Malte, gâteaux maqrets aux dattes

Lorsque je suis en voyage je privilégie l’achat de produits locaux à consommer au retour plutôt que des babioles qui prennent ensuite la poussière sur un meuble. Voici une liste de produits locaux à rapporter de votre voyage à Malte :

Certains d’entre vous m’ont interrogée : mais quel type de shopping peut-on faire à Malte ? Que peut-on rapporter d’un voyage à Malte ? Plus généralement, que peut-on acheter à Malte ?

Avant de partir j’avais lu quelques avis ici et là sur la cuisine maltaise, certains enthousiastes (je les rejoins avec quelques restrictions), d’autres plutôt négatifs du fait de l’ancienne influence de la couronne britannique sur cette île (d’où mes restrictions…). Franchement, j’ai apprécié ! Et comme je suis davantage tournée vers l’alimentaire que vers l’artisanat lorsqu’il s’agit de shopping en voyage, voici mes suggestions.

Le cadeau à (se) rapporter de Malte est l’un des plus faciles à dénicher à l’aéroport le jour-même de votre vol de retour : les mqarets, ces petits gâteaux rectangulaires fourrés à la pâte de dattes et dorés au jaune d’oeuf. De vous à moi ce n’est pas inoubliable, mais si vous aimez les dattes vous apprécierez tout de même ces petites pâtisseries non grasses, excellentes avec votre thé du matin.

J’en ai trouvé de bien plus délicieux cette fois, confectionnés de façon artisanale et vendus au marché du village de pêcheurs de Marsaxlokk : parfumés d’anis étoilé et de zestes d’orange, parfaits avec un thé dans l’après-midi. Définitivement un cadeau gourmand mais à consommer, du fait de la fraîcheur de ces pâtisseries artisanales, dans les 3 ou 4 jours après votre achat. Ensuite les maqrets sèchent rapidement et durcissent.

Pour ces messieurs je recommande le fromage de chèvre ou de brebis mariné dans l’huile d’olive et parfumé au thym ou au poivre concassé : le gbejniet. Je l’aime doux, presque crémeux tel qu’il est servi dans les petites tavernes de La Valette pour l’apéritif ou à l’heure du dîner, à déguster sur des morceaux de pain campagnard à la croûte bien brune.

J’en ai acheté en bocaux de verre à l’aéroport toujours, en petits morceaux trop secs à mon goût mais il a fait le bonheur de mes invités masculins.

J’ai aussi acheté deux produits locaux à un vendeur ambulant, Maltais et producteur dans les environs de la « grotte bleue » sur la côte Ouest à une demie-heure en voiture de La Valette. Il m’a assuré qu’il fabrique son nougat lui-même, et je suis tentée de le croire ou du moins de penser qu’il produit les amandes et / ou le miel indispensables à la confection du nougat que j’ai acheté.

L’emballage certifie un nougat produit et emballé sur l’île de Malte, avec des produits naturels dont 40% d’amandes. Pour des Français habitués au nougat de Montélimar celui de Malte (à consommer dans les 4 mois après mon achat) s’avère VRAIMENT tendre, onctueux, et très, très parfumé : un parfum indéniable de zestes d’orange lié au goût des amandes légèrement grillées, accompagné, là encore, d’une petite pointe d’anis étoilé.

Après l’avoir goûté je l’ai vite rangé dans une boîte à biscuits métallique, pour le conserver à l’abri de la lumière (et éviter de le manger en une seule fois). Je recommande vivement !

Vous ferez plaisir en rapportant ces spécialités maltaises…

J’ai également acheté à ce producteur du sirop de caroube (Gulepp Tal Harrub). Qu’est-ce ?

Le caroubier est un arbre de la famille des légumineuses, présent autour du bassin méditerranéen. Son fruit, une gousse abritant des graines de couleur marron, est la caroube. Sous l’Antiquité ces graines faisaient office d’unité de mesure (le mot « carat » en serait issu) car ses graines sont d’un poids constant. Un caroubier peut produire jusqu’à 800kg de caroubes par an, des fruits qui sont utilisés sous forme de farine en guise de stabilisateur dans les confiseries et crèmes glacées, dans l’industrie pharmaceutique ou pour l’alimentation du bétail.

Pour préparer du sirop de caroube il suffit d’amener une tasse de graines de caroube réduites en poudre et une tasse de sucre en poudre jusqu’à une légère caramélisation, puis diluer dans l’équivalent de 8 tasses d’eau jusqu’à ébullition (attention aux projections lors de l’ajout de l’eau sur le caramel !).

Ce petit producteur maltais m’a vendu son sirop de caroube en insistant sur ses vertus thérapeutiques : en cas de coup de froid, contre une toux persistante, il suffit de faire bouillir de l’eau, d’y ajouter une cuillerée de sirop de caroube, et de boire avant d’aller dormir. L’équivalent du Fervex en somme, sous une forme beaucoup plus naturelle. Adepte des médecines douces et préférant utiliser des fruits plutôt que de la chimie (quand c’est possible et efficace), je me suis laissée convaincre. Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester, mais je vous le dirai quand le moment sera venu !

J’ai aussi acheté l’un des produits locaux de Malte dont on m’avait parlé lors de mon premier séjour sans pour autant y prêter une réelle attention : les câpres, saumurées dans un mélange de vinaigre, sel et eau.

Les câpres de Malte auraient un goût unique parce que, sur Malte, elles ne sont pas cultivées : elles poussent et sont cueillies à l’état sauvage sur tout l’archipel, on m’en a d’ailleurs montré sur l’île de Gozo sous forme d’un petit buisson.

J’ai acheté un petit bocal de verre, pour tester. Les Maltais les ajoutent aux salades fraîches, sur les pizzas (Malte est située juste sous la botte de l’Italie), et sur du pain grillé, arrosé d’un filet d’huile d’olive. En dehors des utilisations classiques j’ai l’habitude de les ajouter à mes beurres maniés durcis ensuite au réfrigérateur, puis servis tranchés avec mes plats de poisson. Si vous avez d’autres suggestions d’utilisation des câpres c’est le moment de commenter ci-dessous !

Enfin sur Malte vous trouverez du vin local. Des fouilles archéologiques ont permis de dater de vastes cuves et des poteries ayant contenu de l’alcool, prouvant l’existence de pressoirs sous l’âge de bronze.

Je n’ai pas testé le vin car je suis une piètre consommatrice en ce domaine. On m’a pourtant offert un magnum de vin rouge maltais, du Mystic Araar produit par les caves Camilleri Wines à Malte. Ce Mystic Araar est un mélange de crus (Syrah, Tempranillo et Merlot) d’un rouge rubis bien sombre, avec un arôme de baies rouges sauvages et de poivre (lu sur l’étiquette de cette bouteille). Vous pourrez goûter le vin maltais dans les petites tavernes et bistrots locaux, essentiellement du vin rouge et un peu de vin rosé.

Vous pouvez désormais ajouter sur votre liste shopping ces produits locaux à rapporter de votre voyage à Malte, même si j’en suis certaine, votre meilleur souvenir sera celui de l’accueil qui vous sera réservé sur place : l’île de Malte peut s’enorgueillir d’avoir, par exemple, les chauffeurs de taxi les plus courtois, les plus serviables et les plus aimables que j’ai pu rencontrer un peu partout dans le monde !

Que ce soit le sel ou le miel de Gozo, le vin, le nougat ou les mqarets traditionnels, vous ferez plaisir en rapportant ces spécialités maltaises. Et le fromage vous permettra de prolonger votre voyage pour un jour ou deux après votre retour. C’est aussi un peu le but de notre shopping en voyage n’est-ce pas ?

Êtes-vous allé(e) à Malte ? Avez-vous rapporté du sel, du miel, de l’huile d’olive ou du fromage maltais ? Que recommanderiez-vous à mes amis lecteurs qui s’apprêtent à partir pour Malte ?

D’ailleurs quel est votre comportement en voyage : vous rapportez quelque chose ou vous rentrez sans surcroît de bagage ?…

Si vous rentrez de Malte, ou si vous y êtes allé(e) récemment, dites-moi ce que vous avez rapporté de votre voyage à Malte ? Cela pourrait m’inspirer, et inspirer mes lecteurs, pour un prochain séjour…

Envie d’en apprendre davantage sur mes voyages dans l’archipel de Malte ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en décembre 2011 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne à ce jour. Les articles re-publiés ici sont tous rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». J’ai ajouté davantage de photos à ces articles en les re-publiant mais malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à ces articles, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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