de ferronnerie, de pierre apparente, d’escaliers aux marches irrégulières et polies par le poids des ans (et de celui des millions de pieds qui les ont foulées).

Autant le dire tout de suite, Sydney n’est pas Boston ni le quartier du Marais à Paris, mais à quelques blocs des larges avenues du Central Business District, The Rocks a le charme des petites rues ombragées et des boutiques aux façades presque artisanales. Et la municipalité a su en tirer parti : ici, et à deux cent mètres du quai accueillant les bateaux de croisière les plus prestigieux (Queen Elisabeth II, Queen Mary II), vous trouverez un marché à ciel ouvert uniquement destiné aux touristes adeptes de tee-shirts « I Love Australia« , de koalas en peluche et de faux boomerangs en résine trop fragiles pour être efficaces. Bijoux de pacotille ou artisanaux (méfiez-vous des fausses opales…), noix de macadamia du Nord Queensland et reproductions anciennes de la construction de l’opéra, vous trouverez tout ce qu’il faut pour passer à côté de l’essentiel : l’atmosphère bon enfant et le parfum du garlic bread (pain à l’ail) de quelques minuscules trattoria qui évoquent la vieille Europe.

Ce sont tout de même deux bonnes heures que nous avons passées à déambuler dans les ruelles de The Rocks, écoutant les orchestres de rock de qualité, arpentant les petites galeries marchandes plus élégantes, achetant ici quelques bougies d’art aux flancs sculptés (j’ai succombé aux effluves de l’une d’entre elles : bergamote, musc et citron !), fouinant dans une boutique d’épicerie fine (on ne se refait pas !), avant de retrouver le Pacifique à l’extrémité du Circular Quay au moment où un joli trois-mâts venait accoster devant le Harbour Bridge.

En fin de promenade vous pourrez choisir l’un des nombreux restaurants qui s’offrent à votre gourmandise et, comme nous, vous hésiterez entre les fruits de mer et le T-bone saignant (qui faillit l’être… évitez le Cruise Bar sur Circular Quay), mais – obligatoirement – face à l’océan. Pour la brise légère qui fait oublier que l’Australie est située juste sous le plus gros trou dans la couche d’ozone qui enveloppe notre planète. Et pour l’ambiance relax qui prolonge d’une heure votre agréable promenade en ville, à l’ombre des arbres et en bord de mer.

Sydney n’est définitivement pas une ville comme les autres, et comme moi, vous aimerez. Forcément !

Envie d’en apprendre davantage sur mes 4 voyages en Australie ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en avril 2008 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne aujourd’hui. Les articles re-publiés sur ce site le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». Malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à cet article, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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