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Rencontrer des Maldiviens chez eux, sur leur île, est relativement peu aisé. J’ai pourtant eu cette chance…
Farida a 36 ans, un sourire timide et deux enfants. Elle a préparé du thé et des pâtisseries sur lesquelles je craque. Pas de sophistication non, mais de la simplicité, et de la générosité.
Je suis sur l’île de Hithaadhoo, dans l’atoll de Baa aux Maldives. Une île qui compte 1 300 habitants dont une majorité de pêcheurs. L’océan indien fournit l’essentiel de leur alimentation aux villageois et les femmes font sécher le thon albacore (100 kg en moyenne), qui sera vendu à Malé, la capitale. Six ou sept personnes travaillent à l’accueil ou dans les restaurants sur l’île voisine, qui abrite l’hôtel Coco Palm Dhuni Kolhu.
Première constatation : on est heureux de recevoir de la visite sur Hithaadhoo. Il m’est déjà arrivé de profiter de l’une de ces excursions d’une heure vers une île habitée, des excursions obligatoirement autorisées par le gouvernement. Mais, pour la première fois, je sens ici une différence, je ne suis pas considérée comme une voyeuse ou un porte-monnaie. L’explication ?
Je suis accompagnée d’un guide qui travaille pour l’hôtel Coco Palm Dhuni Kolhu, et les relations entre l’hôtel et l’île sont gérées intelligemment avec une dimension humaine qui dépasse l’indispensable profit de l’un et des autres. C’en est rafraîchissant, du coup je me détends et les sourires s’élargissent de part et d’autre. La communication s’établit.
Si le père refuse l’union, le couple amoureux peut écrire au Département des Mariages qui approuve généralement la requête…
Je ne parle pas maldivien et je le regrette vivement. Tous mes contacts passent donc par mon guide, sauf quand je m’approche des mères et de leurs enfants. Là, c’est le langage du coeur qui prévaut. Quelques signes, quelques mots d’anglais, et j’apprends que le petit a 3 ans, que c’est un garçon. Une photo, puis deux. Les mères s’esclaffent, en redemandent. Elles posent. Leur voile dévoile : des yeux d’obsidienne, un maquillage étudié, un sourire éclatant. De l’espièglerie aussi.
Ici les filles se marient à l’âge de 20 ou 25 ans maximum. Le garçon demande la fille en mariage et si le père refuse, le couple amoureux peut écrire au Département des Mariages, qui approuve généralement la requête. Le gouvernement maldivien leur attribue un terrain sur lequel les parents des mariés doivent construire une maison ; cette maison sera transmise à la fille du couple même s’il y a eu naissance d’un garçon également. Au début des années 2000, le gouvernement a instauré un contrôle des naissances mais sans vraiment fixer de limites ; ce contrôle a disparu depuis.
Les enfants vont en maternelle dès l’âge de deux ans et demi, elle est ouverte de 6h à 18h30 pour permettre aux mères de les déposer 1 heure et demie par jour pour la première année, 3 heures pendant la seconde année, 6 heures l’année d’après, jusqu’à l’entrée en primaire à l’âge de 7 ans. Les petits apprennent entre autres les techniques de construction d’une maison et comment fabriquer les chaises en filet éparpillées dans les rues.
En primaire, on leur enseigne aussi les bases de la biologie marine et un peu d’informatique. Les livres sont offerts par le gouvernement jusqu’à la primaire, les parents paient l’uniforme. À l’école les enfants apprennent le maldivien, l’anglais et étudient le Coran.
J’ai eu la chance de visiter ce village authentique aux Maldives, j’y ai été reçue avec une grande gentillesse et générosité, accueillie avec plaisir et ouverture d’esprit. Ces photos et ces portraits ont été réalisés sur l’instant, avec l’autorisation du chef de village et l’accord de chacune de ces personnes.
Farida m’invite à entrer chez elle dans sa maison de corail. Elle a deux enfants, dont le petit dernier de 4 ans qui me suit partout. Elle pose des questions, et insiste pour que je goûte encore au foni boakibaa, gâteau maldivien traditionnel constitué de sucre, farine, oeuf et noix de coco. Pourtant, je craque davantage sur les fishballs : savoureux hachis de thon séché et piment rouge sous forme de samoussas indiens (explosif !), ou encore ces billes rondes de poisson, ail, oignon, piment et noix de coco.
Elle m’apprend que les petits déjeuners de sa famille sont composés de chapati et de mashuni, du thon en miettes mêlé à de l’oignon, de la noix de coco et du citron. Pour le déjeuner, elle prépare invariablement une soupe de poisson au bouillon clair (garudhia), avec du riz. Le dîner s’enrichit d’un curry de poisson. Les pâtisseries sont seulement destinées aux enfants.
Je quitte l’île avec des sourires plein les yeux, en répondant aux mains qui s’agitent sur la plage. Oui, on peut avoir un vrai contact avec les Maldiviens aux Maldives.
J’aime…
Le vrai contact qu’ont su instaurer les dirigeants de l’hôtel Coco Palm Dhuni Kolhu entre les Maldiviens et les visiteurs.
Je recommande…
Goûtez absolument au mashuni, cette salade de thon ultra-fraîche. J’en ai publié la recette, sur cette page.
Plus d’info…
Hôtel Coco Palm Dhuni Kolhu
Office du Tourisme des Maldives, en français
Recettes de cuisine maldivienne, en anglais
J’ai rédigé cet article pour une publication sur le troisième numéro du magazine de voyages gratuit (et online) Repérages Voyages. Je publie cet article sur ce blog pour lui offrir une seconde vie, et permettre à de nouveaux lecteurs de découvrir mes publications sous toutes leurs formes.
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Blogueuse voyage depuis 2004, auteure, photographe, éditrice du magazine Repérages Voyages (en ligne, gratuit). Française, j’ai exploré 82 pays au fil des ans et vécu en différents endroits de notre belle planète (La Réunion, île Maurice, Suisse, Indonésie, Espagne). Très attachée au ton « journal de bord » plutôt qu’à une liste d’infos pratiques. Mon objectif ? Partager mes expériences de voyages avec ceux qui n’ont pas la possibilité de partir aussi souvent.
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