D’immenses yeux porcelaine, un sourire qui frôle constamment l’éclat de rire, une passion chevillée au corps, Hélène Caillaud est une liane blonde qui en surprend plus d’un. Plongeuse et photographe sous-marin, elle entre discrètement dans l’univers des grands en se spécialisant dans la photo du « tout petit », la macro photographie. Ceux qui la connaissent savent son humilité, ceux qui surveillent son travail (de loin) commencent à craindre son talent, parce qu’elle en a ! Voyez ci-dessous ce couple de crabes microscopiques cachés sur le dos d’un oursin de feu en Indonésie…

Photos crabes de Lembeh en Indonésie, Hélène Caillaud

Hélène est une plongeuse encore récente, moins de dix ans de pratique, mais elle a depuis rattrapé bien des accros au grand bleu : domiciliée dans le Sud de la France près de la Méditerranée, elle n’hésite pas à enfiler sa combinaison 7 mm pour se glisser en plein hiver dans l’Etang de Thau ou pour rejoindre ses amis d’un club de plongée non loin de Marseille. Elle fait ses classes avec un grand de la plongée à l’île Maurice, Hugues Vitry. Et très vite Hugues lui confie un appareil photo pour qu’elle fige, sous l’eau, les formes, les couleurs, la vie. Une passion était née…

Hélène Caillaud, plongeuse et photographe sous-marinInstinctivement Hélène Caillaud est attirée sous l’eau par ce que certains appellent « des trucs de filles » : nudibranches (plus de 1 200 espèces répertoriées), crabes, crevettes,… Elle laisse dire et se concentre sur ses découvertes, se renseigne sur les espèces, cherche les noms vernaculaires, en apprend davantage sur les moeurs de ces petites bêtes pour savoir où les trouver, dans quel habitat chercher, autour de quelle proie. Et elle patiente sous l’eau, attend la meilleure pose, règle ses éclairages, veille à ne pas perturber l’animal, respecte son environnement. Hélène n’est pas une prédatrice, là est peut-être son défaut le plus flagrant en tant que photographe…

Rapidement elle s’équipe en Nikon et son amour des petites choses colorées ou étranges la pousse à aller de plus en plus loin ; après plusieurs séjours à l’île Maurice, et en moins de trois ans, elle explore l’Egypte (deux fois), l’Indonésie (deux fois), les Maldives et plus récemment les Philippines. Pendant ses week-ends elle plonge en Méditerranée sur les côtes françaises ou en Espagne. Ses photos se font de plus en plus affirmées, et la presse commence à faire appel à ses services alors qu’elle publie encore (et demande conseil) sur des sites web grand public comme celui de Plongeur.com dans les forums consacrés à la photo sous-marine. Hélène est alors connue sous le pseudo innocent de Petit Têtard des Mers

Je ne sais même plus comment je suis entrée en contact avec Hélène. A-t-elle laissé un premier commentaire sur mon blog alors que je décrivais une plongée faite en compagnie de Hugues Vitry à Maurice ? Hugues nous a-t-il mises en relation pour illustrer son propre site web quand j’étais sa webmaster ? Toujours est-il que je suis les progrès d’Hélène depuis trois ans. Et je vous avais déjà parlé d’elle en janvier 2007.

Photo du poisson-trompette gobant un poisson-bagnard, par Hélène Caillaud

Si j’attire votre attention de nouveau aujourd’hui sur son talent de photographe sous-marin c’est parce qu’elle vient de mettre en ligne son nouveau site web et je ne pouvais pas garder cette information pour moi. Vous êtes nombreux ici à partager cette passion de la plongée sous-marine, et filles ou garçons, vous apprécierez de vous plonger dans l’univers d’Hélène en parcourant les pages de ses galeries photos d’autant qu’elles se laissent dévorer sans effort : choisissez votre destination (sur la liste de droite), cliquez sur une photo au hasard, et le diaporama se lance tout seul. Il ne vous reste qu’à vous caler dans votre fauteuil, veiller à ne pas être dérangé(e), et vous voici transporté(e) sous l’eau aux côtés d’Hélène.

Si vous n’êtes pas plongeur vous découvrirez un monde coloré, enchanteur, et peut-être Hélène vous transmettra-t-elle l’envie de vous mettre à la photo, ou de faire des progrès dans ce domaine, que ce soit sous l’eau ou sur terre.

Bien évidemment Hélène ne se contente pas de fixer de la macro. A côté des crabes chevelus (photo ci-dessous) et des portraits serrés de poissons-pierres vous trouverez des photos d’ambiance en Mer Rouge, des mantas, des bancs de lutjans, et quelques scènes de vie prises sur le vif : Hélène est la première à m’avoir montré un poisson-trompette gobant un poisson bagnard !… (photo ci-dessus), ou des accouplements de nudibranches. Grâce à elle j’ai découvert le crabe oran-outang (à Lembeh, Indonésie) et quelques espèces qu’elle n’a pas encore réussi à identifier ! A l’heure où tant de plongeurs se sont mis à la photo sous-marine, elle fait partie de ceux qui m’incitent aujourd’hui à raccrocher flashs et caisson sous-marin pour me concentrer sur mes photos terrestres : ses photos suffisent à mon bonheur…

Photo du crabe chevelu des Philippines, par Hélène Caillaud

Et d’ailleurs…

D’ailleurs nous allons collaborer ensemble ! Hélène est devenue une amie proche, et nous partirons plonger ensemble cette année. Pas de Méditerranée, non, trop froide pour moi. Mais je vous en dirai davantage en temps utiles. Nous rêvons de plonger en eaux chaudes pour partager le même plaisir de la découverte sous l’eau, le même regard du chasseur d’images, la même gourmandise de l’originalité et de la beauté. Il me restera alors un beau challenge : trouver les mots pour décrire au-delà de ce qu’Hélène aura réussi à capturer avec son objectif…

Mais je vous laisse découvrir tout de suite et par vous-même le talent de cette trentenaire trop timide et je vous invite chaleureusement à revenir ici pour laisser vos commentaires et appréciations qui ne pourront que l’encourager à poursuivre dans cette direction :

voir le site web des photographies sous-marines d’Hélène Caillaud.

N'hésitez pas à commenter ou à poser des questions, j'y réponds volontiers :

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