Chine, face à l’entrée de la Cité Interdite, Pékin © Marie-Ange Ostré

J’aime déjà ce voyage en Chine ! A peine quarante-huit heures après mon arrivée à Pékin je sens que ce voyage va être l’un des plus riches en surprises, en découvertes.

Même si j’adore New York qui grouille de vie à tous les coins de rue, si sa démesure me plaît et si les bruits de la circulation ne me gênent pas, je suis plus habituée aux grands paysages et aux îles du bout du monde.

Pourtant samedi matin, en débarquant ici à Pékin – et pour la première fois sur le sol chinois – rien n’aurait pu me laisser imaginer une telle surprise : Pékin ne vit plus sous l’ère de Mao, elle a deux pieds solidement ancrés dans l’avenir !

De larges avenues qui ressemblent plus à des boulevards périphériques qu’à des rues citadines, des immeubles qui grimpent à l’assaut du ciel, des Chinoises plus fashionistas que les plus branchées de nos demoiselles des Champs Elysées, les boutiques de toutes les grandes marques de luxe à échelle de la Chine, et des millions de Pékinois qui vous croisent en vous dévisageant un peu mais sans trop de surprise non plus.

Pékin ne ressemble pas à l’image que nous avons gardé de Tien Anmen’, elle s’est positionnée  dans la course pour prendre la tête des villes les plus modernes du monde.

Je suis donc entrée de plein fouet dans le monde chinois d’aujourd’hui en effleurant à peine ce que sera demain ; il faut voir l’ahurissante silhouette tarabustée de la Tour CCTV (chaîne de télévision chinoise) pour comprendre que… nous n’avons pas encore compris jusqu’où iront les Chinois.

En moins de 48 heures, et après un vol de 9 heures (non pas 11 comme je l’avais annoncé précédemment), avec un décalage horaire de 6 heures sous le crâne, j’ai déjà dévoré à pleines dents une Chine qui a promis de me surprendre.

J’ai une nouvelle fois confirmation que l’on ne connaît pas la cuisine chinoise si on ne l’a pas goûtée en Chine !

Rien qu’en faisant le tour du quartier de mon hôtel situé à quelques dix minutes en voiture de la Cité Interdite, je me suis laissée happée par deux centres commerciaux : le premier bien connu des touristes avertis et des Chinois qui viennent négocier ici faux tee-shirts Ralph Lauren et vrais « tombés de camion » à des prix défiant toute cohérence, le second bien plus récent et destiné aux hommes d’affaires et Chinois fortunés, représentant toutes les grandes marques internationales dont certaines que je ne connaissais même pas.

La mode chinoise, si elle n’a pas encore envahi nos magazines occidentaux, devrait pourtant interpeller davantage nos rédactrices mode puisque j’ai découvert hier soir des chaussures incroyablement belles et modernes, des bottes d’une élégance rare et autres sacs qui vous obligeraient à quelque régime sec au retour d’un tel voyage si vous vous laissiez tenter par tant de profusion de bon goût à un tarif somme toute plus qu’abordable…

Qui pense Chine, dit massage ! Hier soir j’ai confié mes muscles endoloris aux mains d’un jeune Chinois qui ne comprenait pas deux mots d’anglais. Difficile d’expliquer qu’un nerf (ou un ligament ?) me faisait souffrir au point de ne presque plus pouvoir marcher ! Pourtant à force de mimes (de ma part) et de sourires compréhensifs (de la sienne), je me suis allongée sur la table des tortures après avoir négocié le tarif d’un massage traditionnel chinois.

Ont suivi soixante looonnngues minutes pendant lesquelles j’ai cru que j’allais me mettre à hurler de douleur tant les doigts expérimentés de ce jeune fou se plantaient pile sur les noeuds qui terrorisaient mes muscles.

Quelques exercices d’assouplissement plus tard, et je me relevais avec le sentiment d’avoir été écrabouillée par un char impitoyable mais tout de même capable de rentrer à pied jusqu’à l’hôtel, et sans boiter cette fois !

Ce matin je me suis levée fraîche comme une rose, ne gardant aucun souvenir de ma faiblesse de la veille, mais avec les deltoïdes qui me font toujours souffrir : j’ai l’impression d’avoir encore sur le corps l’empreinte des doigts de ce magicien, et pour rien au monde je n’y retournerais ce soir même si je suis convaincue qu’il m’a sans aucun doute fait le plus grand bien.

Vous raconterai-je ma visite de la Cité Interdite et du Temple du Ciel (Temple of Heaven, en anglais) ? Il va falloir m’accorder quelques semaines, sans doute après mon retour en France. J’ai testé mon tout nouveau Canon 500D toute la journée, et il y a tant à voir que j’en ai oublié l’existence de sa fonction vidéo !…

Par contre j’ai usé ma résistance sur les pavés de la ville, admirant les reliques des derniers empereurs tout en me demandant si la vie des impératrices était enviable. Je vous raconterai cela en détail prochainement.

Peut-être seriez-vous davantage intéressé(e) par mes tests gourmands ?…

Honnêtement, je n’ai pas tout compris de ce que j’ai goûté depuis deux jours même si je sais m’être limitée au porc et au poulet pour l’instant. Mais j’ai aperçu des « choses » sur les cartes, et d’autres dans des plats sur les tables, qui m’inspirent réflexion et appréhension…

Pour l’instant j’ai traqué les petits restaus locaux, ceux dont la clientèle vous regarde entrer avec ahurissement, ceux vers lesquels des vieux messieurs à vélo vous accompagnent avec gentillesse pour être sûr que vous ne vous perdrez pas, ceux qui ne font pas les beaux jours des reportages que l’on voit fleurir ces temps-ci dans les magazines français et qui nous font les honneurs d’une Chine propre, belle et avant-gardiste. Sans esprit de compétition, il faudra que je vous raconte mon expérience de la cuisine chinoise, je prends des notes chaque jour pour vous !

Dans les restaurants dans lesquels j’ai choisi d’entrer, j’ai nettoyé discrètement le bord de ma tasse à thé avec la serviette à papier avant de la remplir d’un breuvage d’ambre parfumé à souhait. Et j’ai pris soin de me laver les mains dans un lavabo crasseux avant le repas, et après, comme le recommandent les flashs dont on nous abreuve désormais sur les chaînes TV. À croire que les Français n’auraient jamais auparavant pris le soin de se laver les mains (dans ce cas merci à la grippe A !).

Mais croyez-moi, quelque soit la propreté un peu douteuse des établissements que l’on m’avait recommandé, je me suis vraiment régalée ! Et pour moins de 4 € par repas la gourmande curieuse de saveurs que je suis a goûté à de grosses assiettes trop bien garnies, à du riz cantonais plus vrai que nature et le tout avec une théière parfumée au jasmin pour revigorer n’importe quel visiteur épuisé. Un pur bonheur !…

J’ai une nouvelle fois confirmation que l’on ne connaît pas la cuisine chinoise si on ne l’a pas goûtée en Chine. Et cet argument est transposable à la cuisine de n’importe quel pays.

Mais il faut que je file pour visiter d’autres jardins, d’autres palais, d’autres temples. D’autant que les répétitions pour la commémoration du 60ème anniversaire de la Révolution battent leur train et que je ne suis pas toute seule à arpenter ces allées. Hier les responsables d’une sono testaient la résistance des aiguës sur des chansons de Céline Dion…

J’ai encore trois jours devant moi pour visiter Pékin et ses environs, mais demain j’irai passer deux ou trois heures sur la Grande Muraille de Chine, j’espère qu’il fera aussi beau qu’aujourd’hui !

J’aime déjà la Chine !…

Envie d’en apprendre davantage sur mon voyage en Chine ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en septembre 2009 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne aujourd’hui. Les articles re-publiés sur ce site le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». Malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à cet article, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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