Bahamas, requins Exuma © Marie-Ange Ostré

360 îles et îlots composent le sous-archipel des Exumas aux Bahamas. Les plus belles îles des Caraïbes à survoler en avion ! Et l’occasion de visiter les cays d’Exuma, ces îlots qui offrent la vie de Robinson.

Powerboart Adventures, au départ de Nassau, aux Bahamas. Le nom fait penser à Indiana Jones, et comme on embarque juste au pied du resort géant Atlantis, j’ai choisi ce prestataire pour passer la journée de dimanche ailleurs que dans la ville où, à part la sortie de la messe vers midi quinze, il ne se passe rien.

Les bateaux de croisière font escale à Nassau le vendredi et le samedi, jusqu’à 7 par jour en haute saison. Mais le dimanche est sacré aux Bahamas : « just have fun !« .

Une heure de navigation dans un bateau rapide aux sièges rembourrés qui ne m’ont pas empêchée d’avoir une petite pensée pour mon ostéopathe favori. Les trente premières minutes sont un peu sportives et il vaut mieux être assis à l’arrière du bateau où cela secoue moins. Mais lorsque nous quittons la haute mer pour entrer dans la zone des cays des Exuma, la houle de surface se fait moins prononcée et vous commencerez à apprécier le voyage, cheveux au vent, lunettes de soleil solidement arrimées sur le nez.

Premier arrêt en douceur sur Allen’s Cay (également appelée Leaf Cay) : le bateau glisse jusque sur la plage et l’un des skippers distribue aussitôt des grains de raisin à ceux d’entre nous qui mettent pied à terre. Bienvenue chez les iguanes !

Une colonie de petites bestioles officiellement baptisées cychlura cychlura inornata quitte l’ombre des arbustes pour cavaler vers vous, tout en restant à distance respectueuse. Ils tendent leur cou vers la main nourricière, chipent délicatement la bille de fruit offerte, et s’éloignent aussitôt en tortillant du croupion.

Peu farouches, ils sont d’ailleurs en danger : vingt ans d’observations scientifiques permettent d’en savoir davantage sur leur mode de vie, mais si l’on sait qu’ils sont endémiques – et uniques – aux Exuma, les recherches laissent également penser que l’homme est son seul prédateur. On nous laisse passer dix minutes sur la plage, le temps de leur tirer le portrait sous une surveillance relative, puis nous remontons à bord.

Pour le plus grand plaisir des enfants le offshore remet alors les gaz et s’envolent vers Ship Channel Cay au son des génériques de séries télévisées à grand succès : Les Experts (CSI), Miami Vice, et même Mission Impossible. On a beau sourire, ça le fait !…

3km de long pour 800 mètres à son point le plus large, Ship Channel Cay est un eden pour Robinson. Le bar en bord de plage est fait de planches et de cordages, le personnel est relax, des bancs permettent de se poser un peu partout, et un « cottage » (disons bungalow) peut vous inciter à revenir pour y passer quelques nuits, loin de tout.

C’est une journée organisée pour vous permettre de lâcher prise, pour vous bâfrer de soleil et de musique…

Une fois ici, tout est « free » (entendez gratuit, et presque libre) : le déjeuner, les boissons (alcool compris), les attractions.

Et la première d’entre elles est un feeding (nourrissage) de requins et de raies pastenague dans le lagon, sous le bar. J’ai déjà dit ce que je pense du feeding, cette pratique qui consiste à nourrir l’animal artificiellement en lui offrant sa pitance à laquelle il s’habitue sans effort de chasse.

Ici, la première demi-heure se passe à lancer aux requins les viscères, la peau et la tête des mérous et dorades coryphène qui vont être grillés pour le déjeuner. Rien de vraiment répréhensible. Cinq requins s’approchent très vite, appâtés depuis le matin par les poissons captifs dans une cage immergée à hauteur de genou d’un homme. En moins de dix minutes ce sont 12 requins et 3 raies pastenague de belle taille qui dansent ensemble sous nos yeux.

Mais dans la seconde demi-heure vient alors ce que je réprouve : côté plage cette fois le même homme jette à l’eau les têtes et carcasses des deux dorades coryphène péchées du matin. Les requins nourrice, requins de récif et pointes noires s’approchent, de plus en plus près pour croquer une tête, arracher une arête.

Chaque fois, l’homme tire la pitance vers lui pour attirer le requin à sa portée. Mais c’est l’un des deux requins citrons qu’il tente d’attirer. Lorsqu’il y réussira, il redressera la tête d’un requin hors de l’eau et l’embrassera sur le bout du museau sous les cris et les exclamations de la foule…

Hum…

Moins spectaculaire mais plus amusant notamment pour les enfants même si la vingtaine d’adultes présents s’y prêtent avec empressement : les caresses aux raies pastenague. Agenouillés en rang d’oignon dans le lagon, les touristes apprennent à tendre de petits morceaux de poisson aux raies qui s’approchent avec avidité à leur tour jusqu’à caresser les participants de leur envergure. Les mains se tendent, les sourires s’élargissent, les cris fusent. Tout le monde est heureux !

C’est après une première séance de snorkeling accompagné que nous déjeunerons au soleil de poisson et de steak grillé à la perfection (j’ai obtenu la recette de la marinade citron-piment à ne pas manquer). Un petit buffet copieux, qui se termine sur des fruits frais.

Ensuite, c’est comme vous voulez : sieste sur la plage, trempette dans le lagon en utilisant les masques et tuba mis à disposition (bien sûr les requins ont disparu depuis longtemps), ou promenade sur l’île à la recherche du « cochon sauvage », un petit monstre velu au poil sombre qui viendra se tremper sous nos yeux dans le lagon avant d’aller s’étendre sur la plage au soleil !

Et à 15h10, le bateau reprend la route pour atteindre Nassau en moins de 55 minutes.

Attention, sur le bateau il vaut mieux faire enfermer vos sacs et gardez vos appareils photos à l’abri si vous y tenez. Douche garantie, à l’aller, comme au retour. Et n’oubliez pas la crème solaire…

Même si ce type d’excursion ne fait pas partie de mes loisirs favoris, j’admets avoir passé un bon moment.

Si vous venez en famille ou avec des amis, si vous n’êtes pas plongeur, si vous voulez sortir de la capitale pour vous retrouver à seulement vingt participants sur une plage où chacun peut conserver son intimité s’il le souhaite, si vous aimez les formules « all inclusive » (tout compris) pour profiter de la bière et du punch local, si vous êtes fan de barbecue de poisson et que vous souhaitez peaufiner votre bronzage tout en admirant des requins de (presque) loin, tentez le Powerboat Adventures ! Vous ne serez pas déçu.

C’est une journée organisée pour vous permettre de lâcher prise, pour vous bâfrer de soleil et de musique, et c’est idéal pour barboter sans risque dans un lagon. J’ai même réussi à me reposer, c’est dire !

Et ce soir j’ai changé de logis : j’ai échangé mon « pool cottage » de l’hôtel Graycliff contre la Suite 3825 de l’Atlantis Cove sur l’île voisine de Paradise Island. Autre style, autre service. Rien à voir ! Deux mondes les séparent, pour autant de confort.

J’explorerai Nassau davantage demain. Pour l’instant je me sens ivre de soleil et de grand air, et il va bien falloir que je dorme un peu.

Rendez-vous donc demain, pour la découverte de cette immense resort qu’est l’Atlantis Bahamas

Ah, et si j’ai le temps j’ajouterai demain ici une petite vidéo à cet article, après midi votre heure !

Envie d’en apprendre davantage sur mes voyages aux Bahamas ? Voici quelques pistes à explorer :

Cet article a été publié une première fois en mai 2010 sur mon blog de voyages Un Monde Ailleurs (2004-2014), blog qui n’est plus en ligne aujourd’hui. Les articles re-publiés sur ce site le sont s’ils présentent à mes yeux une valeur émotionnelle ou s’ils offrent un intérêt informatif pour mes lecteurs. Ils sont rassemblés sous le mot-clé « Un Monde Ailleurs ». J’ai ajouté davantage de photos à ces articles en les re-publiant mais malheureusement il a été impossible de réintégrer les commentaires liés à ces articles, seul le nombre de commentaires est resté indiqué.

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