Afrique du Sud, jeune fille peuple Xhosa © Marie-Ange Ostré

Depuis hier je suis entrée dans un autre voyage, un autre monde : celui de la découverte de l’Afrique du Sud, de ses cultures ethniques, de ses grands animaux sauvages.

J’y suis entrée de plein fouet, avec la bénédiction de la pluie qui s’est invitée deux jours avant mon arrivée. Une pluie fine, pénétrante, qui sature soudain une terre asséchée ; une pluie qui creuse des ornières sous les roues des 4×4 de brousse qui patinent, dansent, tanguent, et se redressent. Cette pluie pourtant je ne l’ai pas subie, elle s’est arrêtée quand j’ai atterri à East London, la porte d’entrée sur la Wild Coast, la côte sauvage qui longe l’océan Indien sur plus de 800 kilomètres au Sud-Est du pays

Ce soir je ne sais par quoi commencer, et je n’irai pas très loin. Je suis en train de télécharger mes photos du jour sur le mini-disque externe et… déjà 300 photos ainsi que quelques séquences vidéos. Le nombre ne crée pas l’importance, certes. Mais c’est vous dire la matière sur le terrain, et la motivation de la photographe. Ceux d’entre vous qui connaissent l’Afrique du Sud savent qu’ici on ne triche pas avec la nature, celle des grands espaces.

Alors que vous dire comme cela, en quelques mots et avec seulement quelques minutes devant moi ? Je dois trancher entre dire et montrer, je pense que vous préférerez voir une ou deux photos. Et je vous raconterai en détail plus tard.

Alors voici, pour aujourd’hui :

Après avoir passé une nuit sous une tente (tout confort) sur la cime des arbres je dormirai ce soir dans un boutique-hôtel exclusif : 7 chambres seulement, avec douche extérieure et petite piscine privée pour chacune. Autre lieu autre décor, autre charme. J’aime les deux, pour différentes raisons.

Ce soir on m’a promis d’autres animaux sauvages pour la semaine prochaine, et quelques expériences humaines aussi telle celle vécue cet après-midi auprès de Mama Tofu, âgée de 92 ans et matriarche d’un clan Xhosa, désireuse de raconter les traditions du peuple Xhosa.

L’Afrique du Sud compte 6 groupes ethniques représentés au gouvernement, chaque groupe dispose d’un roi sans pouvoir politique mais indispensable pour gérer les relations entre groupes et pour maintenir la paix et l’harmonie entre chaque clan appartenant au groupe. J’ai eu le privilège d’entrer dans un village du peuple Xhosa, j’ai passé l’après-midi en compagnie des femmes pour écouter, observer, et apprendre.

Ces femmes Xhosa ont chanté pour nous, elles ont dansé aussi, et puis elles nous ont maquillé. Un petit côté folklorique qui ne me plaît pas outre mesure mais c’est souvent le cas des voyages de presse. Au début de leur démonstration le clan tout entier, hommes exclus, entonne le chant national sud-africain main sur le coeur. Notre guide se joint au groupe, spontanément.

Je me sens un peu embarrassée, et témoin involontaire d’une forme de propagande. Je continue à prendre quelques photos, parce que j’ai été invitée pour cela mais cette rencontre ne correspond pas du tout à celles que j’apprécie habituellement. Comme un goût amer qui renforce le sentiment ici d’un grand dénuement.

Je participe très peu à des voyages de presse, trop formatés (les journalistes de métier s’en plaignent aussi). Celui-ci sera d’ailleurs le second et le dernier. Je préfère les contacts authentiques, discrets, privés.

Alors je me suis éloignée seule vers la maisonnette de l’une de ces femmes qui semblait plus curieuse que les autres. Elle m’a invitée à entrer, elle voulait parler, échanger. Malheureusement son anglais (ou son accent en anglais ?) était peu intelligible et j’ignore tout de sa langue qui laisse entendre les clics que j’ai déjà entendu chez les San dans le Nord de la Namibie.

Mes connexions wifi sont très limitées ici entre grands espaces, bush et savane dédiées aux animaux sauvages. J’en suis heureuse finalement, parce que je profite davantage de ces moments de vie. Croyez-moi, j’emmagasine les expériences et les photos. Je ne peux donc vous en dire davantage immédiatement mais je tenais à vous montrer ces photos, pour vous faire patienter.

Des images qui évoquent pour moi beaucoup d’émotion mais aussi des chants traditionnels, des objets artisanaux, la langue des clics, des rires, de la pudeur.

Et puis j’ai fait du quad pendant une heure en fin de journée sur des collines boisées. Après avoir croisé ce matin des rhinocéros blancs et photographié des lions BLANCS à moins de 3 mètres dans la réserve d’Inkwenkwesi j’espérais ne pas tomber en panne soudain, seule sur mon petit bolide rouge.

Dans un jour ou deux je ferai une grande balade sur l’une des plus belles plages du continent, à cheval. Et puis…

Et puis vous verrez !

Pour l’instant je dois refermer l’ordinateur, boucler mon sac, et dormir quelques heures pour être en forme demain

Envie d’en apprendre davantage sur mes voyages en Afrique du Sud ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en novembre 2011 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne aujourd’hui. Les articles re-publiés sur ce site le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». Malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à cet article, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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