Voyage déserts du monde, suggestions et comparatif (Sahara, Namib, Atacama)
by Marie-Ange Ostré
7 juillet 2026
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Et si votre prochain voyage était consacré à un désert ?…
J’aime les déserts, tous les déserts même s’ils ont des profils différents. Le hasard m’a conduite en voyage dans quelques-uns des déserts du monde…
Pour la grande majorité d’entre nous un désert est un désert : du sable, à perte de vue. C’est une vision très réductrice de la diversité des déserts, parce qu’il n’y en a pas qu’un mais plusieurs.
Depuis la création de ce blog de voyages je vous ai emmené à mes côtés en différentes zones désertiques sur cette vaste planète. En parcourant mes photos aujourd’hui j’ai ressenti le besoin de vous montrer, mais aussi de synthétiser ce sentiment de diversité même si au final j’aime tous ces déserts.
Découvrir un désert n’offre aucune clé pour comprendre le suivant…
Types de déserts dans le monde : comment se forment-ils ?
En faisant quelques recherches sur le web je découvre que l’on distingue 5 grands types de déserts :
1. Les déserts zonaux (anticyclones subtropicaux)
Situés en zone intertropicale, ils résultent de la présence d’une ceinture d’anticyclones qui repoussent les nuages porteurs de pluie. Le Sahara, le Chihuahua et le Kalahari en sont des exemples.
2. Les déserts continentaux (éloignement de la mer)
L’air marin chargé d’humidité s’assèche progressivement avant d’atteindre ces zones au cœur des continents. Les étés y deviennent très chauds, les hivers très froids. Le Karakoum au Turkménistan et le Kubuqi en Chine en sont des représentants.
3. Les déserts d’abri (effet de foehn derrière une chaîne de montagnes)
Lorsqu’un vent humide rencontre une chaîne montagneuse, il dépose ses pluies sur le versant exposé. Le versant opposé est laissé à sec. La vallée de la Mort est l’exemple le plus connu.
4. Les déserts côtiers (courants marins froids)
Le courant de Humboldt est responsable de l’aridité extrême du désert d’Atacama, le courant de Benguela est responsable de l’aridité du Namib, le courant des Canaries de la partie occidentale du Sahara. Ces déserts côtiers sont souvent brumeux, ce qui les distingue radicalement des déserts de l’intérieur.
5. Les déserts polaires (froid et glace)
L’Antarctique, considéré comme le plus vaste désert au monde, abrite des colonies de manchots et de phoques. Les processus à l’origine de son aridité sont liés à la haute latitude, à la présence de calottes glaciaires et à la faible capacité d’évaporation de l’atmosphère froide. L’Antarctique contient 70 % de l’eau douce de la planète sous forme de glace, mais c’est techniquement un désert dont les précipitations sont inférieures à celles du Sahara dans ses régions centrales.
Vous êtes sur un blog de voyages, avec priorité à la photo : cliquez sur une photo pour l’afficher en grand format sur votre écran, puis passez de l’une à l’autre. C’est aussi la raison pour laquelle ce blog est conçu pour un affichage de préférence sur ordinateur ou sur tablette.
Quels sont les plus grands déserts à visiter et les déserts du monde les plus extrêmes ?
Il est impossible de nommer ici tous les déserts, bien trop nombreux. Il existe quelques classements divers, en fonction de l’âge estimé de ces déserts, ou autres critères. Ces déserts viennent en tête du classement par superficie :
• Antarctique
• Arctique (Groenland)
• Sahara (Égypte, Maroc)
• Désert d’Arabie (Jordanie, Qatar, émirats, Oman)
• Désert de Gobi (Chine, Mongolie)
• Désert du Kalahari (Botswana, Namibie)
Le plus vieux désert au monde
Le désert du Namib dans le sud-ouest de la Namibie est le plus vieux désert du monde. Les conditions climatiques qui y règnent sont les mêmes depuis au moins 55 millions d’années.
Le désert le plus aride au monde
Le désert d’Atacama prend la forme d’une bande étroite culminant à près de 6 000 m d’altitude, formant une barrière qui bloque toute l’humidité venue du bassin amazonien. Le sol y est si stérile que la NASA y teste des instruments destinés aux missions martiennes. Pourtant j’y ai vu de la végétation rase (en mai) et quelques lagunes accueillant des oiseaux migrateurs.
Le plus beau désert du monde
Le Sahara est considéré comme le plus beau désert au monde (même si je mettrais certaines zones du désert du Namib en tête). Le Sahara est aussi réputé pour être l’un des plus dangereux (le plus mortel chaque année).
Vous ne les avez pas lus ? Voici mes récits de voyages dans le désert :
Déserts du monde : mon carnet de voyage photographique
Nous sommes attirés ou rebutés par le désert. L’immensité, le silence, l’aridité, les extrêmes,… Tout cela fascine ou effraie.
J’ai toujours ressenti du respect pour les peuples qui vivent au sein d’un désert : les San et les Himbas en Namibie, les Bédouins en Égypte, les Inuits dans leurs immensités glaciaires.
Il y a ces grands déserts ci-dessus, bien connus, qui affichent des records. J’ai photographié quatre d’entre eux. Et d’autres plus discrets ou plus petits, parfois seulement apparentés à des zones désertiques ou dont on ignore qu’ils sont des déserts.
Parmi ceux que j’ai eu la chance de photographier :
Plateau du Colorado :
Il couvre 336 700 km2 sur 4 états (Colorado, Utah, Arizona, Nouveau-Mexique). Un désert semi-aride qui dispose aussi du plus grand nombre de parcs nationaux des États-Unis (neuf, dont celui du Grand Canyon, de Zion, Bryce et des Canyonlands dont je vous reparlerai bientôt).
Si vous avez déjà vu des photos de ces parcs laissez-moi vous montrer un site nettement moins connu mais qui confirme de façon flagrante la dénomination de désert sur ce plateau du Colorado :
Situé dans le Comté de San Juan, dans l’Utah, à 30 mn en voiture de Monument Valley, Goosenecks State Park est l’un des parcs les moins réputés du Plateau du Colorado. Rivière San Juan et son canyon.
Désert du Kalahari :
Malgré son nom signifiant « grande soif« , il est la plupart du temps couvert d’une végétation parfois dense. Le désert du Kalahari alterne entre étendues semi-désertiques de sable, savanes et lacs salés. C’est donc un désert habité (lions, éléphants, faune de savane). C’est en son sein que j’ai eu le privilège de passer quelques jours avec les San, nommés Bushmen par les anglophones, des chasseurs-cueilleurs. Une expérience rare.
Quand soudain dans le désert du Kalahari (et à l’approche d’un rideau de pluie) vous comprenez la signification du mot horizon… Gnous bleus dans la savane, et au bord d’une lac au couchant.
Désert du Namib :
Namibie, désert côtier, considéré comme le plus vieux désert du monde depuis au moins 55 millions d’années. J’ai survolé la Skeleton Coat le long du désert du Namib avant d’aller me perdre sur les dunes de sable rouge de Deadvlei. Errer sur le désert de sel et d’argile de Sossusvlei et entre ses arbres fantomatiques est un souvenir inoubliable. Surtout pour une photographe !
Désert d’Atacama :
Au Chili, situé entre le Pacifique Sud et la Cordillère des Andes, Atacama est considéré comme le désert le plus sec et le plus aride au monde. Avec des paysages quasi lunaires, et d’une grande diversité : depuis les mines de sel désaffectées jusqu’aux lagunes d’altitude, des plaines caillouteuses et des canyons profonds, une faune qui résiste, et une végétation qui parfois refleurit après des pluies intenses. Splendides paysages garantis.
J’ai deux articles en préparation au sujet de la Vallée de la Lune, et de cette route sublime qui mène vers la Bolivie et l’Argentine sur les hauts plateaux. Revenez me lire bientôt…
Désert d’Arabie :
Il s’étend sur toute la péninsule arabique, depuis la Jordanie jusqu’au Yémen et sur les pays voisins, l’Égypte (Sinaï), le sud de l’Irak et le sud de la Jordanie, au nord, comme au sud (Qatar, Émirats Arabes Unis).
Si vous avez visité Dubai il est probable que vous ayez poussé la curiosité jusqu’aux dunes de sable d’Abu Dhabi.
Ou si comme moi vous avez plongé en mer Rouge sur la côte Sud de l’Égypte, vous avez peut-être eu la chance d’admirer ces pétroglyphes du désert au milieu de nulle part dans un océan minéral d’une aridité absolue.
Hautes Terres d’Islande :
Elles couvrent 41 000 km2, montagnes et plateaux arides au centre du pays, inaccessibles pendant plusieurs mois de l’année. C’est en faisant quelques recherches sur Internet afin d’enrichir cet article que j’ai découvert que l’Islande abrite ainsi un désert, bien différent de l’image que l’on a de celui-ci : c’est un désert humain sur des terres balayées par des vents féroces, une superficie qui couvre tout de même 40% du territoire islandais dont les calottes glaciaires (celle du Vatnajökull entre autres). De sublimes paysages !
Désert Arctique :
Au nord du Groenland, les précipitations sont si faibles que de nombreuses régions sont qualifiées de déserts arctiques. Si de plus en plus de touristes se pressent pour fouler les glaces de l’Antarctique (un autre désert, au Sud du Chili) j’ai pour ma part eu la chance de poser le pied sur les terres reculées du Nord du Groenland où la vie est précaire pendant plus de six mois par an.
Vallée de la Mort :
Difficile de ne pas classer dans cet article ce parc de zone aride situé dans le désert des Mojaves, l’un des plus grands parcs nationaux américains. Dans ce milieu aride où le gel nocturne se heurte en journée aux vents chauds charriant du sable, la Vallée de la Mort (qui pourtant n’y déplore aucun décès) détient le record de chaleur absolu officiellement mesuré à la surface du globe avec 56,7 °C en 1913. Je vous en reparlerai sous peu…
Dans cet environnement hostile on ne peut s’empêcher de songer à ces pionniers qui ont un jour traversé l’enfer avant de donner son nom à cette vallée.
Je vous reparlerai sous peu de la Vallée de la Mort, avec quelques photos supplémentaires.
Désert de Tabernas :
En Andalousie (Espagne), il s’étend sur 280 km2. C’est le seul désert d’Europe occidentale. Le climat du désert de Tabernas, en deçà de l’altitude de 800-900 mètres, est un climat désertique froid avec avec des températures hivernales entre 0 °C et 10 °C et un maximum de sécheresse en été. Un décor naturel qui fut le lieu de tournage de nombreux « westerns spaghetti » dans les années 60-70. Et un désert facilement accessible à tous en Europe.
Je m’y suis rendue récemment, pourtant je n’ai pas de photos satisfaisantes à vous montrer. J’y retournerai cette année, un peu de patience et… abonnez-vous pour ne pas manquer mon prochain article au sujet du désert espagnol de Tabernas. 😉
J’ignore où me conduiront les années à venir, mais je sais avec certitude que je ne refuserai jamais de découvrir un autre désert dans le monde.
Parce que découvrir un désert n’offre aucune clé pour comprendre le suivant.
Chaque désert possède sa propre géologie, et de façon surprenante chacun a façonné ses propres formes de vie. C’est aussi ce qui les rend uniques.
Le souffle d’une brise sur une mer de sable permet de se ressourcer, en échappant au brouhaha du monde. Et partager quelques heures, quelques jours avec les peuples du désert permet de revoir ses propres priorités, ne croyez-vous pas ?
Des agences de voyages, spécialisées ou non, proposent des déserts à visiter. Pourtant au fil des ans je me suis trouvée au coeur des déserts sans l’avoir délibérément cherché. Comme vous peut-être j’ai vécu le désert avec une autre motivation de départ.
Et soudain, cette expérience du désert en devient une à part entière dans mon voyage au long cours…
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Blogueuse voyage depuis 2004, auteure, photographe, éditrice du magazine Repérages Voyages (en ligne, gratuit). Française, j’ai exploré 82 pays au fil des ans et vécu en différents endroits de notre belle planète (La Réunion, île Maurice, Suisse, Indonésie, Espagne). Très attachée au ton « journal de bord » plutôt qu’à une liste d’infos pratiques. Mon objectif ? Partager mes expériences de voyages avec ceux qui n’ont pas la possibilité de partir aussi souvent.
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Et si votre prochain voyage était consacré à un désert ?…
J’aime les déserts, tous les déserts même s’ils ont des profils différents. Le hasard m’a conduite en voyage dans quelques-uns des déserts du monde…
Pour la grande majorité d’entre nous un désert est un désert : du sable, à perte de vue. C’est une vision très réductrice de la diversité des déserts, parce qu’il n’y en a pas qu’un mais plusieurs.
Depuis la création de ce blog de voyages je vous ai emmené à mes côtés en différentes zones désertiques sur cette vaste planète. En parcourant mes photos aujourd’hui j’ai ressenti le besoin de vous montrer, mais aussi de synthétiser ce sentiment de diversité même si au final j’aime tous ces déserts.
Découvrir un désert n’offre aucune clé pour comprendre le suivant…
Types de déserts dans le monde : comment se forment-ils ?
En faisant quelques recherches sur le web je découvre que l’on distingue 5 grands types de déserts :
1. Les déserts zonaux (anticyclones subtropicaux)
Situés en zone intertropicale, ils résultent de la présence d’une ceinture d’anticyclones qui repoussent les nuages porteurs de pluie. Le Sahara, le Chihuahua et le Kalahari en sont des exemples.
2. Les déserts continentaux (éloignement de la mer)
L’air marin chargé d’humidité s’assèche progressivement avant d’atteindre ces zones au cœur des continents. Les étés y deviennent très chauds, les hivers très froids. Le Karakoum au Turkménistan et le Kubuqi en Chine en sont des représentants.
3. Les déserts d’abri (effet de foehn derrière une chaîne de montagnes)
Lorsqu’un vent humide rencontre une chaîne montagneuse, il dépose ses pluies sur le versant exposé. Le versant opposé est laissé à sec. La vallée de la Mort est l’exemple le plus connu.
4. Les déserts côtiers (courants marins froids)
Le courant de Humboldt est responsable de l’aridité extrême du désert d’Atacama, le courant de Benguela est responsable de l’aridité du Namib, le courant des Canaries de la partie occidentale du Sahara. Ces déserts côtiers sont souvent brumeux, ce qui les distingue radicalement des déserts de l’intérieur.
5. Les déserts polaires (froid et glace)
L’Antarctique, considéré comme le plus vaste désert au monde, abrite des colonies de manchots et de phoques. Les processus à l’origine de son aridité sont liés à la haute latitude, à la présence de calottes glaciaires et à la faible capacité d’évaporation de l’atmosphère froide. L’Antarctique contient 70 % de l’eau douce de la planète sous forme de glace, mais c’est techniquement un désert dont les précipitations sont inférieures à celles du Sahara dans ses régions centrales.
Vous êtes sur un blog de voyages, avec priorité à la photo : cliquez sur une photo pour l’afficher en grand format sur votre écran, puis passez de l’une à l’autre. C’est aussi la raison pour laquelle ce blog est conçu pour un affichage de préférence sur ordinateur ou sur tablette.
Quels sont les plus grands déserts à visiter et les déserts du monde les plus extrêmes ?
Il est impossible de nommer ici tous les déserts, bien trop nombreux. Il existe quelques classements divers, en fonction de l’âge estimé de ces déserts, ou autres critères. Ces déserts viennent en tête du classement par superficie :
• Antarctique
• Arctique (Groenland)
• Sahara (Égypte, Maroc)
• Désert d’Arabie (Jordanie, Qatar, émirats, Oman)
• Désert de Gobi (Chine, Mongolie)
• Désert du Kalahari (Botswana, Namibie)
Le plus vieux désert au monde
Le désert du Namib dans le sud-ouest de la Namibie est le plus vieux désert du monde. Les conditions climatiques qui y règnent sont les mêmes depuis au moins 55 millions d’années.
Le désert le plus aride au monde
Le désert d’Atacama prend la forme d’une bande étroite culminant à près de 6 000 m d’altitude, formant une barrière qui bloque toute l’humidité venue du bassin amazonien. Le sol y est si stérile que la NASA y teste des instruments destinés aux missions martiennes. Pourtant j’y ai vu de la végétation rase (en mai) et quelques lagunes accueillant des oiseaux migrateurs.
Le plus beau désert du monde
Le Sahara est considéré comme le plus beau désert au monde (même si je mettrais certaines zones du désert du Namib en tête). Le Sahara est aussi réputé pour être l’un des plus dangereux (le plus mortel chaque année).
Déserts du monde : mon carnet de voyage photographique
Nous sommes attirés ou rebutés par le désert. L’immensité, le silence, l’aridité, les extrêmes,… Tout cela fascine ou effraie.
J’ai toujours ressenti du respect pour les peuples qui vivent au sein d’un désert : les San et les Himbas en Namibie, les Bédouins en Égypte, les Inuits dans leurs immensités glaciaires.
De la même façon j’entre toujours en phase de contemplation dès que le désert m’aspire, quand je domine le désert d’Atacama au lever du soleil, quand je découvre des pétroglyphes encore confidentiels dans le désert d’Arabie en Égypte, ou encore quand j’espère ce rayon vert en effleurant de la main les dunes d’Abu Dhabi au coucher du soleil.
Il y a ces grands déserts ci-dessus, bien connus, qui affichent des records. J’ai photographié quatre d’entre eux. Et d’autres plus discrets ou plus petits, parfois seulement apparentés à des zones désertiques ou dont on ignore qu’ils sont des déserts.
Parmi ceux que j’ai eu la chance de photographier :
Plateau du Colorado :
Il couvre 336 700 km2 sur 4 états (Colorado, Utah, Arizona, Nouveau-Mexique). Un désert semi-aride qui dispose aussi du plus grand nombre de parcs nationaux des États-Unis (neuf, dont celui du Grand Canyon, de Zion, Bryce et des Canyonlands dont je vous reparlerai bientôt).
Si vous avez déjà vu des photos de ces parcs laissez-moi vous montrer un site nettement moins connu mais qui confirme de façon flagrante la dénomination de désert sur ce plateau du Colorado :
Situé dans le Comté de San Juan, dans l’Utah, à 30 mn en voiture de Monument Valley, Goosenecks State Park est l’un des parcs les moins réputés du Plateau du Colorado. Rivière San Juan et son canyon.
Désert du Kalahari :
Malgré son nom signifiant « grande soif« , il est la plupart du temps couvert d’une végétation parfois dense. Le désert du Kalahari alterne entre étendues semi-désertiques de sable, savanes et lacs salés. C’est donc un désert habité (lions, éléphants, faune de savane). C’est en son sein que j’ai eu le privilège de passer quelques jours avec les San, nommés Bushmen par les anglophones, des chasseurs-cueilleurs. Une expérience rare.
Quand soudain dans le désert du Kalahari (et à l’approche d’un rideau de pluie) vous comprenez la signification du mot horizon… Gnous bleus dans la savane, et au bord d’une lac au couchant.
Désert du Namib :
Namibie, désert côtier, considéré comme le plus vieux désert du monde depuis au moins 55 millions d’années. J’ai survolé la Skeleton Coat le long du désert du Namib avant d’aller me perdre sur les dunes de sable rouge de Deadvlei. Errer sur le désert de sel et d’argile de Sossusvlei et entre ses arbres fantomatiques est un souvenir inoubliable. Surtout pour une photographe !
Désert d’Atacama :
Au Chili, situé entre le Pacifique Sud et la Cordillère des Andes, Atacama est considéré comme le désert le plus sec et le plus aride au monde. Avec des paysages quasi lunaires, et d’une grande diversité : depuis les mines de sel désaffectées jusqu’aux lagunes d’altitude, des plaines caillouteuses et des canyons profonds, une faune qui résiste, et une végétation qui parfois refleurit après des pluies intenses. Splendides paysages garantis.
J’ai deux articles en préparation au sujet de la Vallée de la Lune, et de cette route sublime qui mène vers la Bolivie et l’Argentine sur les hauts plateaux. Revenez me lire bientôt…
Désert d’Arabie :
Il s’étend sur toute la péninsule arabique, depuis la Jordanie jusqu’au Yémen et sur les pays voisins, l’Égypte (Sinaï), le sud de l’Irak et le sud de la Jordanie, au nord, comme au sud (Qatar, Émirats Arabes Unis).
Si vous avez visité Dubai il est probable que vous ayez poussé la curiosité jusqu’aux dunes de sable d’Abu Dhabi.
Ou si comme moi vous avez plongé en mer Rouge sur la côte Sud de l’Égypte, vous avez peut-être eu la chance d’admirer ces pétroglyphes du désert au milieu de nulle part dans un océan minéral d’une aridité absolue.
Hautes Terres d’Islande :
Elles couvrent 41 000 km2, montagnes et plateaux arides au centre du pays, inaccessibles pendant plusieurs mois de l’année. C’est en faisant quelques recherches sur Internet afin d’enrichir cet article que j’ai découvert que l’Islande abrite ainsi un désert, bien différent de l’image que l’on a de celui-ci : c’est un désert humain sur des terres balayées par des vents féroces, une superficie qui couvre tout de même 40% du territoire islandais dont les calottes glaciaires (celle du Vatnajökull entre autres). De sublimes paysages !
Désert Arctique :
Au nord du Groenland, les précipitations sont si faibles que de nombreuses régions sont qualifiées de déserts arctiques. Si de plus en plus de touristes se pressent pour fouler les glaces de l’Antarctique (un autre désert, au Sud du Chili) j’ai pour ma part eu la chance de poser le pied sur les terres reculées du Nord du Groenland où la vie est précaire pendant plus de six mois par an.
Vallée de la Mort :
Difficile de ne pas classer dans cet article ce parc de zone aride situé dans le désert des Mojaves, l’un des plus grands parcs nationaux américains. Dans ce milieu aride où le gel nocturne se heurte en journée aux vents chauds charriant du sable, la Vallée de la Mort (qui pourtant n’y déplore aucun décès) détient le record de chaleur absolu officiellement mesuré à la surface du globe avec 56,7 °C en 1913. Je vous en reparlerai sous peu…
Dans cet environnement hostile on ne peut s’empêcher de songer à ces pionniers qui ont un jour traversé l’enfer avant de donner son nom à cette vallée.
Je vous reparlerai sous peu de la Vallée de la Mort, avec quelques photos supplémentaires.
Désert de Tabernas :
En Andalousie (Espagne), il s’étend sur 280 km2. C’est le seul désert d’Europe occidentale. Le climat du désert de Tabernas, en deçà de l’altitude de 800-900 mètres, est un climat désertique froid avec avec des températures hivernales entre 0 °C et 10 °C et un maximum de sécheresse en été. Un décor naturel qui fut le lieu de tournage de nombreux « westerns spaghetti » dans les années 60-70. Et un désert facilement accessible à tous en Europe.
Je m’y suis rendue récemment, pourtant je n’ai pas de photos satisfaisantes à vous montrer. J’y retournerai cette année, un peu de patience et… abonnez-vous pour ne pas manquer mon prochain article au sujet du désert espagnol de Tabernas. 😉
Pour en apprendre davantage je vous suggère cette page Wikipedia qui liste les principaux déserts par ordre de superficie : Liste des principaux déserts à découvrir dans le monde
Conclusion
J’ignore où me conduiront les années à venir, mais je sais avec certitude que je ne refuserai jamais de découvrir un autre désert dans le monde.
Parce que découvrir un désert n’offre aucune clé pour comprendre le suivant.
Chaque désert possède sa propre géologie, et de façon surprenante chacun a façonné ses propres formes de vie. C’est aussi ce qui les rend uniques.
Le souffle d’une brise sur une mer de sable permet de se ressourcer, en échappant au brouhaha du monde. Et partager quelques heures, quelques jours avec les peuples du désert permet de revoir ses propres priorités, ne croyez-vous pas ?
Des agences de voyages, spécialisées ou non, proposent des déserts à visiter. Pourtant au fil des ans je me suis trouvée au coeur des déserts sans l’avoir délibérément cherché. Comme vous peut-être j’ai vécu le désert avec une autre motivation de départ.
Et soudain, cette expérience du désert en devient une à part entière dans mon voyage au long cours…
Blogueuse voyage depuis 2004, auteure, photographe, éditrice du magazine Repérages Voyages (en ligne, gratuit). Française, j’ai exploré 82 pays au fil des ans et vécu en différents endroits de notre belle planète (La Réunion, île Maurice, Suisse, Indonésie, Espagne). Très attachée au ton « journal de bord » plutôt qu’à une liste d’infos pratiques. Mon objectif ? Partager mes expériences de voyages avec ceux qui n’ont pas la possibilité de partir aussi souvent.
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