Vue depuis l'hôtel Scandic Ishavshotel, cathédrale arctique Ishavskatedralen

Arrivée à Tromsø la veille dans l’après-midi, trop tard pour explorer la ville, j’ai choisi de m’acclimater dès le premier jour dans le froid et la neige…

Je suis arrivée hier en fin de journée dans le Nord de la Norvège, au-delà du cercle arctique. Que faire à Tromsø en février ? Le jour se lève vers 7h, le soleil caresse le paysage de ses rayons rosés vers 8h20. La journée sera courte, je le sais, et je vais m’y adapter rapidement.

J’ai réservé une demi-journée d’excursion avec la société Lyngsfjord Adventure pour faire une randonnée en moto-neige à partir d’un camp situé à environ 1h30 de bus depuis Tromsø.

Je grimpe dans le bus à 9h, comme 50 autres touristes qui vont se répartir en petits groupes pour effectuer différentes activités : visite du camp de rennes avec la population Sami (Lapons vêtus de costumes traditionnels), promenade en traineaux à chiens, visite de dômes de glace, et moto-neige.

Le Camp Tamok est un lieu touristique qui dispense des activités sportives ou culturelles, pas de vie authentique ici. L’organisation est ultra-léchée même si tout cela semble a priori nager dans un joyeux bazar.

Les groupes sont formés dès la descente du bus, et nous sommes équipés de combinaisons thermiques contre le froid, gants épais, casque, boots.

Nous recevons des instructions sur la conduite d’une moto-neige (j’ai déjà pratiqué en Islande, voici mon récit ici), sur les règles de sécurité, et sur ce qu’il ne faut pas faire.

Sur le site web on annonce une randonnée d’environ deux heures en moto-neige, en fonction bien sûr des conditions climatiques. Aujourd’hui nous profitons d’une belle journée, un ciel dégagé, pas de chute de neige en perspective !

Le Camp Tamok est un lieu touristique qui dispense des activités sportives ou culturelles, pas de vie authentique…

Pourtant sur place on comprend rapidement que le tour ne fera qu’environ 1h30. Nous sommes deux par moto-neige, un conducteur et son passager à l’arrière, avec la possibilité d’échanger nos rôles en cours de route au hasard des haltes pour admirer et photographier le paysage. Nous démarrons avec enthousiasme et impatience.

Nous suivons en file indienne le guide qui évolue en tête de notre groupe. Il stoppe sa colonne de temps en temps, pour nous permettre de nous dégourdir les jambes et pour prendre quelques photographies mais nous sommes dans une vallée qui n’offre pas de grandes perspectives.

Et soudain, pas de chance… l’une des participantes négocie mal le passage d’un ru à peine dissimulé par de la neige et quelques branchages. Elle plante l’un des skis de sa moto-neige dans une butte, passe par-dessus le guidon, et chute dans la neige molle mais en se foulant le poignet.

Notre guide explique qu’il y a pénurie de guides « ce jour-là » et puisqu’il est seul avec nous, par mesure de sécurité nous devons tous faire demi-tour et rentrer ensemble au camp, de façon à faire bander le poignet de la malheureuse.

Notre randonnée aura duré moins d’une heure et quart au total au lieu des deux heures annoncées préalablement sur le site web de la société. Aucunes excuses présentées pour le manque de personnel accompagnant, pas de dédommagement.

Vu le tarif de la demi-journée certains râlent tout de même un peu contre l’organisation mais personne ne songe à blâmer la pauvre dame qui se sent fautive et que nous rassurons tant bien que mal.

Ci-dessous quelques photos sans grand intérêt ; en ne prenant pas de hauteur il est impossible de photographier de beaux paysages. D’autant que les reliefs créent beaucoup d’ombres sous cette lumière rase au-dessus du cercle polaire. J’ajoute ici une photo (presque) volée de l’intérieur de la tente Sami sous laquelle est servi le déjeuner (juste pour vous donner une idée du lieu car je déteste photographier des foules sans leur autorisation).

Vous êtes sur un blog de voyages, avec priorité à la photo : n’oubliez pas de cliquer sur chacune des photos ci-dessous pour l’afficher en grand format sur votre écran. C’est aussi la raison pour laquelle ce blog est conçu pour un affichage de préférence sur ordinateur ou sur tablette.

De retour au camp nous sommes orientés de suite vers la tente géante qui abrite une salle de restaurant. Tables et bancs de bois, un poêle au centre de cette tente qui rappelle la vie des Sami. On reconnait les Scandinaves qui se mettent à l’aise tandis que les touristes ne quittent pas les combinaisons anti-froid.

Un déjeuner sommaire est servi dans une ambiance commerciale bon-enfant : ragoût de mouton et cubes de pommes de terre (à volonté), crêpes sucrées à la cannelle et au fromage pour le dessert, thé ou café. Le ragoût de mouton est chaud et roboratif, mais n’a rien d’exceptionnel. J’ai adoré les crêpes !

Pourtant je sors bien vite de cette atmosphère bruyante et passablement enfumée pour retrouver la neige et le froid. Je vais jeter un oeil à l’igloo situé au-dessus du parking des bus avant de rendre les vêtements chauds qui m’ont été alloués pour cette matinée. Impossible de photographier cet igloo sans avoir les bus dans le cadre, j’abandonne.

À 16h je suis de retour à l’hôtel, après avoir parcouru le trajet de retour en autocar, par la même route « scénique » qu’à l’aller. Au retour essayez de vous asseoir sur un siège sur le côté gauche du bus.

Étant donné le peu d’ensoleillement hivernal sous cette latitude nordique la journée est donc pour ainsi dire terminée. Je prends une série de photos sur la ville depuis le balcon semi-circulaire de ma chambre d’hôtel, emmitouflée dans mes vêtements chauds.

J’ai droit à une vue panoramique : la marina sur ma gauche (avec ses restaurants et quelques commerces), le pont de Tromsø en face pour passer sur l’autre rive sur laquelle on voit la cathédrale arctique, et sur ma droite le quai qui accueille les bateaux militaires et les ferries qui embarquent et débarquent les voyageurs venus de la côte norvégienne et du Svalbard.

Sur la dernière photo ci-dessous vous apercevez la vue sur la fin du pont de Tromsø puis la cathédrale arctique. À droite au sommet de la colline vous voyez la terrasse du téléphérique qui offre une vue panoramique sur la ville.

Puis je rejoins un restaurant repéré la veille, le Fiskekompaniet, un restaurant de fruits de mer qui se trouve sur les quais à une centaine de mètres de l’hôtel. Je suis en Norvège, j’en profite pour manger du poisson et des crustacés fraîchement pêchés dans ces eaux glaciales.

On dîne tôt dans le Nord de la Norvège, et il vaut mieux réserver à l’avance. J’ai donc eu la surprise en téléphonant la veille de me voir allouer une table à 17h30, les autres créneaux horaires étant complets. Va pour 17h30 !

Ce restaurant est bien noté sur Google (qui reste l’une de mes références favorites dans ce domaine) et je ne regrette pas mon choix :
– huîtres françaises pour ouvrir l’appétit, importées puis transférées pendant 3 jours dans des bacs d’eau de mer du fjord de Tromsø,
– soupe de poisson (je vais très vite m’y habituer !) contenant du saumon et du flétan,
– tartare de saumon et coquilles Saint-Jacques avec sa mayonnaise maison,
– flétan avec sa mousse crustacées et sauce crustacés,
– saumon poêlé (parfaitement cuit !) avec la même sauce crustacés (imaginez une base de bisque détendue avec de la crème).

Vous comprendrez que j’ai zappé le dessert !

À 18h20 je suis à nouveau dehors. J’embarque quelques mètres plus loin avec la compagnie Arctic Cruise pour chasser les aurores boréales depuis la mer.

Première déconvenue : ce devait être un petit yacht (ce qui garantissait chauffage et confort), mais finalement d’autres clients auraient annulé et le propriétaire a décidé que la sortie se fera en catamaran. Il a prévenu moins d’une heure auparavant, un peu court pour annuler et improviser une autre activité pour la soirée donc j’embarque sur le catamaran.

Malheureusement, le temps de lever l’ancre et la neige commence à tomber ! Le catamaran glisse lentement sous le pont de Tromsø et s’éloigne dans la baie puis fait demi-tour avant même d’avoir atteint la pointe Nord de l’île de Tromsø sur sa gauche. Une sortie relativement courte…

Je n’ai quasiment pas pris de photos cette nuit-là, sous la neige, dans le froid, sur l’eau… Ci-dessous juste trois vues de Tromsø de nuit, avec notamment les pistes de ski éclairées. N’oubliez pas de cliquer sur les photos pour les afficher en plus grand format.

Le propriétaire du catamaran est bien sympathique, et très occupé par la navigation (il est seul à bord). À mi-chemin quand Tromsø brille de mille feux il ralentit le catamaran jusqu’à l’immobiliser quasiment puis s’absente quelques minutes avant de revenir pour proposer de descendre dans la cabine afin de déguster une bonne soupe faite maison.

Bien sûr je n’ai pas faim et j’ignorais que cela ferait partie de la prestation, mais impossible de refuser sauf à me montrer impolie ! D’autant qu’à l’extérieur de la cabine sur le pont on gèle littéralement.

La soupe de poisson est véritablement excellente : crémeuse, onctueuse, moins liquide que les autres que je mangerai pendant mon séjour, avec de petits cubes de pommes de terre, d’oignons blancs, du saumon et du poisson à chair blanche. C’est davantage un plat complet qu’une soupe, et ce sera la meilleure de tout mon séjour en Norvège !

Je l’apprécie tant que je vais en chercher la recette sur Internet dès mon retour. Je la publierai à votre intention dans quelques jours, pour apporter un peu d’exotisme polaire à vos soirées d’hiver.

Pendant que nous partageons cette soupe le navigateur me raconte quelques sorties en mer : il est surtout réputé pour la pêche, et pour l’observation des baleines. Je l’interroge : avec toute la lumière qui noie la baie de Tromsø de nuit voit-il vraiment des aurores boréales depuis son bateau ? Il agite son Nikon en confirmant.

Avide d’admirer de belles aurores boréales au-dessus de cette ville du Nord je demande donc à voir. Il cherche sur son appareil mais… ah zut ! Pas la bonne carte.

Hum…

Il me faudra patienter jusqu’au lendemain soir pour comprendre qu’il est peu probable d’admirer des aurores boréales depuis un bateau s’il reste sous les feux de Tromsø : trop de lumière ambiante ici, et d’autre part même si vous en voyez je doute très fortement que vous puissiez les photographier depuis le pont d’un bateau qui bouge à chaque seconde…

J’ai un peu le sentiment de m’être fait berner sur la promesse d’une sortie en mer de nuit pour observer les aurores boréales. Même si la neige qui est tombée mollement pendant 30 minutes a charrié des nuages dans le ciel j’ignorais surtout que l’on ne sortirait pas de la ville et de ses lumières.

J’ai passé encore vingt minutes à l’extérieur pour profiter du moment, mais congelée, quand il m’a proposé de rentrer à quai plus tôt que prévu j’ai acquiescé sans hésiter.

Je suis rentrée bien vite au chaud à l’hôtel.

Je finirai bien par les admirer ces aurores boréales… Vous verrez !

Envie d’en apprendre davantage sur mes voyages en Norvège ? Voici quelques pistes à explorer :

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