Connaissez-vous le livre de Barbara et Allan Pease : Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire une carte routière ? Oui, probablement. Un énième livre sur la différence des mondes entre les deux sexes, et surtout la difficulté de se comprendre. Mais mieux que la série sur Mars et Venus trop puérile parfois, le livre des Pease est devenu une référence pour notre couple, livre-étalon qui nous sert souvent de base pour rire de nos incompréhensions mutuelles. Dernier exemple ce soir : la date de départ pour notre prochain voyage est proche, et la tension monte au moment de l’organisation des bagages…

Bien sûr, si vous êtes en couple ou si vous l’avez été, vous connaissez cela :

Lui : tu as besoin de 2 paires de tennis pour une semaine ?!

Elle : tu es sûr de vouloir emporter toute la boîte à outils ?

Lui : tu prends une 5mm pour plonger aux Caraïbes ?!!!

Elle : on n’est peut-être pas obligés d’emporter trois masques chacun ?

Lui : tu veux vraiment prendre 3 bouteilles d’après-shampoing ?!…

Elle : tu ne peux pas te promener avec le même tee-shirt pendant tout le séjour…

Bref, un monde nous sépare…

Comment faites-vous ?…

Chez nous, dès le début de notre vie commune, nous avions décidé que je m’occuperais des vêtements (mais il gère ses chaussures), des trousses de toilette et pharmacie, et des menus accessoires comme les prises internationales, l’anti-moustiques, etc… De son côté, l’Homme remplirait les sacs de plongée de tout l’équipement nécessaire. Nous avons de la chance : il est plus expérimenté que moi en plongée (et donc sait parer à toutes les éventualités) et je sais voyager très léger question colifichets. J’avais donc fait sac commun, ses tee-shirts voisinant avec mes dentelles.

Mais au bout d’un an… et après moult voyages épuisants dans des conditions très diverses, nous avons décidé de faire sac séparé : l’Homme, voyez-vous, est tendance root en voyage, moi j’aime bien faire simple mais pas froissé. Et puis côté plongée, mon sac pesait l’équivalent d’un âne mort (l’expression n’est pas de moi !) et en cherchant mes palmes je tombais sur des bricoles high-tech ou très spécifiques genre dévidoir de corde pour des plongées en galerie noyée… Mais où était passé mon masque fétiche ?!…

Donc ce soir, préparation du sac de plongée. Chez n’importe quel plongeur, il n’y aura pas trop de difficulté : moi-même il y a quelques années, je savais parfaitement que pour partir plonger il me suffisait d’attraper mon sac bien rangé depuis le dernier voyage, avec chaque élément dûment rincé (attention au sel de mer qui bloque toutes les fermetures éclair si elles ne sont pas rincées soigneusement avant d’être stockées), plié correctement et rangé dans un ordre précis. Avec Homme à la maison, je découvre mon sac béant, une jambe de combi bêtement alanguie à l’extérieur telle une danseuse de french-cancan ayant échoué dans notre cave ! Les gilets sont empilés dans un coin (où est donc le mien ?!!!…), ma cagoule de néoprène traîne sur une table et j’ai des feuilles de filtre rouge roulées dans mon sac (pour les flashs d’appareil photo).

Moi, maniaque de naissance sur tout ce qui m’appartient, genre si tu touches à mes affaires je te mords ! (parce que c’est ce qui me garantit que je retrouverai toujours mes biens dans l’état et surtout à l’endroit où je les ai laissés), je grince des dents et tape du pied. Bon sang, j’avais tout rangé au Malawi, combi bien sèche, bien pliée, sac fermé avec petit cadenas dont la clé repose au fond de mon sac à dos, comme d’habitude. Huit ans que j’utilise le même petit cadenas. Or là, le cadenas du sac n’a pas résisté à un coup de scie sauteuse : l’Homme ne savait pas que mes clés étaient accessibles et il y a 3 semaines, il cherchait comme un fou des lampes d’exploration de grotte pour les vacances avec enfants (qu’il a trouvé ailleurs)…

Résultat, après avoir refait mon sac soigneusement ce soir (toutes les miettes de biscuits aspirées, mais d’où venaient-elles ?!!!…), je m’aperçois que ce sac est mort puisque je ne peux plus le fermer correctement avant de le remettre aux employés des compagnies aériennes, donc… il faut que je change de sac !

Bref, au bout de deux heures, nous avons chacun notre sac de plongée prêt à partir en frêt. Première étape.

Parce que la deuxième étape va venir très vite : la préparation des valises de matériel photo ! Chacun sa valisette, avec pour objectif (très bien pour des photographes !) d’avoir chacun sous la main son propre matériel et de gérer sa propre autonomie… Hum…

L’Homme a deux valisettes. Et plus de matériel que moi.

Moi je n’ai qu’une seule valisette, mais un peu plus grande. Et pour moins de matériel… Le but va être de la jouer finement pour que l’Homme n’envahisse pas les multiples recoins de ma valisette !… Parce qu’ensuite, chacun est responsable de sa valisette. De sa fermeture. Et de son contenu.

L’Homme est artiste. L’artiste est bohême.

Moi je suis pragmatique. Tendance soigneuse.
(je viens de corriger le premier qualificatif qui m’était venu à l’esprit, avec la même rime…)

Deux mondes qui cohabitent.

Mais dans une semaine il faudra que chacun fasse son sac perso, tenues de scène pour Lui agrémentées de quelques vêtements relax pour se détendre en fin de journée, tenues pratiques pour moi, chacun sa trousse de toilette et chacun sa pharmacie et ses chaussures. Et là, mesdames, pour une fois c’est l’Homme qui aura un plus gros sac que le mien : parce que malgré mes 3 bouteilles d’après-shampoing, j’emporte moins de vêtements que ma star de conjoint !

Alors, et vous, comment gérez-vous les crises d’avant-départ ? Qui s’occupe quoi chez vous ?…

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