Jordanie, Memories Aicha Luxury Camp (Wadi Rum desert) © Marie-Ange Ostré

Passer une nuit sous tente dans le désert jordanien de Wadi Rum est une étape quasi incontournable lors d’un voyage en Jordanie. Voici mon expérience :

Vous trouverez de nombreux camps dans le désert de Wadi Rum, pour tous les budgets et en fonction de votre statut : célibataire, en couple, avec amis ou en famille avec enfants. Il faut absolument réserver à l’avance, et en ligne. N’hésitez pas à rappeler le camp deux ou trois jours avant d’y arriver pour confirmer une nouvelle fois votre venue. 

En quête d’une étape de charme pour célébrer la Saint-Valentin en Jordanie après avoir exploré le désert de Wadi Rum j’ai choisi le Memories Aicha Luxury Camp. 

Il dispose de chambres sous tente (catégories standard ou Executive Suite) et de chambres sous dôme en forme de bulle blanche. Un petit côté science-fiction dans le désert !

Les chambres sous bulle permettent d’admirer la nuit étoilée (voir le site web, même si j’ai vu les bulles blanches et non bleues !). J’ai préféré l’option tente qui me semblait plus traditionnelle et plus chaleureuse. Et puis je n’avais aucune envie d’être réveillée dès les premières lueurs de l’aube après une grosse journée de marche intensives sur le site de Petra et une autre dans le désert de Wadi Rum.

Pour cette Saint-Valentin j’ai donc opté pour une Executive Suite : il s’agit d’une tente au sol imitation parquet clair qui se divise en 3 zones :

  • le salon meublé d’un sofa pour 2, de deux sièges encadrant une table basse et d’un fauteuil à dossier très haut pour lire à la lumière de l’extérieur.
  • la chambre, isolée par d’épais rideaux de lourd velours à tirer en soirée, avec un lit king size, une banquette, des tables basses.
  • une salle d’eau carrelée avec lumière naturelle, grande douche à l’italienne, vasque et toilettes. Produits de toilette de qualité.

Sur le lit : une grosse couette bien chaude, une seconde couette de secours est à disposition. Beaucoup de coussins. L’ensemble est vraiment très confortable, chaleureux, décoré façon bédouin de luxe (si cela existe). On est dépaysé.

Comme dans tous les camps à l’intérieur de Wadi Rum votre forfait nuitée comprend dîner et petit déjeuner inclus.

Le dîner est servi de 18h à 21h sous une immense bulle qui fait office de salle commune. Il y fait froid malgré les chauffages de patios disposés ça et là, et l’ensemble en soirée est sombre. Dès l’arrivée au camp on vous recommande d’utiliser les manteaux mis à disposition dans les tentes pour vous couvrir efficacement. Quelle bonne idée ! Les manteaux sont épais, lourds, doublés de fourrure imitation mouton, très longs pour couvrir les jambes. J’ai adoré ! Même si on se sent tout de suite moins photogénique…

Il est difficile d’attribuer une note ou des étoiles à ce type de camp…

Le dîner est servi sous forme de buffet (vous choisissez, on vous sert) : quelques salades et entrées orientales (hoummos, coleslaw, salade berbère,…), un plat chaud (riz aux épices avec poulet et mouton), quelques accompagnements (pommes de terre rissolées, pommes de terre en sauce tomate, riz blanc), et un petit assortiment de desserts simples. Ce n’est pas renversant, mais les assiettes sont généreuses, et le goût est au rendez-vous. Le riz aux épices (avec cannelle et girofle) est une belle découverte.

L’eau et les sodas sont inclus, la bière (sans alcool) et l’eau pétillante (San Pellegrino) sont payants en fin de repas.

Service rapide, et courtois.

Après le dîner un serveur vous guide vers le « coffee-shop » : vaste espace à ciel ouvert en haut d’une volée de marches avec des bancs disposés autour de quelques feux de bois, et un espace couvert avec autant de banquettes qu’il en faut, ainsi qu’un trio de musiciens pour l’ambiance. On peut y boire thé ou café chaud, et y fumer la shisha. Il fait trop froid pour moi ce soir-là, malgré le manteau long. Saint-Valentin ou non, malgré les étoiles et la demi-lune, je retourne bien vite au chaud sous ma tente.

Attention : la plupart des camps dispose d’électricité (sur générateur ou solaire) donc vous pourrez sans doute recharger les batteries d’appareil photo et celle de votre smartphone. Par contre on m’a bien indiqué qu’aucun camp ne dispose d’Internet dans Wadi Rum (même si la réception de votre camp dispose forcément d’Internet pour gérer les réservations sur leur ordinateur).

Prenez-en votre parti et profitez de votre soirée autrement que le nez sur votre tablette ou sur votre smartphone. On ne vient pas si souvent dans le désert de Lawrence d’Arabie…

Le petit déjeuner, sous forme de buffet, est servi de 6h à 9h, dans la même salle que pour le dîner.

Ensuite vous retrouverez votre chauffeur pour remonter vers les rives de la mer Morte ou vers Amman, la capitale.

Il est difficile d’attribuer une note ou des étoiles à ce type de camp, d’autant qu’il est difficile aussi de juger sur une seule nuit et sans avoir testé d’autres camps sur la même zone de Wadi Rum. Pourtant, d’après mon expérience dans ce type de camps ailleurs dans le monde (Égypte, Namibie, Zambie,…) je dirais que l’on se rapproche ici du 4 étoiles : un petit effort sur la diversité du buffet au dîner et un autre sur la privatisation d’espaces plus intimes sous cette immense bulle permettrait de conforter un 4 étoiles bien méritées pour la qualité et le confort de l’Executive Suite ainsi que pour la courtoisie du service.

Une anecdote qui démontre les efforts constants qu’il faut fournir dans ce type de camp : un groupe de Chinois a passé la nuit au camp et laisse derrière lui une masse surprenante de déchets. Je m’étonne des poubelles qui débordent presque à côté de l’espace réception, et le voiturier présent m’explique que les groupes asiatiques arrivent la plupart du temps avec leurs sachets de nouilles pour leur dîner et de multiples « snacks ». Il faut davantage de sacs poubelles qu’à l’ordinaire pour faire le ménage le lendemain matin dans leurs chambres. J’ai d’ailleurs du interpeler l’une de ces dames avant qu’elle ne monte dans sa Toyota afin qu’elle daigne ramasser le mouchoir en papier qu’elle venait de jeter au sol quelques mètres devant moi. J’ai du insister. Pas très contente cette dame, mais elle s’est exécuté. J’espère qu’elle n’a pas jeté le mouchoir quelques mètres plus loin dans le désert…

Si vous avez fait l’expérience d’un autre camp sur la zone du désert de Wadi Rum n’hésitez pas à la partager ci-dessous dans les commentaires. Il se pourrait que je retourne un jour dans ce désert pour y prendre le temps de faire davantage de photos que celles que j’ai publié aujourd’hui sur mon article dédié à Wadi Rum. Merci à tous ! 🙂

Envie d’en apprendre davantage sur mon voyage en Jordanie ? Voici quelques pistes à explorer :

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