Vacances et voyage aux MaldivesPasser le nouvel an aux Maldives, fantasme ou réalité ?… Pour moi c’est un rêve qui devînt réalité le soir du 31 décembre 1999, pour le déjà lointain passage vers un nouveau siècle, celui de nos enfants. S’envoler vers l’un des 26 atolls coralliens de l’archipel des Maldives qui rassemble 1 199 îles sur une surface de moins de 300 km2 est finalement d’une facilité déconcertante : la perspective d’un nouvel an en solitaire façon Bridget Jones dans ses grands moments entre Kleenex et Barbra Streisand, un père qui insiste pour vous emmener sous l’Equateur, un big boss compatissant qui vous accorde soudain la semaine nécessaire, des dossiers bouclés en moins de temps qu’il n’en faut pour faire une valise, et vous décollez avec la coupe de champagne en main (merci Papa pour la Business !) pour atterrir quelques heures plus tard avec un décalage thermique de 26° sur un lagon turquoise éclaboussé par le soleil brûlant des Maldives…

Voyage et vacances nouvel an aux Maldives

En moins de vingt-quatre heures vous prenez vos marques sur une île grande comme un (ou deux ?) terrain(s) de foot (quelle est la taille d’un terrain de foot ?…). A gauche, le lagon. A droite, le lagon. Entre les deux, une bande de sable poudreux, de celui qui colle obstinément aux pieds lorsque vous essayez d’enfiler une paire de chaussures. Spontanément je vous dirais : sur le sable, oubliez vos chaussures. Pour le plaisir, pour la sensualité. Mais prudemment, et après avoir vécu trois ans en bord de plage sous les cocotiers, je n’ai qu’une recommandation : sur le sable, restez chaussés !… D’abord le sable d’une île tropicale est toujours chauffé à blanc par le soleil qui s’en donne à coeur joie. Si vous aimez frire vos plantes de pieds, libre à vous. Ensuite, si la plage que vous foulez reste un tant soit peu authentique, vous risquez fortement de marcher sur un coquillage nacré ou d’écrabouiller sans le savoir des épines d’oursin ou du corail fracassé lors de la dernière tempête, ou encore le filament de méduse urticante si jolie sous la surface qu’on en oublierait les vilaines démangeaisons qu’elle va infliger.

Devant votre bungalow quelques veloutiers vous séparent du lagon changeant de teinte au gré des heures et des nuages poussés par les alizés. Vous apprécierez le bain du matin aux petites heures tandis que le personnel de l’hôtel époussette les chaises pour le petit déjeuner, et que les touristes récupèrent encore d’une soirée trop arrosée. Parce qu’aux Maldives vous ne croiserez que peu de Maldiviens : employés de ménage, jardiniers, ou délégués aux activités nautiques pour leur maîtrise des flots, les Maldiviens sont tenus éloignés des touristes consommateurs. Différence culturelle oblige, leur gouvernement leur interdit d’être trop au contact des Européens jugés moins scrupuleux… C’est regrettable si vous aimez les relations humaines et si votre curiosité instinctive vous rapproche des populations locales. Mais vous vous consolerez sans doute en vous rendant sur Malé, l’île capitale, ou en bavardant avec les Sri Lankais qui servent l’alcool et les cocktails au bar de votre île hôtel. Aussi souriants que les Maldiviens ils vivent moins d’interdits et partageront avec vous quelques informations sur la vie quotidienne dans l’archipel.

Maldives photo plage de Vavvaru proche de Kuredu

Alors que faire aux Maldives pour une semaine sous le soleil ?…

La décence m’interdit toute suggestion trop explicite mais personne n’ignore que les Maldives sont l’une des destinations lune de miel des jeunes mariés. Et si vous cumulez quelques années au compteur du concubinage et que vous rêvez de retrouver votre conjoint sans autre distraction que la couleur de ses yeux, choisissez votre île et emportez votre lingerie fine.

Néanmoins si vous êtes plus actif (je n’ai même pas dit sportif !…) ou que vous aimez alterner les loisirs, c’est le moment de tester tous les sports nautiques que l’on vous proposera sur l’île. Pêche au gros (ne venez pas me le dire ensuite…), excursions en catamaran vers les îlots voisins pour croiser quelques raies manta (souvenir d’une vie), ski nautique, parachute ascensionnel, plongée libre avec masque et tuba pour découvrir les myriades de poissons du récif à portée de palmes, et bien sûr… la plongée sous-marine, la vraie, celle des passionnés ou des débutants. Chaque hôtel des Maldives a son centre de plongée et si vous avez toujours été tenté sans jamais avoir essayé, n’hésitez plus. Pour les plus expérimentés, et au gré des marées ou des courants, vous croiserez du gros (requins, mantas, thons, dauphins,…) et bien sûr le récifal avec ses couleurs enchanteresses, du poisson-clown au perroquet à bosse de taille respectable.

Mais il reste un plaisir supplémentaire que vous pourrez vous offrir sans bourse délier. Un petit bonus que, malgré vous, vous venez chercher dans ces îles sous le soleil à quelques encablures de l’Equateur. Les plus blasés d’entre vous ne résisteront pas à l’appel du soleil, celui de fin de journée, le même qui aura mordu vos épaules en sortant de l’eau, celui qui embrasera le ciel sur l’horizon à l’heure des premiers cocktails quand un souffle léger sèche les cheveux fraîchement rincés du sel de l’océan indien.

Et si mon plus beau coucher de soleil reste attaché à une nuit de mon adolescence en Finlande au-delà du cercle polaire, je ne peux m’empêcher de sourire en retrouvant les photos faites avec le premier appareil photo numérique avec lequel j’ai joué avant même qu’ils n’atteignent le million de pixels. Personne n’y croyait alors, on s’extasiait sur l’immédiateté des photos qui s’affichaient sur l’écran digital au dos d’appareils déjà ultra légers. Et l’Olympus m’a fasciné au point de me remettre à la photo…

Ce soir-là j’ai rejoint mon père et sa femme sur la plage des couchers de soleil, celle qui attirait chaque soir tous les visiteurs en mal de couleurs et de sensations douces. Après une journée de mer et de soleil nous étions tous ivres d’une langueur de fin de journée, conscients malgré tout du moment solennel qu’attendait l’humanité chrétienne et qui focalisait l’attention de toute la sphère business du monde entier : le fameux bug de l’an 2 000 allait-il paralyser l’économie financière à l’aube du nouveau siècle ?…

Qui aurait cru que cette paralysie surviendrait huit ans plus tard…

Assise comme tout le monde sur le sable, j’attendais la palette des couleurs que le soleil nous enverrait dans un dernier clin d’oeil, dans un ultime flamboiement théâtral. J’attendais l’exceptionnel, l’unique, l’impossible. Et les cieux m’ont entendue…

Dans un ciel de soie saphir le soleil a déposé sur les volutes de nuages un souffle de pastels poudrés, une mousseline rose tendre, comme un voile pudique jeté sur les derniers atermoiements d’un siècle perdu. J’attendais l’incandescence, est venue l’opalescence.

Ma bonne étoile m’envoyait un signe, celui de la renaissance.

Maldives coucher de soleil nouvel an à Kuredu

Alors vous qui vous apprêtez à fêter le déclin d’une année pour entrer dans une autre, vous qui ce soir embrasserez vos proches et souhaiterez le meilleur à tous, n’oubliez pas que chaque jour est un don et qu’il ne suffit pas d’attendre les minuit d’un 31 décembre pour aimer et être généreux. Chaque jour est exception, chaque minute est occasion.

L’occasion pour moi aujourd’hui comme demain de souhaiter que votre bonne étoile exauce vos voeux les plus chers, ceux qui nous rapprochent, ceux qui nous enrichissent, ceux qui nous permettent d’avancer avec droiture, loyauté et générosité.

Aux Maldives ou ailleurs je vous souhaite beaucoup d’amour et une excellente santé.

Joyeuse année 2009 !

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