Hong Kong, foire du nouvel an chinois à Victoria Park © Marie-Ange Ostré

Hong Kong de nuit, c’est magique. Même avec le décalage horaire de sept heures, même après une nuit d’avion, même avec la foule.

Elle est bel et bien là cette foule, cette houle qui se répand dans les rues de Hong Kong et jusque dans le Parc Victoria à quelques centaines de mètres du centre ville : dense, compacte, brune. Et souriante, accueillante !

Sept millions de Hongkongais s’apprêtent à célébrer le nouvel an chinois, comme l’ensemble du monde asiatique. Dans deux jours ce sont les parades qui se succéderont dans les avenues et les illuminations qui feront la joie des locaux et l’émerveillement des visiteurs. Mais pour l’instant les habitants courent acheter les derniers cadeaux à la foire de Victoria Park, et je les ai suivis.

Première information : le 3 février nous quitterons donc l’année du tigre pour entrer dans l’année du lièvre. Alors le territoire se couvre de lapins de toutes sortes : ballons multicolores aux reflets d’argent, immenses peluches, diadèmes de fourrure à grandes oreilles, sucettes, bouquets de fleurs, pendentifs et colifichets, tout le commerce s’affiche aux armes du lapin. Une célèbre marque de sport a même été rebaptisée : Rabibas !

Autour du lapin ce sont les carottes que l’on voit fleurir au gré des stands, immenses, sous forme de coussins. Et des jeunes adolescents vous proposent de lui faire un gros câlin (« gratuit !« ). Humour…

L’un des plaisirs du visiteur à Hong Kong ? Être accueilli avec des « welcome in Hong Kong » et « Happy New Year« , surtout par les jeunes qui n’hésitent pas à prendre la pose devant l’appareil photo.

Plus loin, entre stands de confiserie (citron confit au réglisse et pâte de haricots rouges) ce sont des forêts d’orchidées et des buissons de branches de pêchers en fleurs que l’on achète, par brassées. Les Hongkongais se jettent sur les branches nues tout juste garnies de quelques boutons de fleurs timides comme les Parisiens sur les sapins de Noël il y a quelques semaines : une frénésie !

Les mandariniers connaissent aussi un grand succès, couverts de fruits, soigneusement taillés. Les enfants écrasent quelques fruits tombés au sol, nimbant  la nuit qui enveloppe doucement le plus grand port de croisière de l’Asie d’un doux parfum d’agrume.

Hong Kong…

Une centaine de mètres plus loin c’est un entrelacs de rues aux néons multicolores qui m’évoquent Tokyo. Quelques échoppes et restaurants qui embaument l’air d’effluves de rôtisseries et sucre mêlés.

Les buildings revêtent leur pyjama de lumière pour quelques heures, le temps de jeter aux nues un voile de lumières irisées parmi quelques rayons lasers. Depuis la fenêtre de ma chambre au 30ème étage du Grand Hyatt je souris devant le lapin géant qui orne la façade de l’un d’entre eux, audacieux, naïf.

Hong Kong, vue de nuit © Marie-Ange Ostré

Demain je prendrai un cours de tai chi, et je m’initierai à la cérémonie du thé. Deux préludes indispensables pour bien aborder la nouvelle année, pour bien comprendre aussi la culture asiatique.

Et puis demain je me rendrai aussi sur l’île de Kowloon, à quelques minutes en bateau de l’île principale de Hong Kong.

Mais pour l’heure l’année du tigre se meurt doucement tandis que le lièvre pointe déjà le bout de son museau. Hong Kong vibre de mille feux, tandis que je vais me coucher…

A demain !

Envie d’en apprendre davantage sur mes voyages à Hong Kong ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en février 2011 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne aujourd’hui. Les articles re-publiés sur ce site le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». Malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à cet article, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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