Nassau, paquebots de croisière aux Bahamas © Marie-Ange Ostré

Ce n’est pas mon premier séjour sur l’île de New Providence aux Bahamas. Mais cette fois je vais m’y attarder un peu, pour aborder l’histoire de Nassau.

Lorsque le 12 octobre 1492 Christophe Colomb pensait poser le pied sur le Nouveau-Monde alors qu’il foulait le sable de l’île bientôt re-nommée San Salvador (aux Bahamas) il s’est probablement senti comme moi ce soir : heureux ! Et sans doute a-t-il pensé : « enfin, j’y suis !…« .

Je suis à Nassau, Bahamas.

J’y suis arrivée par avion, d’autres y débarquent en masse par bateau. D’immenses paquebots que l’on peut photographier comme moi cet après-midi depuis une rue de la capitale, ou bien en prenant un peu de recul pour avoir une vue d’ensemble (pour ma photo ci-dessus). Ces immenses paquebots de croisière font halte à Nassau pour une journée avant de repartir vers d’autres îles des Caraïbes. Aucune autre île des Bahamas n’accueille de paquebots de croisière.

Lorsque je suis entrée en fin d’après-midi dans le hall sombre du Graycliff Hotel à la suite de dames élégamment perchées sur de jolis escarpins, mes Converse ont eu honte de fouler avec si peu d’égards les parquets soigneusement entretenus qui se souviennent encore du séjour prolongé du duc et de la duchesse de Windsor pendant la Seconde Guerre Mondiale. Entre autres têtes couronnées et stars de Hollywood.

Il est précisément 20h33 ce soir dans la capitale des Bahamas et je suis déjà confortablement lovée contre une montagne de coussins fleuris dans un « pool cottage » de l’hôtel Graycliff, non loin de la jolie piscine qui accueille les brasses des grandes dames et puissants messieurs de ce monde en quête d’intimité.

Au Graycliff on n’échappe pas à l’ambiance coloniale, feutrée, un brin compassée mais so british, héritage inhérent d’une longue histoire qui s’acheva le 10 juin 1973 lorsque les Bahamas obtinrent l’indépendance en devenant ainsi le 138ème état des Nations-Unies.

Le Graycliff est une première étape parfaite avant de s’immerger dans l’archipel si on veut l’aborder sous son aspect culturel.

Nassau toute entière conserve l’empreinte de son passé, et j’irai demain à la rencontre de ces maisons pastel qui soupirent sans broncher lorsque les vents s’emmêlent. Les ouragans ne font qu’effleurer les Bahamas, le plus ancien qui a laissé une trace de son passage remonte à 11 ans. Mais en 1929 l’un d’eux a soufflé la vénérable Maison du Gouverneur comme un fétu de paille. Elle a été reconstruite depuis, j’irai la voir avant de diriger mes pas vers le musée des pirates qui plaît beaucoup aux enfants mais aussi à leurs parents.

Bien sûr dans l’après-midi je me laisserai sans doute aller à un peu de flânerie le nez au vent, mais demain matin je plongerai dans le Nassau historique, celui qui prouve que l’archipel avait une âme bien avant l’arrivée des premiers paquebots de croisière.

Et puis je demanderai à quoi correspondent les trois couleurs du drapeau des Bahamas. A moins que l’un(e) d’entre vous ne le sache déjà ?

Je ne voulais pas m’endormir sans vous envoyer d’abord quelques premières impressions. Laissez-moi récupérer quelques heures après ce long voyage qui m’a menée jusqu’ici entre Atlantique et mer des Caraïbes, accordez-moi un sursis par rapport au décalage horaire de six heures entre Paris et Nassau, et puis je vous raconterai.

Je suis venue pour vous. Donc vous verrez aussi !

Envie d’en apprendre davantage sur mes voyages aux Bahamas ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en mai 2010 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne aujourd’hui. Les articles re-publiés sur ce site le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». Malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à cet article, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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