Australie, chauves-souris (flying-fox) de Sydney © Marie-Ange Ostré

Si Nicole Kidman est pour l’Australie ce que Grace Kelly était pour Monaco, les flying foxes sont pour Sydney ce que les pigeons sont pour les Parisiens ! Et même si certains visiteurs les découvrent encore par hasard, la plupart viennent leur rendre visite comme d’autres vénèrent le célèbre opéra aux tuiles blanches, tout proche.

En entrant dans le jardin botanique, véritable poumon vert au pied du Central Business District, vous noterez d’abord les énormes figuiers séculaires, épicéas majestueux et autres fougères arborescentes. Ici les plantes et les arbres sont protégés, choyés, pour le plaisir des citadins qui s’épuisent en joggings intenses à midi. Mais à fouler l’herbe grasse des pelouses entretenues, vous apercevrez d’abord quelques perroquets blancs à la houppette citron picorer des fruits non identifiés dans des arbres pansus. Des aigrettes au long bec fouillent le sol pour quelques vers imprudents, de courtes mouettes au bec écarlate s’ébattent au soleil et les agapanthes odorantes disputent le prix d’élégance aux fleurs d’aloès qui explosent en lourdes grappes.

C’est surtout le piaillement aigu qui attirera d’abord votre attention, et vous lèverez forcément la tête pour découvrir, là, au sommet d’arbres feuillus ou non, des dizaines, que dis-je, des centaines de chauves-souris. Mais pas n’importe lesquelles ! Il s’agit des flying foxes, une espèce peu commune qui se plait dans quelques endroits rares du Pacifique, dont Sydney.

Soixante espèces de chauves-souris vivent en Australie, dont la plupart se nourrissent d’insectes, mais huit espèces seulement privilégient uniquement fruits et fleurs. Quatre d’entre elles font partie des chauves-souris les plus grosses du monde : elles peuvent peser plus d’un kilo et leur envergure atteindre, ailes déployées, plus d’un mètre. Grandes et puissantes, elles peuvent voler sur d’importantes distances et causer des dommages certains sur les plantations d’arbres fruitiers. Mais en éparpillant sur de vastes étendues le pollen et les graines dont elles sont friandes, elles peuvent aussi favoriser l’introduction d’arbres dans des régions moins favorisées. Elles raffolent tout particulièrement des eucalyptus et de petites figues.

Elles sont particulièrement appréciées à Sydney lorsque le soir elles quittent le jardin botanique au coucher du soleil pour aller chasser quelques kilomètres plus loin, avant de revenir au petit jour.

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Cet article a été publié une première fois en avril 2008 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne aujourd’hui. Les articles re-publiés sur ce site le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». Malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à cet article, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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