Death Valley, traverser le parc national en quelques heures
by Marie-Ange Ostré
8 septembre 2026
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On peut traverser Death Valley en quelques heures. Ce n’est peut-être pas suffisant pour en tomber amoureux, mais c’est assez pour comprendre pourquoi ce désert californien reste un incontournable du grand Ouest américain…
Visiter la Vallée de la Mort en deux jours, ou la traverser en quelques heures ? En chemin entre les parcs nationaux de l’Arizona et Los Angeles, pressée par le temps, j’ai choisi de traverser Death Valley en faisant un léger détour, et en m’arrêtant sur quelques points de vue.
J’aime les déserts, et je vous raconterai prochainement tous les déserts que j’ai eu la chance de découvrir à travers le monde. Mais puisque j’étais à nouveau en séjour en Californie l’année dernière j’ai envie aujourd’hui de vous raconter ma vision d’une vallée désertique qui s’étend en Californie, en frontière naturelle avec le Nevada.
Record mondial de température avec 56,7°C enregistrés en 1913…
Death Valley, un nom né d’un au revoir
En 1849, des chercheurs d’or traversèrent la vallée pour rallier les champs aurifères de Californie. Piégés pendant plusieurs mois, ils survécurent en brûlant le bois de leurs chariots et en mangeant leurs bœufs, en trouvant de rares sources d’eau potable. À dire vrai, un seul homme mourut dans la vallée, âgé et fragile. Avant de la quitter, une femme du groupe aurait dit : « Goodbye, Death Valley !« .
C’est ainsi qu’elle fut nommée sur un adieu, non sur un bilan funèbre.
Il faut souligner que ce nom a favorisé aussi en partie la renommée de la Vallée de la Mort. Qui n’a envie de se frotter aux conditions extrêmes promises dans cette seule appellation ?
Vue générale sur les salines du bassin de Badwater, le point le plus bas de toute l’Amérique du Nord. Photographié depuis le spot de Dante’s View.
Sa géologie, une histoire vieille de 1,7 milliard d’années
Les roches les plus anciennes du site datent d’environ 1,7 milliard d’années. Des roches calcaires vieilles d’environ 500 millions d’années ont confirmé que la région était autrefois recouverte par une mer chaude et peu profonde avant qu’un soulèvement du sol ne repousse le littoral de 300 kilomètres vers l’ouest.
Il y a environ 3 millions d’années, les mouvements tectoniques ont fait lentement glisser le sol vers le bas, creusant la vallée telle qu’on la connaît aujourd’hui. À la même période des modifications climatiques profondes ont asséché tous les grands lacs, laissant à leur place ces vastes étendues de sel si caractéristiques du paysage.
De nos jours la superficie du Death Valley National Park est de 13 628 km2. D’une taille supérieure à la région Île-de-France, il constitue le plus grand parc aux États-Unis, hors Alaska.
Son point le plus bas se situe dans les salines du bassin de Badwater, à – 85,5 mètres sous le niveau de la mer.
Que faut-il retenir d’une traversée de la Vallée de la Mort ?
Tout d’abord, son nom que je préfère d’ailleurs (allez comprendre pourquoi ?!) en langue anglaise : Death Valley. Tout un programme me direz-vous !
Ce qui m’a le plus surprise en suivant la route qui traverse le parc national de la Vallée de la Mort c’est la diversité de paysages géologiques uniques : vous passerez d’une aridité caillouteuse aux formations rocheuses colorées creusées par les vents, jusqu’aux dunes ondulantes qui rappellent celles du désert du Namib (en Namibie), et à celles solidifiées par l’érosion qui évoquent des tableaux de peintres.
Parce que la Vallée de la Mort détient le record mondial de température avec ses 56,7°C enregistrés en 1913, parce que les voitures peuvent en souffrir (attention à votre climatisation et à votre radiateur d’eau !), je vous conseille de n’y entrer qu’en ayant pris la précaution d’embarquer 3 à 4 litres d’eau par personne. Et quelques snacks.
En effet les communications peuvent s’avérer difficiles voire inexistantes en certains endroits du parc ! Si vous avez emprunté un chemin peu fréquenté vous pourriez patienter de longues heures avant de croiser un être humain. Restez prudents, et ne vous éloignez pas trop de votre véhicule, ou d’un autre groupe de personnes.
Vous êtes sur un blog de voyages, avec priorité à la photo : cliquez sur une photo pour l’afficher en grand format sur votre écran, puis passez de l’une à l’autre. C’est aussi la raison pour laquelle ce blog est conçu pour un affichage de préférence sur ordinateur ou sur tablette.
Infos pratiques : visiter Death Valley en 2026
Le parc est ouvert toute l’année, tous les jours.
Période idéale : de novembre à mars pour éviter la chaleur accablante (évitez l’été pendant lequel les records de température s’établissent). Il faisait 42°C mi-mai quand j’y suis passée.
Seules deux stations essence sont ouvertes dans le parc, l’une d’elles seulement 24h/24.
L’entrée au parc est payante (à ce propos je vous recommande la lecture de mon article dédié au Pass America the Beautiful).
Récemment le parc a réduit sa pollution lumineuse de nuit, ce qui permet d’observer le ciel étoilé exceptionnel dès la nuit tombée (si vous souhaitez dormir dans l’un des campings ou motels, n’oubliez pas de réserver longtemps à l’avance).
D’ailleurs si vous ne faites que traverser la Vallée de la Mort au départ de Las Vegas, n’oubliez pas non plus de réserver une chambre d’hôtel dans la première bourgade venue en sortant du parc ! J’ai failli dormir dans ma voiture cette nuit-là tant les hébergements sont rares.
Je ne suis pas tombée amoureuse de la Vallée de la Mort.
En effet j’ai visité des déserts plus vastes, plus arides, souvent moins chauds. Définitivement plus beaux, plus poétiques.
Pourtant la Vallée de la Mort reste un incontournable si vous voyagez dans le grand Ouest américain, et si vous êtes curieux d’un paysage qui se nourrit aussi de l’histoire de la ruée vers l’or.
Peut-être retournerai-je un jour visiter la Vallée de la Mort en passant au moins une nuit dans l’un des hôtels mis à disposition des touristes. Ou peut-être pas.
Envie d’en apprendre davantage sur mes voyages aux U.S.A. ? Voici quelques pistes à explorer :
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Blogueuse voyage depuis 2004, auteure, photographe, éditrice du magazine Repérages Voyages (en ligne, gratuit). Française, j’ai exploré 82 pays au fil des ans et vécu en différents endroits de notre belle planète (La Réunion, île Maurice, Suisse, Indonésie, Espagne). Très attachée au ton « journal de bord » plutôt qu’à une liste d’infos pratiques. Mon objectif ? Partager mes expériences de voyages avec ceux qui n’ont pas la possibilité de partir aussi souvent.
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On peut traverser Death Valley en quelques heures. Ce n’est peut-être pas suffisant pour en tomber amoureux, mais c’est assez pour comprendre pourquoi ce désert californien reste un incontournable du grand Ouest américain…
Visiter la Vallée de la Mort en deux jours, ou la traverser en quelques heures ? En chemin entre les parcs nationaux de l’Arizona et Los Angeles, pressée par le temps, j’ai choisi de traverser Death Valley en faisant un léger détour, et en m’arrêtant sur quelques points de vue.
J’aime les déserts, et je vous raconterai prochainement tous les déserts que j’ai eu la chance de découvrir à travers le monde. Mais puisque j’étais à nouveau en séjour en Californie l’année dernière j’ai envie aujourd’hui de vous raconter ma vision d’une vallée désertique qui s’étend en Californie, en frontière naturelle avec le Nevada.
Record mondial de température avec 56,7°C enregistrés en 1913…
Death Valley, un nom né d’un au revoir
En 1849, des chercheurs d’or traversèrent la vallée pour rallier les champs aurifères de Californie. Piégés pendant plusieurs mois, ils survécurent en brûlant le bois de leurs chariots et en mangeant leurs bœufs, en trouvant de rares sources d’eau potable. À dire vrai, un seul homme mourut dans la vallée, âgé et fragile. Avant de la quitter, une femme du groupe aurait dit : « Goodbye, Death Valley !« .
C’est ainsi qu’elle fut nommée sur un adieu, non sur un bilan funèbre.
Il faut souligner que ce nom a favorisé aussi en partie la renommée de la Vallée de la Mort. Qui n’a envie de se frotter aux conditions extrêmes promises dans cette seule appellation ?
Vue générale sur les salines du bassin de Badwater, le point le plus bas de toute l’Amérique du Nord. Photographié depuis le spot de Dante’s View.
Sa géologie, une histoire vieille de 1,7 milliard d’années
Les roches les plus anciennes du site datent d’environ 1,7 milliard d’années. Des roches calcaires vieilles d’environ 500 millions d’années ont confirmé que la région était autrefois recouverte par une mer chaude et peu profonde avant qu’un soulèvement du sol ne repousse le littoral de 300 kilomètres vers l’ouest.
Il y a environ 3 millions d’années, les mouvements tectoniques ont fait lentement glisser le sol vers le bas, creusant la vallée telle qu’on la connaît aujourd’hui. À la même période des modifications climatiques profondes ont asséché tous les grands lacs, laissant à leur place ces vastes étendues de sel si caractéristiques du paysage.
De nos jours la superficie du Death Valley National Park est de 13 628 km2. D’une taille supérieure à la région Île-de-France, il constitue le plus grand parc aux États-Unis, hors Alaska.
Son point le plus bas se situe dans les salines du bassin de Badwater, à – 85,5 mètres sous le niveau de la mer.
Que faut-il retenir d’une traversée de la Vallée de la Mort ?
Tout d’abord, son nom que je préfère d’ailleurs (allez comprendre pourquoi ?!) en langue anglaise : Death Valley. Tout un programme me direz-vous !
Ce qui m’a le plus surprise en suivant la route qui traverse le parc national de la Vallée de la Mort c’est la diversité de paysages géologiques uniques : vous passerez d’une aridité caillouteuse aux formations rocheuses colorées creusées par les vents, jusqu’aux dunes ondulantes qui rappellent celles du désert du Namib (en Namibie), et à celles solidifiées par l’érosion qui évoquent des tableaux de peintres.
Parce que la Vallée de la Mort détient le record mondial de température avec ses 56,7°C enregistrés en 1913, parce que les voitures peuvent en souffrir (attention à votre climatisation et à votre radiateur d’eau !), je vous conseille de n’y entrer qu’en ayant pris la précaution d’embarquer 3 à 4 litres d’eau par personne. Et quelques snacks.
En effet les communications peuvent s’avérer difficiles voire inexistantes en certains endroits du parc ! Si vous avez emprunté un chemin peu fréquenté vous pourriez patienter de longues heures avant de croiser un être humain. Restez prudents, et ne vous éloignez pas trop de votre véhicule, ou d’un autre groupe de personnes.
Vous êtes sur un blog de voyages, avec priorité à la photo : cliquez sur une photo pour l’afficher en grand format sur votre écran, puis passez de l’une à l’autre. C’est aussi la raison pour laquelle ce blog est conçu pour un affichage de préférence sur ordinateur ou sur tablette.
Infos pratiques : visiter Death Valley en 2026
Le parc est ouvert toute l’année, tous les jours.
Période idéale : de novembre à mars pour éviter la chaleur accablante (évitez l’été pendant lequel les records de température s’établissent). Il faisait 42°C mi-mai quand j’y suis passée.
Seules deux stations essence sont ouvertes dans le parc, l’une d’elles seulement 24h/24.
L’entrée au parc est payante (à ce propos je vous recommande la lecture de mon article dédié au Pass America the Beautiful).
Récemment le parc a réduit sa pollution lumineuse de nuit, ce qui permet d’observer le ciel étoilé exceptionnel dès la nuit tombée (si vous souhaitez dormir dans l’un des campings ou motels, n’oubliez pas de réserver longtemps à l’avance).
D’ailleurs si vous ne faites que traverser la Vallée de la Mort au départ de Las Vegas, n’oubliez pas non plus de réserver une chambre d’hôtel dans la première bourgade venue en sortant du parc ! J’ai failli dormir dans ma voiture cette nuit-là tant les hébergements sont rares.
Préparer votre visite avec le site web officiel : Death Valley National Park
Conclusion sur ma découverte de Death Valley
Je ne suis pas tombée amoureuse de la Vallée de la Mort.
En effet j’ai visité des déserts plus vastes, plus arides, souvent moins chauds. Définitivement plus beaux, plus poétiques.
Pourtant la Vallée de la Mort reste un incontournable si vous voyagez dans le grand Ouest américain, et si vous êtes curieux d’un paysage qui se nourrit aussi de l’histoire de la ruée vers l’or.
Peut-être retournerai-je un jour visiter la Vallée de la Mort en passant au moins une nuit dans l’un des hôtels mis à disposition des touristes. Ou peut-être pas.
Envie d’en apprendre davantage sur mes voyages aux U.S.A. ? Voici quelques pistes à explorer :
Blogueuse voyage depuis 2004, auteure, photographe, éditrice du magazine Repérages Voyages (en ligne, gratuit). Française, j’ai exploré 82 pays au fil des ans et vécu en différents endroits de notre belle planète (La Réunion, île Maurice, Suisse, Indonésie, Espagne). Très attachée au ton « journal de bord » plutôt qu’à une liste d’infos pratiques. Mon objectif ? Partager mes expériences de voyages avec ceux qui n’ont pas la possibilité de partir aussi souvent.
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