Cuisine mauricienneVous le savez, je suis une incorrigible gourmande. Et lorsque je suis en voyage j’ai à cœur de goûter à tout ce qui se mange sous d’autres cieux que les miens. Aujourd’hui j’ai eu une journée terriblement bien occupée, et le soleil étant de la partie j’ai enfin réussi à accumuler un certain stock de photos tout en faisant (enfin !) ma première plongée devant la passe de l’hôtel Belle Mare, et la journée n’est pas terminée…

Le dholl puri de l\'île Maurice

Evidemment, en courant partout sous l’eau (oh les seiches géantes !) et sur terre (Port-Louis dans toute sa cacophonie), je manque forcément de temps pour rédiger plus longuement et pour trier les photos. Alors comme je dois filer de nouveau pour aller voir de quelles saveurs sera constitué le buffet mauricien du restaurant Citronnelle ce soir (et y faire quelques photos avant le rush des premiers clients), je vous livre tout de suite ma photo préférée du jour (en tête d’article).

L’île Maurice, vous n’êtes pas sans le savoir (si ?…) est constituée d’un mélange de cultures. L’Asie, l’Afrique, l’Europe se mêlent en couleurs, en saveurs, en parfums. Et jusque sur les tables. Ce matin, affamés par cette première plongée dont je vous reparlerai en détail dès que j’aurai eu le temps de la coucher sur le clavier, nous nous sommes arrêtés sur le chemin de Port-Louis pour acheter à un marchand ambulant deux ou trois dholl puri (prononcez « pourri », c’est plus drôle).

Les marchands ambulants sont légion sur l’île, et certains n’ôtent même pas leur casque pour pouvoir, leur coffre refermé, enfourcher leur mobylette plus vite pour aller satisfaire d’autres clients une cinquantaine de mètres plus loin. Toute la journée ils vendent leurs crêpes fines et non sucrées, fourrées d’un mélange de purée de lentilles safranées et de légumes longuement mijotés. Ce midi le dholl puri était constitué de lentilles et de giraumon (si je me trompe Jean-Michel saura rectifier !) dans une sauce légèrement relevée, et j’ai refusé la sauce pimentée. Un petit en-cas délicieux (même si je vous accorde que l’apparence permet d’en douter…), vite enfourné, et pour à peine 5 roupies mauriciennes… Notre vendeur s’appliquait à nous faire plaisir et il avait un sourire sympathique, je n’ai pas résisté à le photographier, avec son accord. (Et euh… la crêpe qu’il présente fut pour moi).

Mais sans entrer ce soir dans les détails de cette longue journée, en précisant tout de même que si la mer le permet demain matin nous ferons deux plongées, je voulais vous soumettre également la photo d’un légume particulier, que je ne connaissais pas encore en ayant pourtant vécu ici :

Légumes de l\'île Maurice

J’ai posé des questions au vendeur du marché de Port-Louis, il m’a même indiqué comment le préparer, et avec quoi le servir. Mais je sais que quelques Mauriciennes, natives ou d’adoption, me lisent ici. Alors Mesdames, à vous d’indiquer à mes lecteurs ce dont il s’agit, parce que nous n’avons pas ce légume en France (ni en Belgique, Suisse, Canada,…). Merci !

😉

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